6 décembre : se souvenir et agir!
3 décembre 2009
Le temps gris d’aujourd’hui (jeudi) est en accord avec cette chronique qui veut rappeler un massacre encore douloureux pour nous toutes, pour nous tous, femmes et hommes du Québec. Le meurtre de 14 femmes, prémédité froidement, nous hante encore, suscite toujours interrogations et commentaires.
Ce serait si simple de dire qu’il s’agit uniquement de l’œuvre d’un fou. Cela a été répété abondamment, d’ailleurs. Perturbé gravement, en détresse, sans doute Marc Lépine portait son malheur comme un trop grand fardeau. Mais il n’y a pas que cela.
« J’haïs les féministes, » a-t-il dit et écrit. Pour lui, elles étaient responsables de ses difficultés. C’est pourquoi il a tué 14 jeunes femmes. N’y a-t-il dans ce geste que folie individuelle sans aucune portée sociale? Je ne le crois pas et je ne l’ai jamais cru.
La preuve, depuis 1989, des milliers de femmes québécoises ont été violentées et plusieurs tuées par un conjoint ou un ex-conjoint. Oui, malheureusement, il y a encore des hommes qui traitent leur conjointe comme si elle leur appartenait, comme si elle n’avait pas le droit d’être libre et autonome. Oui certains hommes croient, à l’instar de Marc Lépine, que les féministes sont à l’origine de tous leurs maux et de tous les maux sociaux au Québec. Voilà pourquoi il faut non seulement nous souvenir du massacre de Polytechnique mais aussi agir.
Agir, cela signifie dénoncer les atteintes aux droits des femmes. Refuser toutes les violences. Nous battre ensemble, hommes et femmes, pour un monde sans discrimination envers les femmes.
J’ai toujours été convaincue d’une autre chose : que l’immense majorité des hommes souhaite que leurs sœurs, leurs conjointes, leurs mères, leurs filles, vivent dans un monde qui respecte la dignité et l’intégrité des femmes. Voilà pourquoi je m’adresse ici à vous : serez-vous nombreux, en ce 6 décembre, à participer à la grande chaîne humaine qui se tiendra au square Émilie-Gamelin à 13 heures ?
Pour nous souvenir des 14 jeunes femmes de la Polytechnique, agissons!
Au lendemain d’un congrès
27 novembre 2009
Québec solidaire a tenu la fin de semaine dernière l’un de ses plus beaux congrès. Beau pourquoi? Non seulement par le choix des thèmes traités mais par l’extrême maturité des débats. Car, des débats, il y en a eu et beaucoup! Nous avons réussi à les tenir dans un climat de respect tout à fait exemplaire.
C’est ainsi que nous avons réaffirmé notre attachement au projet de pays qui doit être en même temps un pays de projets. « Non pas un pays sans bon sens mais une terre où fleurissent la justice, la paix, le respect de la nature, l’affirmation d’une culture unique et métissée où prime le français, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’inclusion et la solidarité avec les peuples des autres pays ». Voilà ce que j’ai expliqué dans mon discours de clôture. Nous avons proposé une voie rassembleuse pour rallier le peuple québécois à ce projet. La mise sur pied d’une assemblée citoyenne, appelée assemblée constituante. Elle sera élue au suffrage universel et devra organiser les réflexions et les débats collectifs menant à l’adoption d’une constitution pour le Québec de même qu’à une décision sur son statut politique.
Ces décisions sont partagées par une importante majorité des membres de Québec solidaire mais pas par tous-tes. Il m’est donc apparu important de m’adresser à ces membres hésitants sur le choix de l’indépendance pour leur offrir de poursuivre le dialogue et les discussions.
Nous avons aussi parlé abondamment de laïcité. Nul doute ne doit exister à ce sujet : la position de QS est de prôner un État et des institutions résolument laïques au Québec. C’est ensuite que les discussions commencent. Ce n’est pas étonnant! Si vous avez lu le plus récent numéro de la revue l’Actualité, vous aurez constaté qu’il n’existe aucun État occidental complètement et absolument laïque. La France si souvent citée, subventionne les écoles privées religieuses à hauteur de 80% de leurs coûts de fonctionnement. Et nous qui dénonçons le financement par l’État québécois des écoles privées à hauteur de 60%!
