Lettre à Dany Laferrière
29 mars 2010
Cher Dany Laferrière,
Eh bien voilà, vous avez gagné le combat des livres à l’émission de Christiane Charrette. Des 5 livres en compétition, le vôtre était le meilleur, je n’en ai jamais douté. Et pourtant, ce fut un combat épique!
Premier jour : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. On présente nos livres, on se mesure à nos adversaires avec civilité, on se sourit beaucoup.
Deuxième jour : trois concurrents décident d’éliminer « L’homme invisible/invisible man de Patrice Desbiens au grand désespoir de Thomas Hellman qui défend ce livre avec beaucoup d’éloquence. Un beau livre, poétique et qui sonne vrai et dru. La parole d’un franco-ontarien qui expose sa dualité identitaire avec maîtrise. Je défends ce livre. Thomas perd, il en est un peu triste.
Troisième jour : les trois mêmes s’en prennent à L’énigme du retour. Leur stratégie est simple : éliminer le meilleur comme ça ils auront une chance de gagner. Je m’y attendais. La joute est rude, certains arguments faisant appel à une certaine démagogie : c’est trop facile, ce n’est pas un choix audacieux, ce roman est moins pertinent que le Survenant pour exprimer les débats identitaires d’aujourd’hui. Oui, le Survenant : un beau roman… mais qui se passe en 1910 et n’a pas grand-chose à voir avec les questions complexes d’aujourd’hui. Thomas défend votre livre brillamment. Je travaille fort moi aussi. Finalement, c’est Christopher Hall qui sauvera la mise en décidant à l’ultime minute qu’après tout, il ne peut pas éliminer votre si beau roman. C’est donc Jean Barbe et son « Comment devenir un ange » (bon livre, au demeurant) qui passera à la trappe du combat des livres.
Quatrième jour : je respire un peu. Christiane Charrette nous apprend que le débat portera sur le Survenant et sur le Cantique des plaines de Nancy Huston. Je défends ce dernier livre car la complexité des personnages m’intéresse et la description sociologique de l’Alberta des pionniers est tout simplement fascinante. Je perds, c’est le Survenant qui se rendra en finale.
Cinquième jour : le grand jour. On est tout un peu nerveux, surtout Christian Dufour et moi. Il défendra son choix avec la dernière énergie allant jusqu’à implorer Christopher Hall de l’appuyer. Moi je ramène mes arguments principaux : L’Énigme du retour est un livre d’une grande poésie, sa structure narrative est vraiment originale. C’est le livre d’un retour au pays de l’enfance, et sa puissance évocatrice me touche infiniment. Ce livre doit être dégusté lentement, pour en apprécier chaque strophe, qu’elle décrive un paysage ou une rencontre ou bien qu’elle assène, mine de rien, une grande vérité existentielle. Thomas Hellman ajoutera que c’est un livre qui décrit la complexité identitaire d’aujourd’hui et la richesse d’un Québec métissé mais regroupé autour d’une langue commune.
Et finalement, votre livre est sacré vainqueur. Au total tout le monde est heureux. Le combat est terminé et plusieurs conviennent que L’Énigme…était le meilleur livre.
Toute une expérience! J’ai aimé…avec réserve. C’est stressant, amusant, stimulant. Mais lorsque l’on tente d’éliminer un livre parce qu’il est le meilleur, c’est vraiment bizarre. Nous ne sommes plus sur le terrain de la littérature mais sur celui d’un jeu un peu cruel.
Je suis honorée, cher Dany Laferrière, d’avoir porté les couleurs d’un livre qui a enchanté mon automne. Tout le mérite de la victoire vous revient.
Bien à vous,
Françoise David
De retour du Saguenay
17 mars 2010
Depuis un mois je sillonne les routes du Québec avec la campagne couragepolitique.org L’accueil est extrêmement chaleureux. Les gens sont contents de voir enfin un parti politique se porter à la défense des travailleuses, des travailleurs et des personnes vivant dans la pauvreté. Enfin un parti politique qui a le courage de demander aux riches individus et entreprises de faire leur part pour garnir les coffres de l’État! Ça nous change des propos timorés d’un certain parti soi-disant social-démocrate.
