Thèmes / Souveraineté

Samedi le 18 septembre aura lieu à Montréal une soirée politico-artistique pour soutenir le combat contre le projet de loi 103. Organisée par la Coalition contre la loi 103, cette soirée vise à rassembler des milliers de personnes décidées à se battre pour conserver la langue française au Québec.

La loi 103 du gouvernement Charest n’empêchera pas les parents francophones ou allophones d’utiliser le passage de leur enfant dans une école anglaise non-subventionnée afin, par la suite, de leur faire suivre toutes leurs études en anglais dans le système public anglophone. Le projet de loi rend la chose un peu plus difficile mais toujours accessible aux parents fortunés.

Québec solidaire fait partie de la Coalition contre la loi 103. Parce que nous refusons les passe-droits à des familles aisées. Parce que le devenir de la langue française nous interpelle. Parce que nous tenons à ce que nos enfants et petits-enfants vivent ici en français. Nous le devons bien à tous ceux et celles qui se sont battus, depuis des centaines d’années, pour que survive le français en terre d’Amérique. Pour nous, la diversité culturelle est l’une des richesses de l’humanité.  Le peuple québécois s’est largement développé en français,  sa culture en est imprégné,  c’est dans cette langue qu’ont fleuri des poèmes, des chansons, des livres, des manuels scolaires, des discours inoubliables.

Vous voulez vivre en français ? Venez en grand nombre au centre Pierre-Charbonneau, à Montréal, ce samedi à 19.30 hrs.
Nous pourrons nous y rencontrer !

Françoise David

Depuis un mois je sillonne les routes du Québec avec la campagne couragepolitique.org L’accueil est extrêmement chaleureux. Les gens sont contents de voir enfin un parti politique se porter à la défense des travailleuses, des travailleurs et des personnes vivant dans la pauvreté. Enfin un parti politique qui a le courage de demander aux riches individus et entreprises de faire leur part pour garnir les coffres de l’État! Ça nous change des propos timorés d’un certain parti soi-disant social-démocrate.

Au Saguenay, j’ai rencontré des syndicalistes, des féministes, des organismes communautaires, des écologistes, des étudiantes et étudiants. Je n’ai rencontré aucune opposition aux propositions de couragepolitique.org, bien au contraire! Les gens se demandent plutôt ce qu’ils et elles peuvent faire pour forcer les gouvernements à se préoccuper de la classe moyenne, à offrir des services de santé à tout le monde et une éducation de qualité. Ce que je leur ai dit? « Engagez-vous dans votre milieu et avec Québec solidaire. C’est ensemble que nous pourrons faire entendre une voix et obtenir de vrais changements! »

De retour du Saguenay, j’ai appris la nouvelle de l’expulsion de SPQ libre du Parti québécois. Suis-je surprise? Pas du tout. Au fond, madame Marois a bien choisi son moment, elle qui voulait se débarrasser de ce club progressiste depuis longtemps. Elle a décidé de le mettre dehors au moment-même où le PQ opère un nième virage à droite et marque une rupture finale avec le « préjugé favorable aux travailleurs ».

Il me semble que la situation politique est désormais bien claire. Les souverainistes ont le choix entre :

- un parti politique qui ne parle guère de souveraineté, très préoccupé de  richesse individuelle mais ne portant aucun projet collectif fondé sur la justice et l’égalité. C’est le Parti québécois.

-un autre parti pour qui le projet de pays doit inclure un projet socio-politique progressiste, écologiste, féministe. C’est Québec solidaire.

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