Thèmes / Divers

Après l’élection partielle de Vachon où notre candidat solidaire, Sébastien Robert, a obtenu 6% des suffrages exprimés, j’aimerais attirer votre attention en cette rentrée sur celle  qui aura lieu dans Saint-Laurent le 13 septembre prochain.

La candidate de Québec solidaire, Marie Josèphe PIGEON, mène une bataille importante dans cette circonscription libérale. Ayant travaillé dans le milieu communautaire de Saint-Laurent plus de dix ans, cette militante et défenderesse des femmes et des familles issues de l’immigration est une candidate engagée dans sa circonscription.

L’intégration est un enjeu fondamental de la présente campagne. Les femmes et leurs familles font souvent partie des populations les plus démunies et les libéraux, avec Jean-Marc Fournier en tête, ne proposent rien pour ces communautés représentant l’avenir de Saint-Laurent.

Il faudrait envoyer un signal clair au gouvernement Charest à travers cette partielle : les politiques gouvernementales, fiscales et sociales, devraient prendre en compte les besoins des personnes les plus défavorisées ainsi que de la classe moyenne qui a beaucoup écopé avec le budget Bachand.

En cette période où les femmes et les hommes des 168 communautés culturelles de Saint-Laurent constatent à quel point le gouvernement actuel favorise les intérêts d’affaires en lieu et place de l’intérêt de chaque Québécoise et de chaque Québécois, je vous encourage vivement à aller voter afin de montrer à Jean-Marc Fournier qu’il faudra compter avec Marie Josèphe Pigeon et Québec solidaire pour un Québec juste et égalitaire.

Bonne rentrée à toutes et tous!

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Une élection partielle se déroule en ce moment en Montérégie, plus précisément à St-Hubert. Le départ du député péquiste Camil Bouchard a provoqué une élection partielle dans la circonscription de Vachon.

Québec solidaire y présente un jeune syndicaliste, Sébastien Robert. Il mène une campagne sérieuse entouré d’une équipe formidable. Déjà Sébastien a participé à deux débats publics, publié plusieurs communiqués, distribué des milliers de tracts, etc. Il faut l’appuyer!!!

En effet, qui d’autre qu’un Solidaire dira haut et fort que la construction des CHSLD en PPP, ça suffit? Qui d’autre proposera de nationaliser l’industrie éolienne? Qui d’autre dénoncera l’accroissement des écarts de richesse, au Québec?

Bien plus, devant la démarche péquiste -complexe et alambiquée- d’accession à la souveraineté, il faut se demander qui est le plus décidé à faire du Québec un pays? Québec solidaire propose de parler de souveraineté dès maintenant, d’expliquer le lien entre le projet de pays et les valeurs que nous portons, et de promouvoir un processus démocratique de débat citoyen sur cette question.

J’aimerais tant que nous marquions des points dans cette élection partielle. Vous êtes électrice ou électeur de Vachon, vous y avez de la famille, des amis-es… eh bien, incitez-les à aller voter! Et pas pour n’importe qui : pour Sébastien Robert!

Bonne Fête nationale,
Françoise David

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Des sondages récents confirment, si besoin était, l’immense crédibilité du député Amir Khadir. « Mon unique député » comme je lui dis souvent. Pas unique au sens de : il est le seul député QS; plutôt unique parce qu’à lui seul il brasse plus d’air que quarante députés d’arrière banc.

Depuis des mois maintenant, je travaille avec son équipe et avec lui. Je lui fais des suggestions, accueille ses mille idées créatrices et audacieuses, discute de stratégie. Et toujours je suis hautement intéressée par ses intuitions, ses analyses, ses propositions. Nous faisons équipe.

Aujourd’hui je veux tout simplement lui rendre hommage. Il travaille si fort, avec tant de générosité et de patience! J’aimerais aussi que l’on sache qu’Amir est soutenu par une équipe dont l’intelligence et la rigueur sont non seulement utiles, mais nécessaires au député unique. À Montréal comme à Québec, les deux Josée, Christian, Richard et Isabelle entourent Amir, le conseillent, font des recherches minutieuses, organisent son travail de circonscription. Amir s’appuie aussi sur un parti dynamique, organisé, aux idées nouvelles et progressistes. Aux salariés-es et militants-es sur qui notre député peut compter tous les jours, merci.