Qu’avons-nous donc adopté à Québec solidaire?
-Un État et des institutions publiques laïques
-La poursuite du processus de laïcisation. Par conséquent, un large débat public impliquant toute la population et se terminant par l’adoption d’une politique d’État claire.
-L’interdiction de symboles religieux lorsqu’ils apparaissent clairement en contradiction avec le principe de la laïcité de l’État. Par exemple, que fait un crucifix au-dessus de la tête du président de l’Assemblée nationale?
-La possibilité pour des agents-es de l’État de porter des signes religieux mais dans le cadre de balises qui devront être précisées concrètement : ces signes de doivent pas servir d’instruments de prosélytisme, le fait de les porter ne doit pas constituer une rupture avec le devoir de réserve, ils ne doivent pas entraver l’exercice de la fonction ou contrevenir à des normes de sécurité.
C’est au terme d’un long débat que ces positions ont été adoptées. Nous avons convenu de les poursuivre car les balises adoptées doivent nous aider à répondre à des questions comme : à qui s’applique le devoir de réserve sur le plan religieux dans les services publics et la fonction publique? Jusqu’où cela va-t-il?
D’autre part, à Québec solidaire, nous croyons que cette discussion sur le port des signes religieux dans les services publics n’est qu’une des facettes d’un débat bien plus global sur la laïcité. Les recommandations du Mouvement laïque québécois (disponibles sur leur site) pour aller vers un Québec résolument laïque nous le rappellent. En passant, je viens de lire ces recommandations. Nombre d’entre elles m’apparaissent tout à fait pertinentes. Pour d’autres, je crois qu’elles méritent d’être débattues.
Finalement, le congrès de Québec solidaire a adopté des positions significatives sur les relations entre la nation québécoise et les nations autochtones, sur un appui au peuple palestinien, sur les changements nécessaires au mode de scrutin et sur la régionalisation des pouvoirs vers les régions. Sur cette dernière question, nous sommes allés plus loin que tout autre parti politique dans la reconnaissance du besoin des régions du Québec de prendre en mains leur développement.
Les décisions du congrès de QS seront bientôt disponibles sur le site. Pour l’instant, nous savourons le bonheur d’avoir démontré que la gauche est capable d’unité dans le respect de divergences inévitables. Nous avons aussi fait la preuve que des débats riches et intenses peuvent se tenir sans sombrer dans les insinuations, les accusations, voire la diffamation. Cela nous change des débats (?) parfois mesquins qui ont cours dans les médias et sur internet dès que des questions comme la laïcité ou les accommodements sont abordées.
Au terme de ce premier congrès de programme, nous avons convenu de « continuer le combat » (air connu..) avec patience et passion, avec le dur désir de durer. « Avec, chevillée au cœur la conviction que le Québec choisira la liberté en même temps que l’inclusion, la prospérité en même temps que la justice, la nature, le français, la culture. Le Québec choisira Québec solidaire ».
Semaine souverainiste
17 novembre 2009
Les mauvais calculs du PQ
12 novembre 2009
On apprenait plus tôt cette semaine que le Parti québécois accueillerait à bras ouverts les désormais ex adéquistes Marc Picard et Éric Caire, sous condition de « discussions sur certaines orientations politiques, notamment sur la souveraineté ». Monsieur Caire a pourtant bien indiqué que l’ADQ n’était plus assez à droite pour lui! Et madame Marois de nous dire que le Parti québécois réunit des gens de gauche et de droite. Nous l’avions remarqué. Mais qui mène vraiment?
Parler des deux côtés de la bouche est devenu un art pour les ténors péquistes : un jour social-démocrate, l’autre néolibéral. Un jour, les membres prônent la nationalisation de l’éolien (mais le chef refuse!), l’autre jour on effectue des coupures draconiennes dans la santé au nom du déficit zéro. Et le surlendemain, on baisse les impôts des plus riches. Dernièrement, le PQ parlait d’exploiter le gaz naturel dans le St-Laurent sous prétexte d’indépendance face au pétrole. La géothermie, le solaire, l’éolien, vous n’avez jamais entendu parler? Comment voulez-vous que les citoyens s’y retrouvent? Nous vivons une période de désenchantement vis-à-vis de la chose politique. Il est du devoir des politiciens de répondre à ce cynisme par la clarté et la cohérence. Force est de constater que la direction du PQ manque cruellement à ce devoir.