Au Saguenay, j’ai rencontré des syndicalistes, des féministes, des organismes communautaires, des écologistes, des étudiantes et étudiants. Je n’ai rencontré aucune opposition aux propositions de couragepolitique.org, bien au contraire! Les gens se demandent plutôt ce qu’ils et elles peuvent faire pour forcer les gouvernements à se préoccuper de la classe moyenne, à offrir des services de santé à tout le monde et une éducation de qualité. Ce que je leur ai dit? « Engagez-vous dans votre milieu et avec Québec solidaire. C’est ensemble que nous pourrons faire entendre une voix et obtenir de vrais changements! »
De retour du Saguenay, j’ai appris la nouvelle de l’expulsion de SPQ libre du Parti québécois. Suis-je surprise? Pas du tout. Au fond, madame Marois a bien choisi son moment, elle qui voulait se débarrasser de ce club progressiste depuis longtemps. Elle a décidé de le mettre dehors au moment-même où le PQ opère un nième virage à droite et marque une rupture finale avec le « préjugé favorable aux travailleurs ».
Il me semble que la situation politique est désormais bien claire. Les souverainistes ont le choix entre :
- un parti politique qui ne parle guère de souveraineté, très préoccupé de richesse individuelle mais ne portant aucun projet collectif fondé sur la justice et l’égalité. C’est le Parti québécois.
-un autre parti pour qui le projet de pays doit inclure un projet socio-politique progressiste, écologiste, féministe. C’est Québec solidaire.
Elles sont des centaines de milliers à travailler pour le gouvernement du Québec. Enseignantes, secrétaires, infirmières, travailleuses sociales, techniciennes de laboratoire, fonctionnaires, elles forment 75% des 500,000 employés de l’État québécois. Et sont en négociation en ce moment pour obtenir un contrat de travail qui rendra justice à leur dévouement, reconnaîtra leur compétence et leur permettra de retrouver un pouvoir d’achat perdu avec le décret qui a fixé leurs salaires en 2005.
Comment pourrait-on se passer d’elles ? Ces infirmières qui soignent sans relâche et qui multiplient le temps supplémentaire obligé. Ces agentes qui, avec patience et courtoisie desservent une population parfois excédée des difficultés bureaucratiques. Ces enseignantes qui aiment et dorlotent nos enfants. Ces intervenantes jeunesse à qui l’on demande de porter un jugement éclairé sur les difficultés de nos ados. Ces préposées qui bichonnent nos vieux parents et sont parfois les seules à leur sourire. Peut-on imaginer une société fonctionnelle sans les travailleuses des services publics ?
Pourtant, lorsqu’il est question de les payer convenablement, tous les gouvernements que l’on a connus à Québec renâclent. Des chroniqueurs et éditorialistes s’inquiètent de la santé des finances publiques et prient les travailleuses syndiquées de présenter des demandes salariales modestes. Parmi ces bien-pensants de la santé de nos finances publiques, il se trouve des gens qui sur d’autres questions nous répètent qu’au Québec, les femmes et les hommes sont égaux et que cela n’est pas négociable. Fort bien. Mais alors, comment tolérer des écarts salariaux criants entre infirmières et policiers, entre intervenantes sociales et ingénieurs, entre techniciennes de laboratoire et conducteurs de locomotives ? Pourquoi les métiers historiquement masculins demeurent-ils souvent mieux payés que les métiers dits « féminins » malgré l’existence depuis plus de 10 ans d’une loi sur l’équité salariale ? Serait-ce qu’au fond, la société considère qu’il est normal que des milliers de femmes sous-payées, souvent précaires, aux horaires insoutenables, s’occupent des personnes vulnérables puisque tel est leur rôle « naturel »?