Bravo cher Amir, tu mérites mille fois la considération des journalistes et surtout de la population qui te découvre tel que tu es : un homme libre et courageux.

Françoise David

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Dans la foulée du raid meurtrier contre la « flottille de la paix », en route vers la bande de Gaza, Québec solidaire a condamné publiquement l’action des forces armées israéliennes. Lors d’un congrès d’orientation en novembre 2009, les membres de Québec solidaire ont décidé d’appuyer la campagne internationale BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) dans le but d’exercer des pressions économiques pour inciter l’État d’Israël à respecter les droits de la population palestinienne et le droit international. Le droit international et les résolutions de l’ONU condamnent le traitement fait aux Palestiniens par Israël, les colonies illégales en territoire palestinien occupé, le mur de la honte et le blocus économique cruel imposé à la population civile de Gaza. Des mots mêmes du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, « ce blocus est contre-productif, intenable et immoral. Il punit des civils innocents. »

Des personnes se présentant comme des porte-parole de la communauté juive ou comme des critiques inquiets de la montée de l’islamisme radical veulent attribuer la position de Québec solidaire sur la question de la Palestine à la haine d’Israël ou du peuple juif. Ces détracteurs de Québec solidaire tentent de jeter un doute particulier sur notre député, Amir Khadir, d’origine iranienne, pour qui – comme pour nous – la question de la Palestine est au cœur de plusieurs des conflits qui mettent en péril la sécurité internationale.

Bien entendu, quiconque a le droit d’être en désaccord avec nos positions sur la Palestine. Cependant, il est malhonnête de nous attribuer des idées qui sont à l’opposé des valeurs qui nous animent au quotidien. Ces accusations ressemblent à une forme pernicieuse d’intimidation visant à faire taire des voix critiques. Le professeur Stephen Scheinberg, ancien dirigeant du B’nai Brith, confiait en mai dernier à la revue l’Actualité sa désapprobation envers ces tactiques employées par certains lobbys pro-israéliens : utilisation sélective des faits, atteinte à la réputation et culpabilité par association. « Je suis juif et sioniste, expliquait-il. Mais un sioniste n’est pas tenu de soutenir toutes les politiques et actions du gouvernement d’Israël. Israël est un pays sujet à la critique, comme tous les autres. Or, ici, à Montréal, je pourrais difficilement m’exprimer en ce sens sans me faire reprocher d’attaquer Israël. »

Il va sans dire que nous reconnaissons à Israël et à son peuple le droit de vivre en sécurité et de disposer de son territoire. Mais nous reconnaissons ces mêmes droits à la Palestine et à son peuple. Nous ne pouvons donc rester silencieux devant le traitement honteux que subit le peuple palestinien, prisonnier à Gaza, morcelé et maltraité en Cisjordanie, victime de représailles disproportionnées de l’armée israélienne. Sous prétexte de punir le gouvernement du Hamas pour ses attaques de civils israéliens, le gouvernement israélien fait souffrir des civils palestiniens en grande quantité.

En fait, toute personne honnête qui étudie nos prises de position conclut rapidement que Québec solidaire est pacifiste et condamne toutes les formes de haine, qu’elles soient basées sur la religion, l’origine ethnique, le sexe ou l’orientation sexuelle. Notre député Amir Khadir a parfaitement résumé ces valeurs dans sa déclaration le 21 avril 2010 à l’Assemblée nationale lors de la commémoration du génocide arménien. Il avait alors condamné « ce qu’on peut appeler les identités meurtrières, ces identités bâties alentour de la race, de l’ethnicité ou encore des confessions, ces identités meurtrières qui continuent à plonger des peuples entiers dans la tourmente, dans la guerre, dans la douleur. »

Les événements récents nous forcent à constater que la tourmente, la guerre et la douleur sont encore le lot des peuples qui se côtoient au Moyen-Orient. La sécurité et la paix ne peuvent se bâtir sur l’injustice. Notre souhait le plus cher est de voir les peuples d’Israël, de Palestine et leurs voisins, construire ensemble une paix durable et féconde.

