Thèmes / Divers
Une troisième voie, vraiment?
8 octobre 2010
Cette semaine, la rumeur s’est mise à enfler : un nouveau mouvement politique va voir le jour. Il deviendrait parti politique et proposerait une troisième voie à la population québécoise. François Legault et Joseph Facal en seraient les initiateurs.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle éventualité est évoquée. Cette fois-ci serait-elle la bonne? Faisons comme si…
Un nouveau parti, ni fédéraliste ni souverainiste, ni totalement à droite ni (évidemment!) de gauche voit le jour. Il se dit de centre-droit et se refuse à adopter une position sur l’avenir constitutionnel du Québec. Mais alors, qu’a-t-il tant à dire? Pourquoi un nouveau parti politique?
Supposément parce qu’il faut enfin parler des « vraies affaires » : la dette, le manque de productivité des travailleurs québécois (on ne travaille pas assez, selon Lucien Bouchard!),la création de la richesse, la diminution du rôle de l’État, la privatisation des services de santé, etc. Mais n’ai-je pas déjà entendu cela quelque part? Entre autres, au PLQ, à l’ADQ, à l’Institut économique de Montréal?
Ça fait des années qu’on nous bassine avec ces idées. Une grosse crise économique plus tard, il me semblait que le temps était venu de parler d’autre chose : des profits honteux des minières, de l’absence de redevances dignes de ce nom sur l’eau et les autres ressources naturelles, de la protection de l’environnement, de l’abandon de nos personnes âgées, de la précarité du travail, de la non-reconnaissance du travail des femmes, de l’accroissement des inégalités de revenus et de tant d’autres choses.
Alors, une troisième voie, vraiment? Celle-ci existe déjà et elle s’appelle Québec solidaire. Cela dit, si le mouvement de messieurs Legault et Facal voit le jour, eh bien nous serons présents dans le débat d’idées qui continuera au Québec.
Françoise David
Le gaz de la colère
29 septembre 2010
Des centaines de citoyennes et citoyens en colère dans une salle trop petite pour les contenir tous, une climatisation déficiente, le grand manitou des gaz de schiste, André Caillé, qui s’éclipse durant la moitié de l’assemblée sous prétexte qu’il y a trop de tension dans la salle, des réponses grandiloquentes et vides à des questions précises et pertinentes…voilà la soirée que je viens de passer à St-Hyacinthe.
Il est minuit et je ne m’endors pas, galvanisée par ce que j’ai vu ce soir. Quelque chose de beau s’est passé : une population inquiète, à qui on ne peut plus raconter n’importe quoi, a décidé de se lever et de contester haut et fort ses élites économiques et politiques. On a entendu quelques gros mots. Mais surtout on a applaudi à tout rompre Christian Vanasse, zapartiste et conseiller municipal de St-Jude, qui a demandé : « Puisque le gouvernement du Québec, après deux ans d’études assorties d’un moratoire, a décidé de ne pas permettre l’exploration et l’exploitation pétrolière et gazière dans le St-Laurent, pourquoi n’autorise-t-il pas un moratoire sur les gaz de schiste? Les humains seraient-ils moins importants que les bélugas? »
On a applaudi tout autant la citoyenne qui a demandé comment elle ferait pour assurer sa maison. Et celui qui était inquiet pour la nappe phréatique. Et l’autre qui réclamait la nationalisation de l’industrie gazière. Et celle qui disait que l’on devrait commencer par envisager des énergies alternatives. Les gens étaient informés, conscients. Ils n’avaient pas confiance en l’industrie du gaz ni en le gouvernement de Jean Charest. Ils réclamaient un moratoire et une réflexion approfondie sur la nécessité-même du gaz de schiste au Québec. Comme ils avaient raison!
Quelque chose m’a frappée dans l’assemblée de St-Hyacinthe. On n’a pas vu les figures de proue habituelles, les André Bélisle et Daniel Breton. Les personnes qui sont allées au micro habitaient la région et craignaient pour leurs maisons, leurs terres, leurs villages, leurs routes. Elles ont répété : « Nous sommes des gens ordinaires et nous avons des questions et des commentaires. Nous voulons de vraies réponses et pas nous faire endormir » Comment un gouvernement pourra-t-il résister à cette marée humaine qui a choisi de se tenir debout?
