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	<title>Commentaires sur : Les grandes surfaces étouffent les librairies indépendantes</title>
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		<title>Par : D</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/06/les-grandes-surfaces-etouffent-les-librairies-independantes/comment-page-1/#comment-459</link>
		<dc:creator>D</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 15:20:21 +0000</pubDate>
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		<description>Pour répondre à votre question Mme David, je lis Hayek, Bastiat, Friedman, Rothbard, etc. Des fois, lorsque j&#039;entrevois l&#039;avenir avec trop d&#039;optimiste, je vais lire Keynes ou Krugman. Pour me divertir, j&#039;aime bien les classiques français, Hugo, Dumas. Dans un autre style j&#039;aime bien George Orwell, en particulier 1984 ;) Je lis aussi des livres sur la psychologie évolutive. En fait, je lis par mal n&#039;importe quoi.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour répondre à votre question Mme David, je lis Hayek, Bastiat, Friedman, Rothbard, etc. Des fois, lorsque j&#8217;entrevois l&#8217;avenir avec trop d&#8217;optimiste, je vais lire Keynes ou Krugman. Pour me divertir, j&#8217;aime bien les classiques français, Hugo, Dumas. Dans un autre style j&#8217;aime bien George Orwell, en particulier 1984 <img src='http://www.francoisedavid.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  Je lis aussi des livres sur la psychologie évolutive. En fait, je lis par mal n&#8217;importe quoi.</p>
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		<title>Par : D</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/06/les-grandes-surfaces-etouffent-les-librairies-independantes/comment-page-1/#comment-458</link>
		<dc:creator>D</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 15:04:03 +0000</pubDate>
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		<description>@ Karl

Vous avez bien raison, il faut tenir compte du rôle des prédateurs, mais il ne faudrait pas oublier le plus grand prédateur: l&#039;État.

Dans vos mots:
`«La prédation est une relation où l’une des deux parties est en mesure d’imposer à l’autre une transaction sans contrepartie.» Et que fait le prédateur au juste? Il s’accapare un patrimoine non ou mal surveillé. Il réussit, en trompant et en contournant les règles légales, à s’approprier les biens, la fortune d’autrui.`

Hum... s&#039;approprier la fortune d&#039;autrui... Qu&#039;est-ce qui s&#039;approprie 50% de votre fortune à chaque année?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Karl</p>
<p>Vous avez bien raison, il faut tenir compte du rôle des prédateurs, mais il ne faudrait pas oublier le plus grand prédateur: l&#8217;État.</p>
<p>Dans vos mots:<br />
`«La prédation est une relation où l’une des deux parties est en mesure d’imposer à l’autre une transaction sans contrepartie.» Et que fait le prédateur au juste? Il s’accapare un patrimoine non ou mal surveillé. Il réussit, en trompant et en contournant les règles légales, à s’approprier les biens, la fortune d’autrui.`</p>
<p>Hum&#8230; s&#8217;approprier la fortune d&#8217;autrui&#8230; Qu&#8217;est-ce qui s&#8217;approprie 50% de votre fortune à chaque année?</p>
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	<item>
		<title>Par : Marc Brault</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/06/les-grandes-surfaces-etouffent-les-librairies-independantes/comment-page-1/#comment-433</link>
		<dc:creator>Marc Brault</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2009 19:16:41 +0000</pubDate>
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		<description>.
-----------------------------------------------------------------------------

Marie-Josée Forget, le 24 juin 2009, au poste #15 de ce fil, a écrit :  

[…] &quot;Moi je lis les choses sérieuses en vacances!! parce que le reste du temps lire est pour moi une façon de décrocher, de me détendre.&quot;  […]

-----------------------------------------------------------------------------

J’ai un peu le même mode de fonctionnement.  J’ai des livres que je lis en ville, (la majorité), mais pour les bouquins qui requièrent un effort de concentration, plus soutenu, ininterrompu,  comme disons  &quot;Questions de Méthode&quot; de Jean-Paul Sartre, ceux-là je les garde pour  mes séjours estivaux  dans un de ces petits villages, collés, collés sur la mer, le long de la  côte gaspésienne.   Les grands massifs mélancoliques de la Gaspésie, l’air salin,  le grondement constant du roulement des vagues qui viennent s’étendre  en  discret crépitement  sur la grève, ont toujours été, pour moi,  l’atmosphère idéale pour ce genre  d’exercice. 