Françoise David

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Nous sommes jeudi le 27 mai. Ce matin, j’ai fait une entrevue avec Homier-Roy après avoir lu le texte de l’évêque Marc Ouellet dans le Devoir. Je m’étais levée tôt et j’avais beaucoup réfléchi à ce que je voulais dire. Il paraît que j’ai été claire.

Pour les personnes qui auraient manqué cette entrevue, voici ce que je voudrais ajouter à mon blogue de la semaine dernière.

Nous sommes devant une entreprise concertée de démolition de l’un des droits que les femmes ont conquis de haute lutte : le droit de décider si elles désirent avoir des enfants, combien elles veulent en mettre au monde et à quel rythme. Fini le temps où monsieur le curé exigeait que les femmes « fassent leur devoir » et vivent des grossesses non-désirées.

Monsieur Ouellet, à l’instar de l’évêque d’Ottawa, des mouvements Pro-vie et de plusieurs députés conservateurs, tentent par tous les moyens de limiter le droit des femmes à l’avortement, voire, de l’interdire. Dans son texte au Devoir, monseigneur Ouellet parle d’une « norme morale objective ». Je voudrais bien savoir en quoi les règles et les normes de l’église catholique et de toutes les églises sont objectives? Qui a décidé cela?

J’insiste donc pour redire qu’il y a une énorme différence entre l’expression légitime de convictions religieuses dans l’espace public et le désir avoué des églises (catholique dans ce cas-ci) d’influencer l’État au nom d’une « norme morale objective » qui ne l’est pas du tout. Monsieur Ouellet a parfaitement le droit d’exprimer ses opinions et de rappeler les règles de l’église catholique aux membres de cette église. Mais l’État canadien doit être laïque, se situer en-dehors de ces règles religieuses et légiférer en respectant les valeurs et normes inscrites dans des chartes, lois, politiques qui constituent les bases du vivre-ensemble social canadien. Voilà ce que signifie la laïcité.

J’ai l’impression que nous n’avons pas fini de discuter de tout cela! Et de lutter pour préserver les acquis des femmes. Et vous, comment vous situez-vous dans ce débat?

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Il y a eu les manifestations « pro-vie » à Ottawa. Et les projets de loi privés de députés conservateurs visant à mots couverts à recriminaliser l’avortement. Puis, le refus de Stephen Harper de financer des initiatives  qui incluent l’avortement parmi les choix possibles pour des femmes de pays en développement. Il y a maintenant un prélat de l’église catholique qui traite une femme victime de viol en criminelle si elle décide de se faire avorter.

Au moment où le débat sur la laïcité s’intensifie au Québec, ces événements sont importants. Ils nous rappellent que le combat des femmes est encore d’actualité et qu’il ne faut pas céder au confort de l’inattention. Ils nous démontrent aussi que les dangers les plus immédiats pour les acquis des femmes québécoises et canadiennes viennent des églises chrétiennes fondamentalistes bien implantées au Canada…et même au Québec. On a beaucoup discuté de l’Islam ces dernières années au Québec. L’Islam fanatique existe, il sévit dans plusieurs pays où l’oppression des femmes atteint des sommets inégalés. Un islam conservateur existe aussi chez-nous  mais son impact est relativement mince. Cela ne veut pas dire fermer les yeux devant des dérives possibles ou existantes. Cela signifie simplement qu’il faut voir les dangers immédiats où ils se trouvent : au Canada, des fondamentalistes chrétiens ont déjà une bien trop grande influence sur les politiques gouvernementales du conservateur Stephen Harper.

Ouvrir l’œil et le bon, combattre tous les intégrismes, voilà ce que les femmes -et les hommes qui les appuient-  doivent faire pour préserver leurs acquis et progresser davantage. Mais plus encore, réclamer et obtenir un véritable débat sur la laïcité au Québec. Car seule la laïcité des institutions publiques peut soustraire l’État de toute influence religieuse.

Nous ne nous tairons pas car le silence n’a jamais apporté la justice, l’égalité et le progrès.

