Les mauvais calculs du PQ
12 novembre 2009
On apprenait plus tôt cette semaine que le Parti québécois accueillerait à bras ouverts les désormais ex adéquistes Marc Picard et Éric Caire, sous condition de « discussions sur certaines orientations politiques, notamment sur la souveraineté ». Monsieur Caire a pourtant bien indiqué que l’ADQ n’était plus assez à droite pour lui! Et madame Marois de nous dire que le Parti québécois réunit des gens de gauche et de droite. Nous l’avions remarqué. Mais qui mène vraiment?
Parler des deux côtés de la bouche est devenu un art pour les ténors péquistes : un jour social-démocrate, l’autre néolibéral. Un jour, les membres prônent la nationalisation de l’éolien (mais le chef refuse!), l’autre jour on effectue des coupures draconiennes dans la santé au nom du déficit zéro. Et le surlendemain, on baisse les impôts des plus riches. Dernièrement, le PQ parlait d’exploiter le gaz naturel dans le St-Laurent sous prétexte d’indépendance face au pétrole. La géothermie, le solaire, l’éolien, vous n’avez jamais entendu parler? Comment voulez-vous que les citoyens s’y retrouvent? Nous vivons une période de désenchantement vis-à-vis de la chose politique. Il est du devoir des politiciens de répondre à ce cynisme par la clarté et la cohérence. Force est de constater que la direction du PQ manque cruellement à ce devoir.
On nous répondra que le PQ a toujours été une coalition composée de gens de droite et de gauche dont l’objectif ultime est la souveraineté. Ce parti a pourtant déjà eu « un préjugé favorable aux travailleurs ». Il a élaboré une loi sur le zonage agricole, l’assurance-automobile, une loi anti-scab. Mais aujourd’hui la coalition péquiste craque de partout. Constatant les contorsions idéologiques du PQ, de plus en plus de souverainistes progressistes joignent les rangs de Québec solidaire, pour faire du Québec un pays solidaire, vert, qui « prend soin de son monde. » Lors de son tout premier Congrès d’orientation qui se déroulera les 20, 21 et 22 novembre prochains, Québec solidaire confirmera qu’il est le seul parti qui a une vision claire et cohérente pour l’atteinte de la souveraineté. Au même moment, le PQ tiendra son colloque sur – hasard ? – les mêmes sujets. À l’issue de cette fin de semaine, les souverainistes auront donc le choix entre un parti qui a une vision de la souveraineté sans projet social et un autre qui offre une vision de la souveraineté généreuse, ouverte à la diversité, ancrée dans les réalités d’aujourd’hui.
Pot-pourri politique
5 novembre 2009
D’abord, les élections municipales. Gros problème : l’absentéisme des électrices et électeurs. La démocratie n’y gagne rien. Mais, au fait, pourquoi les gens ne vont-il pas voter ? À Montréal, nous aurions pu aller faire un grand ménage !
Il faut savoir ceci : durant la semaine qui a précédé le jour J, de nombreuses personnes m’ont indiqué leur désarroi : pour qui voter ? Tremblay, le roi du « Je ne savais pas » pendant que Montréal était vendue aux promoteurs ? Harel, qui s’est alliée à un parti de droite, gangrené lui aussi par la corruption ? Bergeron dont les opinions sont parfois bizarres (sur Drapeau, l’itinérance d’été, la « haine » de la voiture) et qui prétend avoir une théorie sur tout ?
Je crois que plusieurs sont restés chez-eux, trop perplexes. Dans certaines municipalités où les enjeux étaient plus clairs, le taux de participation a été plus élevé. À Boisbriand (51%) ou à Swawinigan (52%), par exemple. En passant, à Shawi, c’est le président du Conseil central (CSN) qui a été élu. Bravo !