C’est vraiment la déroute pour l’Association gazière et pétrolière du Québec. Son message ne passe pas. Celui de Nathalie Normandeau non plus. Rien ne va plus pour tous ceux et celles-là qui ont choisi de brader le sous-sol du Québec pour satisfaire les intérêts de quelques-uns.
Comment ne pas être fière de mon peuple ce soir? Comment ne pas croire que tout est possible lorsque nous sommes nombreux et organisés? Cette bataille-là, nous la gagnerons!
Françoise David
Registre des armes à feu : victoire!
23 septembre 2010
Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais hier soir, au moment du dévoilement des résultats, j’ai bondi sur mes pieds et j’ai applaudi toute seule dans mon salon. Enfin!
Cette victoire à l’arraché nous apprend une fois de plus que la mobilisation citoyenne peut faire la différence. Plusieurs groupes se sont battus pour le maintien du registre. En particulier le mouvement des femmes, au Québec et dans le reste du Canada. Bravo à toutes celles qui ont pris le temps de participer aux campagnes de lettres.
Deux points à noter : 11 députés conservateurs du Québec ont voté contre le registre. Il faudra leur rappeler lors des prochaines élections fédérales. Deux : plusieurs députés du NPD ont aussi voté contre le registre ce qui est désolant pour un parti social-démocrate. Par contre, il faut signaler que les efforts de Jack Layton ont porté fruit puisque quelques députés de son parti ont finalement voté pour le registre et ont ainsi permis cette victoire féministe dont nous réjouissons.
J’espère que c’est le commencement de la fin pour les Conservateurs. Il faut en finir avec ce gouvernement rétrograde. On s’en occupera lors des prochaines élections!
Françoise David
Partielle dans Saint-Laurent : soutenons Marie Josèphe PIGEON!
1 septembre 2010
Après l’élection partielle de Vachon où notre candidat solidaire, Sébastien Robert, a obtenu 6% des suffrages exprimés, j’aimerais attirer votre attention en cette rentrée sur celle qui aura lieu dans Saint-Laurent le 13 septembre prochain.
La candidate de Québec solidaire, Marie Josèphe PIGEON, mène une bataille importante dans cette circonscription libérale. Ayant travaillé dans le milieu communautaire de Saint-Laurent plus de dix ans, cette militante et défenderesse des femmes et des familles issues de l’immigration est une candidate engagée dans sa circonscription.
L’intégration est un enjeu fondamental de la présente campagne. Les femmes et leurs familles font souvent partie des populations les plus démunies et les libéraux, avec Jean-Marc Fournier en tête, ne proposent rien pour ces communautés représentant l’avenir de Saint-Laurent.
Il faudrait envoyer un signal clair au gouvernement Charest à travers cette partielle : les politiques gouvernementales, fiscales et sociales, devraient prendre en compte les besoins des personnes les plus défavorisées ainsi que de la classe moyenne qui a beaucoup écopé avec le budget Bachand.
En cette période où les femmes et les hommes des 168 communautés culturelles de Saint-Laurent constatent à quel point le gouvernement actuel favorise les intérêts d’affaires en lieu et place de l’intérêt de chaque Québécoise et de chaque Québécois, je vous encourage vivement à aller voter afin de montrer à Jean-Marc Fournier qu’il faudra compter avec Marie Josèphe Pigeon et Québec solidaire pour un Québec juste et égalitaire.
Bonne rentrée à toutes et tous!
Dans Vachon, c’est Sébastien Robert!
23 juin 2010
Une élection partielle se déroule en ce moment en Montérégie, plus précisément à St-Hubert. Le départ du député péquiste Camil Bouchard a provoqué une élection partielle dans la circonscription de Vachon.