Il y a à peine quelques années, on appelait celles qui s’occupent gratuitement et à temps plein d’une personne en perte d’autonomie, des aidantes « naturelles ». Dans 85% des cas, il s’agissait de femmes. Le vocabulaire a changé –on dit maintenant proches aidantes- mais la réalité demeure la même : la société, les patrons, les gouvernements ont de la difficulté à considérer que le travail des femmes mérite son juste prix.
Québec solidaire veut rappeler au gouvernement Charest que les employées des services publics méritent mieux qu’une tape sur l’épaule : une convention collective juste et équitable pour elles et pour leurs collègues masculins. Où trouver l’argent ? Certainement pas dans la poche de la classe moyenne et des travailleurs et travailleuses au salaire minimum. La campagne couragepolitique.org propose plutôt d’autres avenues : des redevances pour les minières, moins d’aide de l’État aux grandes entreprises, un palier additionnel d’imposition pour les très hauts revenus. L’égalité est à ce prix.
M’en revenant de…l’Outaouais!
26 février 2010
Lundi 22 février : sortie du 3e fascicule des économistes « lucides » au service du gouvernement Charest. Dans l’autobus qui me mène à Gatineau mardi matin, je prends le temps de tout lire. Que de lieux communs! Les mêmes que l’on nous assène comme des vérités absolues depuis 20 ans : la concurrence privé-public, c’est formidable; les Québécois ne se sont pas rendu compte que les services avaient un coût, il faut donc une soi-disant « révolution culturelle » (J’espère qu’elle ne sera pas aussi sanglante qu’en Chine maoïste!); le vieillissement de la population aura des conséquences catastrophiques (mais ces savants économistes proposent de relever substantiellement les frais de garde d’enfants…cherchez l’erreur!). On nous propose des augmentations de tarifs importants dans plusieurs domaines, et particulièrement dans celui de la santé. Jamais on ne vise les contribuables aux revenus très élevés ou les grandes entreprises.
Lire ce texte m’a galvanisée. J’avais hâte de rencontrer les journalistes pour leur exprimer ma colère et leur présenter les propositions de Québec solidaire : comment remettre 5 milliards dans les coffres de l’État sans s’en prendre à la classe moyenne et aux personnes appauvries.
Nous nous sommes ensuite rendus à l’Université du Québec en Outaouais. Coup de chance : Lucien Bouchard et ses amis lancent leur campagne pour hausser substantiellement les droits de scolarité. Bon moment pour présenter d’autres options budgétaires aux étudiantes et étudiants. Ils et elles se montrent très réceptifs, d’ailleurs.
Une assemblée publique, en soirée, nous permet de réfléchir plus avant sur des alternatives fiscales équitables. Par exemple que pensons-nous de l’idée d’un plafond salarial?
Le lendemain, deux heures de rencontres avec les étudiants et étudiantes du cegep. On distribue beaucoup de cartes appelant à aller sur le site couragepolitique.org Encore là, les jeunes sont intéressés puisqu’ils-elles ont entendu parler de hausse des droits de scolarité.
« Ça se peut des politiciens qui pensent autrement, qui proposent autre chose que de se serrer la ceinture? » Oui, ils et elles sont à Québec solidaire. Nous, nous pensons que c’est à leur tour de se serrer la ceinture. Le tour à qui? Aux entreprises, les grosses, surtout, aux personnes qui ont des revenus élevés et bénéficient des mêmes services que tout le monde.
Aujourd’hui, vendredi, journée d’action à Montréal. Des militantes et militants de QS distribueront des tracts aux portes de 20 stations de métro. La semaine prochaine, Rouyn-Noranda.
Ce que l’on veut : semer la graine d’une autre approche, d’une autre logique que celle qui anime les néolibéraux. Notre logique est celle de la justice sociale. C’est la seule qui a de l’avenir.
Courage politique.org!