Réjouissons-nous tout de même de l’élection de plusieurs candidats-es de Projet Montréal et de certaines personnes affiliées à Vision Montréal. Souhaitons que ces deux partis puissent élaborer des alliances stratégiques sur des questions sociales ou environnementales. Montréal ne s’en portera que mieux.
Et vous, êtes-vous allés voter ?
Parlant d’alliances, depuis sa fondation, Québec solidaire répète qu’il est ouvert au dialogue avec le Parti Québécois sur certains sujets et dans certaines circonstances. On ne peut pas dire que le téléphone a sonné souvent ! Tout de même, nous nous côtoyons aux rencontres du Conseil de la souveraineté. Les dirigeants du PQ savent donc depuis des mois que QS tiendra un congrès sur la question nationale, l’intégration citoyenne et le renouveau des institutions démocratiques les 20, 21 et 22 novembre prochains à Laval.
Le hasard (mais est-ce un hasard ?) faisant parfois mal les choses, voici que nous apprenions cette semaine que le PQ tiendra un Conseil national…la même fin de semaine à Montréal. Les sujets principaux ? La langue, la culture, l’intégration des immigrants. Tiens donc ! Leurs dates étaient peut-être arrêtées depuis quelques mois. Peut-être… Mais alors, pourquoi ne pas en parler avec nous en septembre lorsque nous avons annoncé publiquement les nôtres ? Un autre coup de téléphone perdu. Comment ne pas comprendre dans ce non-geste que le PQ continue de s’estimer le seul dépositaire de la question nationale et voit d’un bien mauvais œil un autre parti souverainiste occuper de plus en plus de place dans l’espace public ? Dommage, parce que les voix souverainistes auraient pu se s’exprimer durant deux fins de semaine plutôt qu’une…
Mais ne vous en faites pas : nous tiendrons notre congrès et notre voix sera entendue. Car nous avons un beau projet national, aux couleurs de la gauche, de l’écologie, du féminisme, de l’ouverture à l’autre. Vous en entendrez parler !
Allons voter!
30 octobre 2009
Pourquoi je marcherai contre George W. Bush
22 octobre 2009
Ce midi, je serai devant l’hôtel Reine-Élizabeth. Je n’en reviens toujours pas que la Chambre de commerce de Montréal ait invité George W. Bush, cet individu sans foi ni loi à s’exprimer dans un dîner à 400$ le couvert. Cette invitation me met en colère. Avons-nous déjà oublié les 8 années de la présidence Bush, des années désastreuses aux plans politique, économique, social, environnemental? Pour mémoire, rappelons quelques faits :
Le tout premier geste de Bush après son élection en 2000, a été de couper les vivres aux ONG qui travaillent avec des femmes de pays du sud sur la contraception et l’avortement. Des subventions rétablies par Barak Obama. Il faut savoir que ces ONG sont souvent les seules à pouvoir proposer à des femmes très pauvres les moyens de décider par elles-mêmes des enfants qu’elles veulent.
Comment ne pas nous rappeler ensuite que nous étions plus de 200 000 à Montréal en 2003 à marcher dans la neige et le froid contre la guerre en Irak? Cette guerre-là, Bush l’a justifiée à coups de mensonges soigneusement mis en scène. Et ce fut, c’est encore un désastre. Le comble a été la découverte de nombreux actes de torture perpétrés par des soldats étatsuniens « brainwashés » par la Maison Blanche. Bush avait autorisé cela au nom de la lutte contre le terrorisme. L’ex-président n’hésitait pas à se réclamer d’un combat de la civilisation contre le mal. Moi qui croyais qu’un être civilisé se doit de respecter les droits humains!