Québec solidaire y présente un jeune syndicaliste, Sébastien Robert. Il mène une campagne sérieuse entouré d’une équipe formidable. Déjà Sébastien a participé à deux débats publics, publié plusieurs communiqués, distribué des milliers de tracts, etc. Il faut l’appuyer!!!
En effet, qui d’autre qu’un Solidaire dira haut et fort que la construction des CHSLD en PPP, ça suffit? Qui d’autre proposera de nationaliser l’industrie éolienne? Qui d’autre dénoncera l’accroissement des écarts de richesse, au Québec?
Bien plus, devant la démarche péquiste -complexe et alambiquée- d’accession à la souveraineté, il faut se demander qui est le plus décidé à faire du Québec un pays? Québec solidaire propose de parler de souveraineté dès maintenant, d’expliquer le lien entre le projet de pays et les valeurs que nous portons, et de promouvoir un processus démocratique de débat citoyen sur cette question.
J’aimerais tant que nous marquions des points dans cette élection partielle. Vous êtes électrice ou électeur de Vachon, vous y avez de la famille, des amis-es… eh bien, incitez-les à aller voter! Et pas pour n’importe qui : pour Sébastien Robert!
Bonne Fête nationale,
Françoise David
Un homme libre
15 juin 2010
Des sondages récents confirment, si besoin était, l’immense crédibilité du député Amir Khadir. « Mon unique député » comme je lui dis souvent. Pas unique au sens de : il est le seul député QS; plutôt unique parce qu’à lui seul il brasse plus d’air que quarante députés d’arrière banc.
Depuis des mois maintenant, je travaille avec son équipe et avec lui. Je lui fais des suggestions, accueille ses mille idées créatrices et audacieuses, discute de stratégie. Et toujours je suis hautement intéressée par ses intuitions, ses analyses, ses propositions. Nous faisons équipe.
Aujourd’hui je veux tout simplement lui rendre hommage. Il travaille si fort, avec tant de générosité et de patience! J’aimerais aussi que l’on sache qu’Amir est soutenu par une équipe dont l’intelligence et la rigueur sont non seulement utiles, mais nécessaires au député unique. À Montréal comme à Québec, les deux Josée, Christian, Richard et Isabelle entourent Amir, le conseillent, font des recherches minutieuses, organisent son travail de circonscription. Amir s’appuie aussi sur un parti dynamique, organisé, aux idées nouvelles et progressistes. Aux salariés-es et militants-es sur qui notre député peut compter tous les jours, merci.
Bravo cher Amir, tu mérites mille fois la considération des journalistes et surtout de la population qui te découvre tel que tu es : un homme libre et courageux.
Françoise David
Dans la foulée du raid meurtrier contre la « flottille de la paix », en route vers la bande de Gaza, Québec solidaire a condamné publiquement l’action des forces armées israéliennes. Lors d’un congrès d’orientation en novembre 2009, les membres de Québec solidaire ont décidé d’appuyer la campagne internationale BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) dans le but d’exercer des pressions économiques pour inciter l’État d’Israël à respecter les droits de la population palestinienne et le droit international. Le droit international et les résolutions de l’ONU condamnent le traitement fait aux Palestiniens par Israël, les colonies illégales en territoire palestinien occupé, le mur de la honte et le blocus économique cruel imposé à la population civile de Gaza. Des mots mêmes du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, « ce blocus est contre-productif, intenable et immoral. Il punit des civils innocents. »
Des personnes se présentant comme des porte-parole de la communauté juive ou comme des critiques inquiets de la montée de l’islamisme radical veulent attribuer la position de Québec solidaire sur la question de la Palestine à la haine d’Israël ou du peuple juif. Ces détracteurs de Québec solidaire tentent de jeter un doute particulier sur notre député, Amir Khadir, d’origine iranienne, pour qui – comme pour nous – la question de la Palestine est au cœur de plusieurs des conflits qui mettent en péril la sécurité internationale.
