Thèmes / Environnement
Le combat continue !
23 avril 2010
Le combat continue !
Une autre semaine marquée par les allégations de corruption gouvernementale. Le gouvernement Charest coupe encore dans la francisation des personnes immigrantes et se refuse à utiliser la clause dérogatoire dans l’affaire des écoles passerelles qui permettent à des Québécois fortunés d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise. Dans cette morosité ambiante, une bonne nouvelle et je suis contente de la souligner ici.
La Ville de Montréal, tous partis politiques confondus, appuie un projet complètement renouvelé de réfection de l’échangeur Turcot. Ce projet est beaucoup plus écologique et évite d’exproprier des citoyennes et citoyens du sud-ouest. Il semble que les écologistes, les groupes communautaires et les citoyens-nes du sud-ouest l’appuient aussi. Mais le Ministère des transport dit non.
Eh bien, on va mettre ce Ministère à sa place. Je propose que tout Montréal se mobilise d’une seule voix autour du projet de l’Hôtel de Ville. Pour une fois que l’on se coaliserait « pour » quelque chose ! Ça nous changerait de devoir être contre !
Le gouvernement Charest n’a aucune crédibilité pour refuser un projet soutenu par toute une communauté. Qu’il commence donc par s’occuper de ses affaires : nous proposer un nouveau budget plus juste, obtempérer à la demande d’enquête sur le financement du parti libéral, défendre le fait français au Québec.
Ça vous tenterait d’appuyer le projet montréalais du nouvel échangeur Turcot ?
Avant de vous quitter…temporairement!
6 juillet 2009
Bonjour à tous et à toutes,
Eh oui, bientôt les vacances pour moi. Honnêtement, j’en ai besoin. J’ai besoin de penser à autre chose que les malheurs de l’humanité, le pourrissement de l’environnement, les tromperies des dirigeants, etc. Je ne vais pas loin mais quand même : camping dans les bois, chalet au bord du fleuve, fréquentation des festivals, etc. De quoi se remettre en forme et continuer les combats au retour.
Cela m’amène à penser à toutes celles, à tous ceux qui n’ont pas les moyens de partir en vacance. Qui ne peuvent pas respirer l’air marin ou l’odeur des fleurs des bois. Je pense à mes concitoyens-nes qui n’ont que deux semaines de vacances, une honte! Et, souvent, ce sont les travailleurs-euses qui oeuvrent dans des milieux pollués, difficiles, mal payés. Québec solidaire propose un minimum de quatre semaines de vacances au bout d’un an de travail, et cinq semaines par la suite. Pourquoi pas? Cela permettrait, entre autres, aux parents d’avoir du temps pour tripper avec leurs enfants.
Quoi d’autre?
La stratégie minière du gouvernement Charest. Quel désastre! On va continuer de subventionner des multinationales en leur disant merci, à part ça! Sans compter les conséquences environnementales de ces mines à ciel ouvert que nous promet le gouvernement libéral dans le nord et le grand nord.
Décidément, on aurait bien besoin d’un gouvernement solidaire. C’est ma plus intime conviction! Comment, sinon, barrer la route aux dirigeants économiques qui mettent main basse sur nos ressources et s’enrichissent honteusement pendant que l’état crie famine? Comment mettre en place des programmes sociaux qui répondent vraiment aux besoins de la population? Comment assurer une éducation de qualité pour tous les enfants?
Ça vous tenterait de devenir membres de ce parti? Ça vous dirait de construire un programme politique avec l’ensemble des membres? Vous n’auriez pas envie de partager vos idées et vos rêves?
Vous connaissez l’adresse…
Passez un bel été!
Concrètement, que peut-on faire?
8 mai 2009
Bonjour à tous-tes,
J’ai lu avec intérêt la plupart de vos commentaires sous mon dernier billet, et ça m’a donné le goût de poursuivre avec vous la discussion entamée la semaine dernière. Tenir un blogue peut être utile pour réfléchir collectivement sur des enjeux, et je suis bien contente de pouvoir le faire avec vous!
Certains m’écrivent que j’ai raison d’être en colère et de mettre en doute le capitalisme. Mais vous vous demandez comment en venir à bout.
Honnêtement ? Je n’ai pas de réponse toute faite à cette énorme question. Ça fait bien longtemps que je ne crois plus au Grand Soir. Ce à quoi je crois ? Aux milliers d’initiatives citoyennes qui fleurissent au Québec. Aux coopératives. Aux projets d’agriculture soutenue par la communauté. Aux services mis sur pied par des centaines d’organismes communautaires. Je crois à des services publics universels, gratuits, accessibles également à tout le monde. Je me réjouis des Forums sociaux qui se multiplient aux quatre coins de la planète et réunissent des millions de personnes engagées dans leurs communautés.