19 février 2010
Depuis quelques jours, je suis en tournée dans les régions : d’abord Trois-Rivières, puis, Sherbrooke. Dans les deux cas, des militants-es de Québec solidaire m’accueillaient et organisaient des rencontres et des « bains de foule ». Les médias étaient au rendez-vous, curieux de ce que peut bien avoir à dire Québec solidaire en cette période pré-budgétaire.
Cette tournée s’inscrit dans une campagne pour la défense des services publics et le redressement des finances de l’État par des mesures fiscales progressistes. L’objectif? Convaincre qu’il est possible de remettre de l’argent dans les coffres de l’État québécois sans saigner la classe moyenne et les personnes appauvries. En allant chercher l’argent là ou il se trouve : dans les grandes entreprises et chez les contribuables aux revenus élevés.
Nous avons des propositions. Par exemple : l’imposition d’une redevance sur l’eau dans les entreprises, le paiement à l’État d’une redevance sur les minerais extraits dans le sous-sol québécois, un palier d’impôt additionnel pour les contribuables gagnant plus de 115,000 dollars, l’abaissement du plafond des REERS. Quand je discute de cela avec des étudiantes et étudiants, peu de réactions négatives. Une seule question : est-ce faisable? Pourquoi pas? Ne faudrait-il pas seulement un peu de courage politique?
Les jeunes m’interpellent aussi sur la possibilité d’instaurer des éco-taxes et des taxes sur les produits de luxe. On me demande de l’information sur le projet Pharma-Québec. Plusieurs s’inquiètent d’une sorte de « dormance » de la société québécoise devant des choix politiques et sociaux franchement discutables : la rénovation de la centrale nucléaire de Bécancourt, par exemple, ou bien les hausses appréhendées des droits de scolarité universitaires. Des choix anti écologiques et anti sociaux.
Des groupes communautaires, syndicaux, féministes, se regroupent pourtant au sein de la Coalition contre les hausses de tarifs. Des mouvements importants, comme les syndicats, réclament aussi une fiscalité plus juste. Les ACEFS se prononcent contre des hausses des tarifs d’électricité. Il n’y a pas unanimité dans la population québécoise pour troquer largement les impôts contre les taxes, malgré l’insistance des économistes de droite.
Ce début de tournée augure bien. Les gens sont à l’écoute, curieux, intéressés par nos propos. Si cette campagne pouvait semer une graine, celle de la déconstruction d’un discours économique favorisant seulement les bien-nantis de ce monde, nous aurions fait un grand pas.
La semaine prochaine : Gatineau et Montréal.
Finances publiques : qui doit payer?
28 janvier 2010
Un groupe d’économistes, mandatés par le ministre des Finances, viennent de publier leur deuxième fascicule sur les finances publiques. En parcourant ce texte, je me suis demandé pourquoi monsieur Bachand avait embauché des économistes qui nous répètent les mêmes mantras que l’on entend depuis plus de 10 ans : il faut rendre les services publics plus performants et ne pas augmenter les impôts mais les taxes.
Pour obtenir davantage de performance du système de santé, ces économistes proposent rien de moins qu’un développement des services privés de santé. Ce serait bon pour le système public car il serait en concurrence et devrait démontrer son efficacité. Comme si la privatisation n’avait pas déjà tracé son chemin dans les services de santé. Sait-on que 30% des services sont privés dans la santé? Ce n’est pas assez?
Comment peut-on sans rire parler d’égalité et de justice tout en développant un système de santé à deux vitesses?
Et maintenant, les taxes. Quant à proposer cette avenue, messieurs les économistes, pourquoi pas des éco-taxes et des taxes sur les produits de luxe? Ça, ce serait courageux, pertinent, efficace!
Vous dites qu’il faut taxer davantage la population et non augmenter les impôts. Je suis d’accord pour ne pas augmenter les impôts de la classe moyenne. Mais les contribuables aux revenus élevés pourraient franchement faire leur part, eux qui bénéficient de tous les services publics et parapublics que le Québec offre à moindre coût qu’ailleurs au Canada.