Bien entendu, quiconque a le droit d’être en désaccord avec nos positions sur la Palestine. Cependant, il est malhonnête de nous attribuer des idées qui sont à l’opposé des valeurs qui nous animent au quotidien. Ces accusations ressemblent à une forme pernicieuse d’intimidation visant à faire taire des voix critiques. Le professeur Stephen Scheinberg, ancien dirigeant du B’nai Brith, confiait en mai dernier à la revue l’Actualité sa désapprobation envers ces tactiques employées par certains lobbys pro-israéliens : utilisation sélective des faits, atteinte à la réputation et culpabilité par association. « Je suis juif et sioniste, expliquait-il. Mais un sioniste n’est pas tenu de soutenir toutes les politiques et actions du gouvernement d’Israël. Israël est un pays sujet à la critique, comme tous les autres. Or, ici, à Montréal, je pourrais difficilement m’exprimer en ce sens sans me faire reprocher d’attaquer Israël. »
Il va sans dire que nous reconnaissons à Israël et à son peuple le droit de vivre en sécurité et de disposer de son territoire. Mais nous reconnaissons ces mêmes droits à la Palestine et à son peuple. Nous ne pouvons donc rester silencieux devant le traitement honteux que subit le peuple palestinien, prisonnier à Gaza, morcelé et maltraité en Cisjordanie, victime de représailles disproportionnées de l’armée israélienne. Sous prétexte de punir le gouvernement du Hamas pour ses attaques de civils israéliens, le gouvernement israélien fait souffrir des civils palestiniens en grande quantité.
En fait, toute personne honnête qui étudie nos prises de position conclut rapidement que Québec solidaire est pacifiste et condamne toutes les formes de haine, qu’elles soient basées sur la religion, l’origine ethnique, le sexe ou l’orientation sexuelle. Notre député Amir Khadir a parfaitement résumé ces valeurs dans sa déclaration le 21 avril 2010 à l’Assemblée nationale lors de la commémoration du génocide arménien. Il avait alors condamné « ce qu’on peut appeler les identités meurtrières, ces identités bâties alentour de la race, de l’ethnicité ou encore des confessions, ces identités meurtrières qui continuent à plonger des peuples entiers dans la tourmente, dans la guerre, dans la douleur. »
Les événements récents nous forcent à constater que la tourmente, la guerre et la douleur sont encore le lot des peuples qui se côtoient au Moyen-Orient. La sécurité et la paix ne peuvent se bâtir sur l’injustice. Notre souhait le plus cher est de voir les peuples d’Israël, de Palestine et leurs voisins, construire ensemble une paix durable et féconde.
Françoise David
Laïcité, la suite…
27 mai 2010
Nous sommes jeudi le 27 mai. Ce matin, j’ai fait une entrevue avec Homier-Roy après avoir lu le texte de l’évêque Marc Ouellet dans le Devoir. Je m’étais levée tôt et j’avais beaucoup réfléchi à ce que je voulais dire. Il paraît que j’ai été claire.
Pour les personnes qui auraient manqué cette entrevue, voici ce que je voudrais ajouter à mon blogue de la semaine dernière.
Nous sommes devant une entreprise concertée de démolition de l’un des droits que les femmes ont conquis de haute lutte : le droit de décider si elles désirent avoir des enfants, combien elles veulent en mettre au monde et à quel rythme. Fini le temps où monsieur le curé exigeait que les femmes « fassent leur devoir » et vivent des grossesses non-désirées.
Monsieur Ouellet, à l’instar de l’évêque d’Ottawa, des mouvements Pro-vie et de plusieurs députés conservateurs, tentent par tous les moyens de limiter le droit des femmes à l’avortement, voire, de l’interdire. Dans son texte au Devoir, monseigneur Ouellet parle d’une « norme morale objective ». Je voudrais bien savoir en quoi les règles et les normes de l’église catholique et de toutes les églises sont objectives? Qui a décidé cela?
J’insiste donc pour redire qu’il y a une énorme différence entre l’expression légitime de convictions religieuses dans l’espace public et le désir avoué des églises (catholique dans ce cas-ci) d’influencer l’État au nom d’une « norme morale objective » qui ne l’est pas du tout. Monsieur Ouellet a parfaitement le droit d’exprimer ses opinions et de rappeler les règles de l’église catholique aux membres de cette église. Mais l’État canadien doit être laïque, se situer en-dehors de ces règles religieuses et légiférer en respectant les valeurs et normes inscrites dans des chartes, lois, politiques qui constituent les bases du vivre-ensemble social canadien. Voilà ce que signifie la laïcité.