Continuons. A-t-on oublié l’obscurantisme de cet homme qui niait l’importance des gaz à effets de serre et refusait de signer l’accord de Kyoto? Ça faisait son affaire, bien sûr, tout comme ça plaisait à ses amis des multinationales américaines dans le domaine des énergies fossiles. Réalisons-nous que George W. Bush et ses amis du monde de la finance ont conduit le monde à l’une des pires crises économiques et écologiques depuis 1929? Les taux de chômage sont élevés, la faim fait des ravages, les inégalités sociales sont criantes. En plus, les États –grâce aux impôts et aux taxes que nous leur payons- viennent à la rescousse d’entreprises aux profits excessifs, facilités par la complaisance de gouvernants qui ont agi selon le modèle Bush. Ils ont créé la crise et c’est nous qui payons. Formidable, non?
Pour toutes ces raisons, et tant d’autres, je serai parmi les manifestants, protestant contre la venue de Georges W Bush au Canada et à Montréal. Nous ne voulons pas entendre ses autojustifications. Sa place n’est pas ici : elle devrait être devant un tribunal pour criminels de guerre. Quant à nos dirigeants économiques, ne devraient-ils pas être en train de consacrer toutes leurs énergies à lutter contre la crise, à créer des emplois, à imaginer le Québec de demain? S’ils manquent d’inspiration, je leur suggère des dîners causerie avec des personnes comme Laure Waridel, Nancy Neamtam, Daniel Breton, Joseph Stiglitz. Des gens aux idées audacieuses, progressistes, qui ont mille idées pour le Québec et pour un monde prospère, juste et écologique.
C’est reparti! Il aura fallu que la SAAQ et la RAMQ prennent des décisions pour le moins discutables et le Québec entier s’énerve. Mais non, je ne suis pas d’accord que l’on exige un-e employé-e du même sexe que le sien dans un service public. Je fais une exception pour les personnes malades ou vieillissantes qui réclament des personnes de leur sexe pour des soins intimes, par exemple. Et je crois que là-dessus tout le monde s’entend.
Le Québec est une société laïque où règne la mixité des sexes, à l’école, à l’hôpital, dans les CPE, dans les services publics. C’est comme cela que nous voulons vivre ici. Et que veulent vivre la quasi-totalité des personnes immigrantes.
Là où je décroche, c’est quand tout le monde se remet à s’énerver. Oui il faut mettre des balises aux accommodements. Non ce ne sont pas tous les immigrants-es qui demandent des accommodements pour des raisons religieuses mais une infime minorité. Donc, il n’y a aucune raison de faire de cette question un drame national.
Il faut dire que le gouvernement Charest manque singulièrement d’audace et de bon sens en refusant un débat public sur l’épineuse question de la laïcité au Québec. Nous n’avons pas élaboré de modèle. Chacun-e y va de sa définition de la laïcité. On s’inspire parfois de la France sans toujours connaître toute la situation. Sait-on qu’en France, par exemple, l’école religieuse privée est largement subventionnée par l’État? Pour un pays où la laïcité a force de loi depuis 1905, c’est étonnant, non?
Respirons par le nez. Il y a eu quelques demandes d’accommodements déraisonnables. Il faut y voir. Mais savez-vous que 0,3% seulement des enfants de la Commission scolaire de Montréal ont demandé des accommodements ces dernières années? Pourtant plus de 50% des élèves sont nés hors Québec.
Ce qu’il faudrait? Un véritable débat sur la laïcité suivi de l’adoption d’un texte, charte ou livre blanc, ou… Quelque chose de clair qui aide à tracer la ligne. Dans le plus grand respect, bien entendu de valeurs fondamentales telles que l’égalité entre les femmes et les hommes.
Il faut l’exiger du gouvernement Charest!
Françoise David
Au marché Jean-Talon
6 octobre 2009
Pour dissiper un mythe
23 septembre 2009
Ce matin dans la Presse, Vincent Marissal y va d’une remarque assassine sur la performance de Québec solidaire lors de l’élection partielle dans Rousseau. Selon lui, QS démontre une fois de plus son incapacité à émerger ailleurs que dans un très petit périmètre du centre-ville de Montréal (Rachel, Jean-Talon, St-Laurent, Papineau). Tout cela parce que notre candidat, François Lépine, a obtenu 4.5% du vote dans Rousseau, au nord de Montréal.