On nous répondra que le PQ a toujours été une coalition composée de gens de droite et de gauche dont l’objectif ultime est la souveraineté. Ce parti a pourtant déjà eu « un préjugé favorable aux travailleurs ». Il a élaboré une loi sur le zonage agricole, l’assurance-automobile, une loi anti-scab. Mais aujourd’hui la coalition péquiste craque de partout. Constatant les contorsions idéologiques du PQ, de plus en plus de souverainistes progressistes joignent les rangs de Québec solidaire, pour faire du Québec un pays solidaire, vert, qui « prend soin de son monde. » Lors de son tout premier Congrès d’orientation qui se déroulera les 20, 21 et 22 novembre prochains, Québec solidaire confirmera qu’il est le seul parti qui a une vision claire et cohérente pour l’atteinte de la souveraineté. Au même moment, le PQ tiendra son colloque sur – hasard ? – les mêmes sujets. À l’issue de cette fin de semaine, les souverainistes auront donc le choix entre un parti qui a une vision de la souveraineté sans projet social et un autre qui offre une vision de la souveraineté généreuse, ouverte à la diversité, ancrée dans les réalités d’aujourd’hui.
Pot-pourri politique
5 novembre 2009
D’abord, les élections municipales. Gros problème : l’absentéisme des électrices et électeurs. La démocratie n’y gagne rien. Mais, au fait, pourquoi les gens ne vont-il pas voter ? À Montréal, nous aurions pu aller faire un grand ménage !
Il faut savoir ceci : durant la semaine qui a précédé le jour J, de nombreuses personnes m’ont indiqué leur désarroi : pour qui voter ? Tremblay, le roi du « Je ne savais pas » pendant que Montréal était vendue aux promoteurs ? Harel, qui s’est alliée à un parti de droite, gangrené lui aussi par la corruption ? Bergeron dont les opinions sont parfois bizarres (sur Drapeau, l’itinérance d’été, la « haine » de la voiture) et qui prétend avoir une théorie sur tout ?
Je crois que plusieurs sont restés chez-eux, trop perplexes. Dans certaines municipalités où les enjeux étaient plus clairs, le taux de participation a été plus élevé. À Boisbriand (51%) ou à Swawinigan (52%), par exemple. En passant, à Shawi, c’est le président du Conseil central (CSN) qui a été élu. Bravo !
Réjouissons-nous tout de même de l’élection de plusieurs candidats-es de Projet Montréal et de certaines personnes affiliées à Vision Montréal. Souhaitons que ces deux partis puissent élaborer des alliances stratégiques sur des questions sociales ou environnementales. Montréal ne s’en portera que mieux.
Et vous, êtes-vous allés voter ?
Parlant d’alliances, depuis sa fondation, Québec solidaire répète qu’il est ouvert au dialogue avec le Parti Québécois sur certains sujets et dans certaines circonstances. On ne peut pas dire que le téléphone a sonné souvent ! Tout de même, nous nous côtoyons aux rencontres du Conseil de la souveraineté. Les dirigeants du PQ savent donc depuis des mois que QS tiendra un congrès sur la question nationale, l’intégration citoyenne et le renouveau des institutions démocratiques les 20, 21 et 22 novembre prochains à Laval.
Le hasard (mais est-ce un hasard ?) faisant parfois mal les choses, voici que nous apprenions cette semaine que le PQ tiendra un Conseil national…la même fin de semaine à Montréal. Les sujets principaux ? La langue, la culture, l’intégration des immigrants. Tiens donc ! Leurs dates étaient peut-être arrêtées depuis quelques mois. Peut-être… Mais alors, pourquoi ne pas en parler avec nous en septembre lorsque nous avons annoncé publiquement les nôtres ? Un autre coup de téléphone perdu. Comment ne pas comprendre dans ce non-geste que le PQ continue de s’estimer le seul dépositaire de la question nationale et voit d’un bien mauvais œil un autre parti souverainiste occuper de plus en plus de place dans l’espace public ? Dommage, parce que les voix souverainistes auraient pu se s’exprimer durant deux fins de semaine plutôt qu’une…
Mais ne vous en faites pas : nous tiendrons notre congrès et notre voix sera entendue. Car nous avons un beau projet national, aux couleurs de la gauche, de l’écologie, du féminisme, de l’ouverture à l’autre. Vous en entendrez parler !