Et pourquoi ne pas regarder du côté des grandes entreprises, des banques, des compagnies d’assurances? Ces entreprises qui paient des dividendes élevés à leurs actionnaires et des bonus appréciables à leurs dirigeants, ne pourraient-elles pas contribuer davantage à l’effort collectif pour renflouer les coffres de l’État?
Vous aurez compris qu’avec Québec solidaire, je vais m’objecter de toutes mes forces à nous en faire passer une p’tite vite par le gouvernement du Québec. Non aux hausses de tarifs qui vont frapper surtout la classe moyenne, oui à un effort fiscal additionnel pour les grandes entreprises et les contribuables aux revenus élevés.
Haïti : la plus grande solidarité s’impose
14 janvier 2010
Deux jours après le séisme, je suis encore sous le choc. Comme vous tous et vous toutes, j’en suis sûre.
Je suis allée en Haïti pour un court séjour il y a environ 4 ans. J’y ai rencontré des femmes remarquables, dynamiques, courageuses, déterminées à faire d’Haïti une terre d’égalité entre les femmes et les hommes. J’apprends ce matin que deux d’entre elles sont mortes, Miriam Merlet et Magali Marcellin. Je sais qu’elles avaient de nombreuses amies au Québec et je leur offre toutes mes condoléances.
Ici, c’est toute une communauté qui pleure ses morts et s’organise. Une communauté bien québécoise mais qui conserve des liens d’attachement profond avec son pays d’origine. J’ai travaillé, milité, partagé de beaux moments (et je le fais encore) avec plusieurs personnes de la communauté haïtienne de Montréal. Je pense à Andrée-Rose, ma belle-sœur, à Marjorie qui m’a tout appris sur l’immense trésor haïtien en matière artistique, à Ninette qui dirige un organisme d’aide aux femmes immigrantes, à Franklin, ex-prof à l’UQAM pour qui j’ai tant d’affection, à Maguy, grande animatrice à CPAM.
À toutes ces personnes que j’estime et que j’aime, à toute la communauté, ma solidarité la plus entière.
Amies, amis, donnez généreusement pour aider le peuple haïtien à se relever de ce terrible drame.
À la veille d’un débat décisif
17 décembre 2009
Ces temps-ci, on lit et on entend que le Québec n’a pas d’argent et qu’il nous faudra bien nous serrer la ceinture.. Avis aux travailleuses du secteur public qui sont en négociation : les augmentations de salaires seront parcimonieuses. Avis aux contribuables québécois : de nouvelles taxes vous attendent de même que des augmentations de tarifs. Le ministre Bachand songe surtout à l’hydro-électricité.
Pendant ce temps, on peut lire dans les journaux que les banques font de bons profits et que les seules personnes à n’avoir aucun problème avec leurs fonds de pension sont justement…les dirigeants des banques! Les banques alimentaires, elles, crient famine.
Pendant ce temps aussi, le gouvernement Charest retire une subvention annoncée en octobre (du jamais vu, il me semble!) aux entreprises d’économie sociale qui s’occupent de donner des services d’aide domestique aux aînés. Un scandale!
Bref, nous aurons un hiver torride. Très intense en débats et en décisions qui pèseront lourd dans nos vies. À Québec solidaire, on se prépare à intervenir vigoureusement pour défendre la justice sociale, le maintien des services publics et l’équité fiscale. Nous continuons aussi de réclamer une enquête publique sur la corruption gouvernementale et entrepreneuriale, celle-là même qui nous fait perdre collectivement de l’argent pendant qu’elle enrichit une minorité d’individus véreux.
Malgré tout, nous allons prendre quelques jours de congé, voir nos familles et amis-es, prendre l’air, fêter le nouvel an. Je nous souhaite une bonne année 2010, une année de solidarité dans l’action pour la justice et l’égalité!