Dissipons donc quelques mythes et invitons monsieur Marissal à élargir son périmètre. Voici les résultats de quelques candidates et candidats montréalais en 2008 :
Françoise David, 32% dans Gouin;
Manon Massé, 15% dans Ste-Marie, St-Jacques;
Serge Mongeau, 13% dans Hochelaga-Maisonneuve.
Ruba Ghazal, 13% dans Laurier-Dorion;
May Chiu, 11% dans Outremont;
François Saillant, 8% dans Rosemont;
Dans Gouin, QS est arrivé deuxième et dans les autres, troisième. Le périmètre montréalais où Québec solidaire commence donc à s’implanter solidement devrait donc être : Notre-Dame, Crémazie, Côte des Neiges et Lacordaire. On est loin du seul Plateau!
D’autre part, monsieur Marissal oublie les résultats prometteurs d’autres candidats-es, par exemple :
Bill Clennett, 9% dans Hull
Serge Roy, 8% dans Taschereau, à Québec
France Caouette, 6% dans Rouyn-Noranda
Christian Bibeau, 6% dans Sherbrooke.
Par ailleurs, le résultat de François Lépine dans Rousseau est tout à fait honorable compte tenu du contexte : une petite équipe QS, un comté très péquiste, une diminution spectaculaire du nombre de votants (30%). François a maintenu son score de 2008 en chiffres absolus (contrairement à Nicolas Marceau qui a 9000 votes de moins que François Legault) et il a augmenté son pourcentage, passant de 2.5% à 4.5%.
Est-ce à dire que QS doit avoir une attitude triomphaliste? Pas le moins du monde. Nous sommes conscients du travail à faire pour transformer la sympathie indéniable que nous suscitons en votes. Le travail d’Amir à l’Assemblée nationale est remarqué par un nombre grandissant de nos concitoyennes et concitoyens et par des chroniqueurs politiques chevronnés. L’enracinement de QS dans plusieurs communautés et milieux sociaux est de plus en plus palpable. Il faut simplement continuer avec patience et persévérance à parler, agir, convaincre qu’un autre Québec est vraiment possible!
Françoise David
Une rentrée politique intéressante au Québec
16 septembre 2009
Pendant que les yeux des médias étaient tournés vers Ottawa où on s’attendait à un déclenchement rapide des élections fédérales, pour la première fois cette année, les députés du Québec rentraient à l’Assemblée nationale aussi tôt que le 15 septembre. Et Québec solidaire annonçait son congrès d’orientation les 20, 21 et 22 novembre.
Comment ça va à Québec solidaire ? Pas mal du tout, merci. Nous nous maintenons à 5000 membres. C’est bien même si nous aimerions en compter beaucoup plus parmi tous ces gens qui nous disent : »Beau travail, ne lâchez pas ! » On dirait qu’il est difficile, de nos jours, de passer de l’appui à un parti politique à l’adhésion entière. Découragement devant ce qui s’est passé avec d’autres partis dans lesquels on avait cru ?
Nos membres sont regroupés pour la plupart au sein de 60 associations locales. Celles-ci travaillent dans leur comté pour faire connaître Québec solidaire. Ces temps-ci, elles préparent des assemblées de discussion en préparation de notre tout premier congrès dans la démarche d’élaboration d’un programme pour QS. La différence entre un programme et les plate-forme électorales que nous avons adoptées jusqu’ici ? Une plate-forme fait des propositions circonscrites dans le temps. C’est pour ici et maintenant. Un programme développe une vision à plus long terme sur de grands pans de la vie en société.