-----------------------------------------------------------------------------

Marie-Josée Forget, le 24 juin 2009, au poste #15 de ce fil, a écrit 

  […] &quot;Je vais régulièrement jeter un coup d’œil dans les lectures de mon chum qui lit beaucoup sur l’économie, les relations politiques et la sociologie. J’aime aussi emprunter des livres. Lire ce que ma famille, mes amis lisent, aiment. C’est une autre façon de les connaître.&quot; […]

-----------------------------------------------------------------------------

Les livres qui ont marqué, perturbé, enthousiasmé mes ami(e)s et collègues, celles et ceux avec qui je partage des affinités électives,  ont eu, et ont encore,  une influence certaine sur mes choix de  lectures.   Ils ont régénéré, élargi, approfondi cette quête, d’UNE  MEILLEURE  INTELLIGENCE  DE  LÀ  OÙ  JE  VIS, qui détermine mes questionnements, mes  recherches, mes sujets d’études.  

Même si, par tempérament et formation, je prends au sérieux toute oeuvre qui participe au renouvellement de mon environnement culturel : autant le contenu du nouveau &quot;Publi-sac&quot;, que le calendrier de la Caisse Pop, que  &quot;l’Indicateur des rues du grand Montréal&quot; Lovell, que &quot;L’ Évolution De La Théorie Du Conflit De Faible Intensité … Le Cas Du Honduras&quot;,  (édit. C.É.P.É.S., UQÀM, Février 2001),  d’Anne Duhamel,  qu’un mini-comic de Kurt Beaulieu, que les Essais de Michel de Montaigne,  que  le  &quot;QUAND  L’EXPERTISE  DES  EXCLU-E-S  CONTRIBUE  À  LA  CONSTRUCTION  DES  SAVOIRS&quot;, septembre 2001, de VIVIAN  LABRIE  ( http://www.pauvrete.qc.ca/article.php3?id_article=149# ),  que  …,  il n’en demeure pas moins que lorsque je me retrouve dans une librairie, je tends à me diriger vers certains titres, auteurs, rayons plutôt que d’autres… 

Pour revenir, juste un instant, sur le sujet du billet, du 8 juin 2009, de Françoise David ;  l’importance de soutenir LES  LIBRAIRIES  INDÉPENDANTES.

L’apport des librairies indépendantes à la diffusion du livre d’ici est indéniable, même aujourd’hui ; qu’il s’agisse des librairies indépendantes généralistes,   spécialisées,  &quot;ad hoc&quot; (salon, festival, kermesse du livre d’ici). 

À titre d’exemple : LA BANDE DESSINÉE  &quot;expérimentale&quot;, &quot;marginale&quot;, &quot;underground&quot; d’ici, (autrement dit, &quot;La&quot;  bande dessinée QUÉBÉCOISE) a toujours été, et demeure, &quot;le mouton noir&quot; des organismes subventionneurs du domaine culturel.   Pour aller à votre rencontre les bédéistes d’ici ont dû  développer leur propre stratégie de distribution.  Les librairies indépendantes, spécialisées, (comme la librairie &quot;FICHTRE!&quot;), en sont des maillons importants.    Si aujourd’hui, on compte parmi les dix (10) auteurs canadiens les plus connus en Amérique du Nord,  trois (3) bédéistes québécois :
 
-  JULIE DOUCET,  ( http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/doucet/juliedoucet.htm ), 

-  KURT BEAULIEU, ( http://www.bdquebec.qc.ca/forum/detail.php?forumid=21&amp;id=1007&amp;page=1 ),

-  MICHEL RABAGLIATI, ( http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/rabagliati/rabagliati.htm ),
 
… c’est grâce à ces réseaux de distribution, &quot;alternatifs&quot;, indépendants. 