Allons voter!
30 octobre 2009
Pourquoi je marcherai contre George W. Bush
22 octobre 2009
Ce midi, je serai devant l’hôtel Reine-Élizabeth. Je n’en reviens toujours pas que la Chambre de commerce de Montréal ait invité George W. Bush, cet individu sans foi ni loi à s’exprimer dans un dîner à 400$ le couvert. Cette invitation me met en colère. Avons-nous déjà oublié les 8 années de la présidence Bush, des années désastreuses aux plans politique, économique, social, environnemental? Pour mémoire, rappelons quelques faits :
Le tout premier geste de Bush après son élection en 2000, a été de couper les vivres aux ONG qui travaillent avec des femmes de pays du sud sur la contraception et l’avortement. Des subventions rétablies par Barak Obama. Il faut savoir que ces ONG sont souvent les seules à pouvoir proposer à des femmes très pauvres les moyens de décider par elles-mêmes des enfants qu’elles veulent.
Comment ne pas nous rappeler ensuite que nous étions plus de 200 000 à Montréal en 2003 à marcher dans la neige et le froid contre la guerre en Irak? Cette guerre-là, Bush l’a justifiée à coups de mensonges soigneusement mis en scène. Et ce fut, c’est encore un désastre. Le comble a été la découverte de nombreux actes de torture perpétrés par des soldats étatsuniens « brainwashés » par la Maison Blanche. Bush avait autorisé cela au nom de la lutte contre le terrorisme. L’ex-président n’hésitait pas à se réclamer d’un combat de la civilisation contre le mal. Moi qui croyais qu’un être civilisé se doit de respecter les droits humains!
Continuons. A-t-on oublié l’obscurantisme de cet homme qui niait l’importance des gaz à effets de serre et refusait de signer l’accord de Kyoto? Ça faisait son affaire, bien sûr, tout comme ça plaisait à ses amis des multinationales américaines dans le domaine des énergies fossiles. Réalisons-nous que George W. Bush et ses amis du monde de la finance ont conduit le monde à l’une des pires crises économiques et écologiques depuis 1929? Les taux de chômage sont élevés, la faim fait des ravages, les inégalités sociales sont criantes. En plus, les États –grâce aux impôts et aux taxes que nous leur payons- viennent à la rescousse d’entreprises aux profits excessifs, facilités par la complaisance de gouvernants qui ont agi selon le modèle Bush. Ils ont créé la crise et c’est nous qui payons. Formidable, non?
Pour toutes ces raisons, et tant d’autres, je serai parmi les manifestants, protestant contre la venue de Georges W Bush au Canada et à Montréal. Nous ne voulons pas entendre ses autojustifications. Sa place n’est pas ici : elle devrait être devant un tribunal pour criminels de guerre. Quant à nos dirigeants économiques, ne devraient-ils pas être en train de consacrer toutes leurs énergies à lutter contre la crise, à créer des emplois, à imaginer le Québec de demain? S’ils manquent d’inspiration, je leur suggère des dîners causerie avec des personnes comme Laure Waridel, Nancy Neamtam, Daniel Breton, Joseph Stiglitz. Des gens aux idées audacieuses, progressistes, qui ont mille idées pour le Québec et pour un monde prospère, juste et écologique.
C’est reparti! Il aura fallu que la SAAQ et la RAMQ prennent des décisions pour le moins discutables et le Québec entier s’énerve. Mais non, je ne suis pas d’accord que l’on exige un-e employé-e du même sexe que le sien dans un service public. Je fais une exception pour les personnes malades ou vieillissantes qui réclament des personnes de leur sexe pour des soins intimes, par exemple. Et je crois que là-dessus tout le monde s’entend.
Le Québec est une société laïque où règne la mixité des sexes, à l’école, à l’hôpital, dans les CPE, dans les services publics. C’est comme cela que nous voulons vivre ici. Et que veulent vivre la quasi-totalité des personnes immigrantes.