Sur quoi portera le congrès ? Sur la question nationale, l’intégration des personnes immigrantes et le choix de nos institutions démocratiques. Un gros menu !!! Nous voulons en effet qualifier le projet souverainiste que nous portons, nous entendre sur des stratégies, raffiner les liens avec notre projet de société, débattre de laïcité, de mode de scrutin. Les membres de QS y sont invités mais aussi toute personne qui veut venir débattre de ces sujets.
Vous vous doutez bien qu’outre ce gros événement, nous serons actifs sur la scène publique. Déjà Amir Khadir a marqué à sa façon sa rentrée parlementaire en dévoilant l’utilisation de ses budgets de député, une demande de la Tribune de la presse. Il a invité tous ses collègues à en faire autant dans une optique de transparence. Il semble que le PQ n’y serait plus opposé, tiens donc ! Amir a bien l’intention d’intervenir aussi sur les projets de loi qui sont sur la table, dont certains impliquent lourdement la fondation Chagnon. Il reviendra sur les minières pour exiger une refonte de la loi afin que le peuple québécois profite de cette ressource et non seulement les multinationales. Il fera partie des discussions afin que l’Assemblée nationale se dote d’un véritable code d’éthique.
Beaucoup de pain sur la planche, comme d’habitude pour Amir, pour moi, pour tous-tes les membres et associations de Québec solidaire. Nous tenons bon car nous sommes portés par toutes les personnes qui nous demandent d’être là pour parler au nom des laissés pour compte, des régions malmenées par la crise, des travailleuses et travailleurs précaires, des personnes immigrantes sans emploi, etc. Parler inlassablement d’une vision écologiste et juste de l’avenir du Québec.
Serez-vous des nôtres ?
Françoise David
Sur le fameux Moulin à paroles
11 septembre 2009
Bonne rentrée!
28 août 2009
Les petits et grands sont à l’école et pourtant le soleil brille maintenant de tous ses feux. Cherchez l’erreur!
L’école… sujet inépuisable de débats dans nos maisons et dans les journaux. La rentrée s’effectue dans des classes encore surchargées. Les directions d’écoles exigent beaucoup de matériel scolaire et des familles n’arrivent pas à tout payer. Le privé récolte toujours une large part des subventions ministérielles et poursuit sa sélection des meilleurs élèves. Pendant ce temps, une société d’État, Hydro-Québec, verse des montants d’argent substantiels à des collèges privés au grand dam de la population.
On a réfléchi, à Québec solidaire, à la situation de l’éducation, au Québec. Depuis 2007, nous proposons l’abolition graduelle des subventions aux écoles privées. Pourquoi? Pas tant pour « faire de l’argent » puisqu’il faudra alors scolariser des milliers d’enfants dans le système public. Ce que nous voulons, en fait, c’est imaginer une école avec des enfants de milieux diversifiés, qui ont des forces différentes, qui vont apprendre à s’entraider pour que chaque enfant ait une place. Sa place, tenant compte de ses capacités. Nous voulons des familles tout aussi diversifiées, s’intéressant à l’école publique car leurs enfants y étudieront. Cela se passe ainsi en Ontario, auquel nos dirigeants aiment bien nous comparer (quand ça fait leur affaire). Pourquoi pas au Québec?
Nous proposons aussi une réelle diminution du nombre d’élèves dans les classes et un meilleur soutien aux enseignantes et enseignants. Et la gratuité des études post secondaires y compris à l’université.
Où trouverons-nous l’argent? Avec les milliards de dollars récupérés de l’évasion fiscale, avec une augmentation des impôts des plus riches, avec des taxes sur des produits polluants, nous pouvons y arriver. Si la Finlande offre une éducation gratuite et des repas chauds le midi à tous ses élèves, pourquoi pas le Québec?
Qu’en pensez-vous? Avez-vous des enfants? Au public, au privé? L’éducation est-elle importante à vos yeux?
Je vous souhaite une belle rentrée, au travail, avec vos enfants. À Québec solidaire, nous préparons la nôtre. Vous nous verrez et entendrez très bientôt!
Françoise David