Françoise David

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Le député péquiste Nicolas Girard mène depuis plusieurs mois une croisade contre les abus de toutes sortes qui existent dans le réseau des services de garde privés. Sa persévérance a amené le Ministre de la famille à modifier des règles d’attribution de permis et à ajouter des inspecteurs. C’est tant mieux!

Monsieur Girard fut mon adversaire dans deux campagnes électorales (Gouin). Cela ne m’empêche pas de saluer sa ténacité dans le dossier des garderies.

Un hic, cependant : c’est le Parti québécois, alors au pouvoir qui a levé en 2002 le moratoire sur le développement de places dans les garderies privées. À partir de ce moment-là, le ver était dans la pomme.

Comment se surprendre, en effet, que des promoteurs de garderies commerciales aient découvert tout le profit qu’ils pouvaient tirer de services de garde largement subventionnés par l’État? Comprenez-moi bien : la majorité des garderies privées à but lucratif sont subventionnées à 80% par l’État québécois. Celui-ci contribue donc à enrichir des particuliers qui peuvent rogner sur les salaires de leurs employées et  sur la qualité des services pour réaliser leurs profits.

Ce qu’il faut? Ouvrir les 15.000 nouvelles places promises par le gouvernement Charest en services de garde dans le réseau des Centres à la petite enfance, contrôlé par les parents et sans but lucratif. C’est là qu’on offre les meilleurs services (en installation et en milieu familial) et qu’on emploie les éducatrices les mieux qualifiées.

On doit mettre fin à la marchandisation des services de garde! Les enfants et leurs familles méritent mieux que cela!

Françoise David

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Ça fait longtemps que j’analyse des budgets provinciaux et fédéraux. Rarement ai-je vu un budget aussi scandaleusement injuste.

Depuis 10 ans, des gouvernements québécois ont baissé les impôts, ce qui a profité davantage aux individus riches. Ce faisant, il s’est privé de revenus et se retrouve en déficit. Alors, il fait payer la classe moyenne et les personnes appauvries.

Je manque de mots pour exprimer mon indignation. Aucune vision sociale ou écologiste dans ce budget. Aucune amélioration des services publics en vue. Rien pour les 500,000 travailleuses et travailleurs du secteur public.

Il ne faut pas laisser passer. Prendre la parole et marcher dans les rues de Montréal devient indispensable si l’on veut poursuivre la lutte pour plus de justice sociale.

Soyons très nombreux-ses demain à 13 heures au carré Philip (métro Mc Gill).

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Elles sont des centaines de milliers à travailler pour le gouvernement du Québec. Enseignantes, secrétaires, infirmières, travailleuses sociales, techniciennes de laboratoire, fonctionnaires, elles forment 75% des 500,000 employés de l’État québécois. Et sont en négociation en ce moment pour obtenir un contrat de travail qui rendra justice à leur dévouement, reconnaîtra leur compétence et leur permettra de retrouver un pouvoir d’achat perdu avec le décret qui a fixé leurs salaires en 2005.

Comment pourrait-on se passer d’elles ? Ces infirmières qui soignent sans relâche et qui multiplient le temps supplémentaire obligé. Ces agentes qui, avec patience et courtoisie desservent une population parfois excédée des difficultés bureaucratiques. Ces enseignantes qui aiment et dorlotent nos enfants. Ces intervenantes jeunesse à qui l’on demande de porter un jugement éclairé sur les difficultés de nos ados. Ces préposées qui bichonnent nos vieux parents et sont parfois les seules à leur sourire. Peut-on imaginer une société fonctionnelle sans les travailleuses des services publics ?

Pourtant, lorsqu’il est question de les payer convenablement, tous les gouvernements que l’on a connus à Québec renâclent. Des chroniqueurs et éditorialistes s’inquiètent de la santé des finances publiques et prient les travailleuses syndiquées de présenter des demandes salariales modestes. Parmi ces bien-pensants de la santé de nos finances publiques, il se trouve des gens qui sur d’autres questions nous répètent qu’au Québec, les femmes et les hommes sont égaux et que cela n’est pas négociable. Fort bien.  Mais alors, comment tolérer des écarts salariaux criants entre infirmières et policiers, entre intervenantes sociales et ingénieurs, entre techniciennes de laboratoire et conducteurs de locomotives ? Pourquoi les métiers historiquement masculins demeurent-ils  souvent mieux payés que les métiers dits « féminins » malgré l’existence depuis plus de 10 ans d’une loi sur l’équité salariale ? Serait-ce qu’au fond, la société considère qu’il est normal que des milliers de femmes sous-payées, souvent précaires, aux horaires insoutenables, s’occupent des personnes vulnérables puisque tel est leur rôle « naturel »?