J’ai l’impression que nous n’avons pas fini de discuter de tout cela! Et de lutter pour préserver les acquis des femmes. Et vous, comment vous situez-vous dans ce débat?
Jamais les femmes ne se tairont!
25 mai 2010
Il y a eu les manifestations « pro-vie » à Ottawa. Et les projets de loi privés de députés conservateurs visant à mots couverts à recriminaliser l’avortement. Puis, le refus de Stephen Harper de financer des initiatives qui incluent l’avortement parmi les choix possibles pour des femmes de pays en développement. Il y a maintenant un prélat de l’église catholique qui traite une femme victime de viol en criminelle si elle décide de se faire avorter.
Au moment où le débat sur la laïcité s’intensifie au Québec, ces événements sont importants. Ils nous rappellent que le combat des femmes est encore d’actualité et qu’il ne faut pas céder au confort de l’inattention. Ils nous démontrent aussi que les dangers les plus immédiats pour les acquis des femmes québécoises et canadiennes viennent des églises chrétiennes fondamentalistes bien implantées au Canada…et même au Québec. On a beaucoup discuté de l’Islam ces dernières années au Québec. L’Islam fanatique existe, il sévit dans plusieurs pays où l’oppression des femmes atteint des sommets inégalés. Un islam conservateur existe aussi chez-nous mais son impact est relativement mince. Cela ne veut pas dire fermer les yeux devant des dérives possibles ou existantes. Cela signifie simplement qu’il faut voir les dangers immédiats où ils se trouvent : au Canada, des fondamentalistes chrétiens ont déjà une bien trop grande influence sur les politiques gouvernementales du conservateur Stephen Harper.
Ouvrir l’œil et le bon, combattre tous les intégrismes, voilà ce que les femmes -et les hommes qui les appuient- doivent faire pour préserver leurs acquis et progresser davantage. Mais plus encore, réclamer et obtenir un véritable débat sur la laïcité au Québec. Car seule la laïcité des institutions publiques peut soustraire l’État de toute influence religieuse.
Nous ne nous tairons pas car le silence n’a jamais apporté la justice, l’égalité et le progrès.
Françoise David
Pour des garderies sans but lucratif!
30 avril 2010
Le député péquiste Nicolas Girard mène depuis plusieurs mois une croisade contre les abus de toutes sortes qui existent dans le réseau des services de garde privés. Sa persévérance a amené le Ministre de la famille à modifier des règles d’attribution de permis et à ajouter des inspecteurs. C’est tant mieux!
Monsieur Girard fut mon adversaire dans deux campagnes électorales (Gouin). Cela ne m’empêche pas de saluer sa ténacité dans le dossier des garderies.
Un hic, cependant : c’est le Parti québécois, alors au pouvoir qui a levé en 2002 le moratoire sur le développement de places dans les garderies privées. À partir de ce moment-là, le ver était dans la pomme.
Comment se surprendre, en effet, que des promoteurs de garderies commerciales aient découvert tout le profit qu’ils pouvaient tirer de services de garde largement subventionnés par l’État? Comprenez-moi bien : la majorité des garderies privées à but lucratif sont subventionnées à 80% par l’État québécois. Celui-ci contribue donc à enrichir des particuliers qui peuvent rogner sur les salaires de leurs employées et sur la qualité des services pour réaliser leurs profits.
Ce qu’il faut? Ouvrir les 15.000 nouvelles places promises par le gouvernement Charest en services de garde dans le réseau des Centres à la petite enfance, contrôlé par les parents et sans but lucratif. C’est là qu’on offre les meilleurs services (en installation et en milieu familial) et qu’on emploie les éducatrices les mieux qualifiées.
On doit mettre fin à la marchandisation des services de garde! Les enfants et leurs familles méritent mieux que cela!
Françoise David