Là où je décroche, c’est quand tout le monde se remet à s’énerver. Oui il faut mettre des balises aux accommodements. Non ce ne sont pas tous les immigrants-es qui demandent des accommodements pour des raisons religieuses mais une infime minorité. Donc, il n’y a aucune raison de faire de cette question un drame national.
Il faut dire que le gouvernement Charest manque singulièrement d’audace et de bon sens en refusant un débat public sur l’épineuse question de la laïcité au Québec. Nous n’avons pas élaboré de modèle. Chacun-e y va de sa définition de la laïcité. On s’inspire parfois de la France sans toujours connaître toute la situation. Sait-on qu’en France, par exemple, l’école religieuse privée est largement subventionnée par l’État? Pour un pays où la laïcité a force de loi depuis 1905, c’est étonnant, non?
Respirons par le nez. Il y a eu quelques demandes d’accommodements déraisonnables. Il faut y voir. Mais savez-vous que 0,3% seulement des enfants de la Commission scolaire de Montréal ont demandé des accommodements ces dernières années? Pourtant plus de 50% des élèves sont nés hors Québec.
Ce qu’il faudrait? Un véritable débat sur la laïcité suivi de l’adoption d’un texte, charte ou livre blanc, ou… Quelque chose de clair qui aide à tracer la ligne. Dans le plus grand respect, bien entendu de valeurs fondamentales telles que l’égalité entre les femmes et les hommes.
Il faut l’exiger du gouvernement Charest!
Françoise David
Au marché Jean-Talon
6 octobre 2009
Pour dissiper un mythe
23 septembre 2009
Ce matin dans la Presse, Vincent Marissal y va d’une remarque assassine sur la performance de Québec solidaire lors de l’élection partielle dans Rousseau. Selon lui, QS démontre une fois de plus son incapacité à émerger ailleurs que dans un très petit périmètre du centre-ville de Montréal (Rachel, Jean-Talon, St-Laurent, Papineau). Tout cela parce que notre candidat, François Lépine, a obtenu 4.5% du vote dans Rousseau, au nord de Montréal.
Dissipons donc quelques mythes et invitons monsieur Marissal à élargir son périmètre. Voici les résultats de quelques candidates et candidats montréalais en 2008 :
Françoise David, 32% dans Gouin;
Manon Massé, 15% dans Ste-Marie, St-Jacques;
Serge Mongeau, 13% dans Hochelaga-Maisonneuve.
Ruba Ghazal, 13% dans Laurier-Dorion;
May Chiu, 11% dans Outremont;
François Saillant, 8% dans Rosemont;
Dans Gouin, QS est arrivé deuxième et dans les autres, troisième. Le périmètre montréalais où Québec solidaire commence donc à s’implanter solidement devrait donc être : Notre-Dame, Crémazie, Côte des Neiges et Lacordaire. On est loin du seul Plateau!
D’autre part, monsieur Marissal oublie les résultats prometteurs d’autres candidats-es, par exemple :
Bill Clennett, 9% dans Hull
Serge Roy, 8% dans Taschereau, à Québec
France Caouette, 6% dans Rouyn-Noranda
Christian Bibeau, 6% dans Sherbrooke.
Par ailleurs, le résultat de François Lépine dans Rousseau est tout à fait honorable compte tenu du contexte : une petite équipe QS, un comté très péquiste, une diminution spectaculaire du nombre de votants (30%). François a maintenu son score de 2008 en chiffres absolus (contrairement à Nicolas Marceau qui a 9000 votes de moins que François Legault) et il a augmenté son pourcentage, passant de 2.5% à 4.5%.
Est-ce à dire que QS doit avoir une attitude triomphaliste? Pas le moins du monde. Nous sommes conscients du travail à faire pour transformer la sympathie indéniable que nous suscitons en votes. Le travail d’Amir à l’Assemblée nationale est remarqué par un nombre grandissant de nos concitoyennes et concitoyens et par des chroniqueurs politiques chevronnés. L’enracinement de QS dans plusieurs communautés et milieux sociaux est de plus en plus palpable. Il faut simplement continuer avec patience et persévérance à parler, agir, convaincre qu’un autre Québec est vraiment possible!
Françoise David