Il y a à peine quelques années, on appelait celles qui s’occupent gratuitement et à temps plein d’une personne en perte d’autonomie, des  aidantes « naturelles ». Dans 85% des cas, il s’agissait de femmes. Le vocabulaire a changé –on dit maintenant proches aidantes- mais la réalité demeure la même : la société, les patrons,  les gouvernements ont de la difficulté à considérer que le travail des femmes mérite son juste prix.

Québec solidaire veut rappeler au gouvernement Charest que les employées des services publics méritent mieux qu’une tape sur l’épaule : une convention collective juste et équitable pour elles et pour leurs collègues masculins. Où trouver l’argent ? Certainement pas dans la poche de la classe moyenne et des travailleurs et travailleuses au salaire minimum.  La campagne couragepolitique.org propose plutôt d’autres avenues : des redevances pour les minières, moins d’aide de l’État aux grandes entreprises, un palier additionnel d’imposition pour les très hauts revenus. L’égalité est à ce prix.

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Lundi  22 février : sortie du 3e fascicule des économistes « lucides » au service du gouvernement Charest. Dans l’autobus qui me mène à Gatineau mardi matin, je prends le temps de tout lire. Que de lieux communs! Les mêmes que l’on nous assène comme des vérités absolues depuis 20 ans : la concurrence privé-public, c’est formidable; les Québécois ne se sont pas rendu compte que les services avaient un coût, il faut donc une soi-disant « révolution culturelle » (J’espère qu’elle ne sera pas aussi sanglante qu’en Chine maoïste!); le vieillissement de la population aura des conséquences catastrophiques (mais ces savants économistes proposent de relever substantiellement les frais de garde d’enfants…cherchez l’erreur!). On nous propose des augmentations de tarifs importants dans plusieurs domaines, et particulièrement dans celui de la santé. Jamais on ne vise les contribuables aux revenus très élevés ou les grandes entreprises.

Lire ce texte m’a galvanisée. J’avais hâte de rencontrer les journalistes pour leur exprimer ma colère et leur présenter les propositions de Québec solidaire : comment remettre 5 milliards dans les coffres de l’État sans s’en prendre à la classe moyenne et aux personnes appauvries.

Nous nous sommes ensuite rendus à l’Université du Québec en Outaouais. Coup de chance : Lucien Bouchard et ses amis lancent leur campagne pour hausser substantiellement les droits de scolarité. Bon moment pour présenter d’autres options budgétaires aux étudiantes et étudiants. Ils et elles se montrent très réceptifs, d’ailleurs.

Une assemblée publique, en soirée, nous permet de réfléchir plus avant sur des alternatives fiscales équitables. Par exemple que pensons-nous de l’idée d’un plafond salarial?

Le lendemain, deux heures de rencontres avec les étudiants et étudiantes du cegep. On distribue beaucoup de cartes appelant à aller sur le site couragepolitique.org  Encore là, les jeunes sont intéressés puisqu’ils-elles ont entendu parler de hausse des droits de scolarité.

« Ça se peut des politiciens qui pensent autrement, qui proposent autre chose que de se serrer la ceinture? » Oui,  ils et elles sont à Québec solidaire. Nous, nous pensons que c’est à leur tour de se serrer la ceinture. Le tour à qui? Aux entreprises, les grosses, surtout, aux personnes qui ont des revenus élevés et bénéficient des mêmes services que tout le monde.

Aujourd’hui, vendredi, journée d’action à Montréal. Des militantes et militants de QS distribueront des tracts aux portes de 20 stations de métro. La semaine prochaine, Rouyn-Noranda.

Ce que l’on veut : semer la graine d’une autre approche, d’une autre logique que celle qui anime les néolibéraux. Notre logique est celle de la justice sociale. C’est la seule qui a de l’avenir.

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