Mais je pense aussi que cela ne suffira pas pour assurer à chaque être humain, au Québec et ailleurs, un revenu décent, une vie digne, des réseaux sociaux intéressants, un environnement sain. Il faut plus. Une action politique décidée, courageuse, cohérente. Une fiscalité juste et équitable. Des politiciens-nes qui soutiennent le développement d’une économie verte et d’entreprises respectueuses des droits des travailleuses et des travailleurs. Des gouvernements qui travaillent pour les intérêts de la majorité et non qui se font les complices des riches et des puissants.
Est-ce rêver en couleur ? Non, surtout si on évite de tomber dans les solutions simplistes. Si on tire des leçons des erreurs du passé. Et, pour moi, la Russie stalinienne fut plus qu’une erreur : une catastrophe humaine et économique.
Oui, à mes yeux, la remise en question du capitalisme est une nécessité. Faisons-le avec les gens en les mobilisant dans des projets porteurs d’espoir. Demandons-nous si une certaine décroissance est souhaitable et possible. Réfléchissons à nos choix environnementaux. Cherchons ensemble comment renouveler la démocratie. Demandons-nous quel rôle nous voulons donner à l’État dans l’organisation de la société.
De grandes questions, n’est-ce pas ?
Plus simplement, des réponses possibles à des questions bien concrètes :
-Comment retrouver des emplois dans la forêt ? Certainement pas en continuant de subventionner l’industrie forestière et en la laissant piller nos forêts. Je propose plutôt que les villes et villages concernés se donnent des plans sur 20 ans ! Qu’on encourage le développement de coopératives pour une gestion ordonnée de la ressource forestière. Et pour tout de suite, que des moyens soient fournis aux travailleurs qui ont perdu leur emploi pour se recycler ou pour assurer aux plus âgés une retraite convenable.
-Devrait-on imposer un salaire maximum ? À mon avis, oui et ça presse, entre autres parce que l’écart de revenus entre les plus riches et les plus pauvres ne cesse de s’accroître ! D’ailleurs, à votre avis, quel devrait être ce maximum?
-Est-il raisonnable que l’État nous oblige à payer des impôts ? Oui, bien sûr ! Après tout, c’est avec nos impôts que l’État ouvre des hôpitaux, des écoles, des centres d’emploi. C’est avec nos impôts qu’il assure du transport en commun, des Centres à la petite enfance, le recyclage de nos déchets. On a besoin de ces services et on les veut pour tout le monde, sans distinction.
Encore une fois, merci de m’écrire. Continuons les discussions !
C’est la crise!
30 avril 2009
En avez-vous assez de votre dose de mauvaises nouvelles quotidiennes (pertes d’emplois, faillites, scandales politico-financiers) ? Êtes-vous exaspérés de découvrir chaque jour de nouvelles fraudes ? Votre niveau de confiance envers les politiciennes et politiciens est-il descendu quelque part au fond des mers ?
Je comprendrais parfaitement que vous répondiez oui à toutes ces questions. Pourquoi ? Parce que, moi aussi, je suis en colère. Vous me connaissez : j’ai un tempérament plutôt calme. On me dit nuancée et posée. Mais là, maintenant, devant ces avalanches d’informations toutes plus navrantes les unes que les autres, j’ai envie de dire très fort : basta, c’est assez !
Assez des désastres écologiques, de l’échangeur Turcot que l’on veut refaire comme si on n’avait rien appris depuis les années 50. Assez des patrons qui gagnent 400 fois le salaire de leurs employés-es. Assez de ces mêmes patrons qui mettent à pied des milliers de personnes mais touchent des rentes extraordinairement élevées. Assez des minières qui font main basse sur nos ressources sans que, finalement, cela ne leur coûte rien. Assez de voir nos lacs mourir à cause de l’insouciance inexcusable des pouvoirs publics. Assez de mettre en place des organismes de charité pour les personnes pauvres plutôt que de lutter collectivement contre la pauvreté.
Je me rends bien compte que ma colère est aussi la vôtre. La nôtre. Le 28 avril, j’ai participé à une soirée organisée par l’Institut du nouveau monde, justement sur la crise. La salle applaudissait chaque fois qu’une personne s’en prenait aux dominants de la planète qui nous ont menti en nous promettant la prospérité universelle grâce aux bons soins d’un marché non-contrôlé. Les gens voient clair. Et osent maintenant poser de vraies questions.
Comme : le capitalisme ne serait-il pas porteur de « gènes » qui conduisent les riches et les puissants de ce monde à se croire tout permis du moment que le profit est au rendez-vous ? Aurons-nous l’audace collective de tenter d’imaginer un autre monde, une autre organisation économique, d’autres façons de vivre les rapports sociaux entre nous et entre les humains et la nature ? Remettrons-nous l’économie à sa place, c’est-à-dire au service des personnes et non le contraire ?
J’aimerais vous lire. Connaissez-vous des initiatives citoyennes ou politiques inspirantes ? Participez-vous déjà à des projets collectifs ? Pourquoi ne pas partager nos idées et nos expériences ? Chercher, avancer ensemble.
Québec solidaire lance aujourd’hui son manifeste sur la crise. C’est un début, une tentative de poser des questions nécessaires. À vous de continuer!