.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>.<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Marie-Josée Forget, le 24 juin 2009, au poste #15 de ce fil, a écrit :  </p>
<p>[…] &laquo;&nbsp;Moi je lis les choses sérieuses en vacances!! parce que le reste du temps lire est pour moi une façon de décrocher, de me détendre.&nbsp;&raquo;  […]</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>J’ai un peu le même mode de fonctionnement.  J’ai des livres que je lis en ville, (la majorité), mais pour les bouquins qui requièrent un effort de concentration, plus soutenu, ininterrompu,  comme disons  &laquo;&nbsp;Questions de Méthode&nbsp;&raquo; de Jean-Paul Sartre, ceux-là je les garde pour  mes séjours estivaux  dans un de ces petits villages, collés, collés sur la mer, le long de la  côte gaspésienne.   Les grands massifs mélancoliques de la Gaspésie, l’air salin,  le grondement constant du roulement des vagues qui viennent s’étendre  en  discret crépitement  sur la grève, ont toujours été, pour moi,  l’atmosphère idéale pour ce genre  d’exercice. </p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Marie-Josée Forget, le 24 juin 2009, au poste #15 de ce fil, a écrit </p>
<p>  […] &laquo;&nbsp;Je vais régulièrement jeter un coup d’œil dans les lectures de mon chum qui lit beaucoup sur l’économie, les relations politiques et la sociologie. J’aime aussi emprunter des livres. Lire ce que ma famille, mes amis lisent, aiment. C’est une autre façon de les connaître.&nbsp;&raquo; […]</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Les livres qui ont marqué, perturbé, enthousiasmé mes ami(e)s et collègues, celles et ceux avec qui je partage des affinités électives,  ont eu, et ont encore,  une influence certaine sur mes choix de  lectures.   Ils ont régénéré, élargi, approfondi cette quête, d’UNE  MEILLEURE  INTELLIGENCE  DE  LÀ  OÙ  JE  VIS, qui détermine mes questionnements, mes  recherches, mes sujets d’études.  </p>
<p>Même si, par tempérament et formation, je prends au sérieux toute oeuvre qui participe au renouvellement de mon environnement culturel : autant le contenu du nouveau &laquo;&nbsp;Publi-sac&nbsp;&raquo;, que le calendrier de la Caisse Pop, que  &laquo;&nbsp;l’Indicateur des rues du grand Montréal&nbsp;&raquo; Lovell, que &laquo;&nbsp;L’ Évolution De La Théorie Du Conflit De Faible Intensité … Le Cas Du Honduras&nbsp;&raquo;,  (édit. C.É.P.É.S., UQÀM, Février 2001),  d’Anne Duhamel,  qu’un mini-comic de Kurt Beaulieu, que les Essais de Michel de Montaigne,  que  le  &laquo;&nbsp;QUAND  L’EXPERTISE  DES  EXCLU-E-S  CONTRIBUE  À  LA  CONSTRUCTION  DES  SAVOIRS&nbsp;&raquo;, septembre 2001, de VIVIAN  LABRIE  ( <a href="http://www.pauvrete.qc.ca/article.php3?id_article=149#" rel="nofollow">http://www.pauvrete.qc.ca/article.php3?id_article=149#</a> ),  que  …,  il n’en demeure pas moins que lorsque je me retrouve dans une librairie, je tends à me diriger vers certains titres, auteurs, rayons plutôt que d’autres… </p>
<p>Pour revenir, juste un instant, sur le sujet du billet, du 8 juin 2009, de Françoise David ;  l’importance de soutenir LES  LIBRAIRIES  INDÉPENDANTES.</p>
<p>L’apport des librairies indépendantes à la diffusion du livre d’ici est indéniable, même aujourd’hui ; qu’il s’agisse des librairies indépendantes généralistes,   spécialisées,  &laquo;&nbsp;ad hoc&nbsp;&raquo; (salon, festival, kermesse du livre d’ici). </p>
<p>À titre d’exemple : LA BANDE DESSINÉE  &laquo;&nbsp;expérimentale&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;marginale&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;underground&nbsp;&raquo; d’ici, (autrement dit, &laquo;&nbsp;La&nbsp;&raquo;  bande dessinée QUÉBÉCOISE) a toujours été, et demeure, &laquo;&nbsp;le mouton noir&nbsp;&raquo; des organismes subventionneurs du domaine culturel.   Pour aller à votre rencontre les bédéistes d’ici ont dû  développer leur propre stratégie de distribution.  Les librairies indépendantes, spécialisées, (comme la librairie &laquo;&nbsp;FICHTRE!&nbsp;&raquo;), en sont des maillons importants.    Si aujourd’hui, on compte parmi les dix (10) auteurs canadiens les plus connus en Amérique du Nord,  trois (3) bédéistes québécois :</p>
<p>-  JULIE DOUCET,  ( <a href="http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/doucet/juliedoucet.htm" rel="nofollow">http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/doucet/juliedoucet.htm</a> ), </p>
<p>-  KURT BEAULIEU, ( <a href="http://www.bdquebec.qc.ca/forum/detail.php?forumid=21&amp;id=1007&amp;page=1" rel="nofollow">http://www.bdquebec.qc.ca/forum/detail.php?forumid=21&amp;id=1007&amp;page=1</a> ),</p>
<p>-  MICHEL RABAGLIATI, ( <a href="http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/rabagliati/rabagliati.htm" rel="nofollow">http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/rabagliati/rabagliati.htm</a> ),</p>
<p>… c’est grâce à ces réseaux de distribution, &laquo;&nbsp;alternatifs&nbsp;&raquo;, indépendants. </p>
<p>.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Anne-Marie</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/06/les-grandes-surfaces-etouffent-les-librairies-independantes/comment-page-1/#comment-415</link>
		<dc:creator>Anne-Marie</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 13:16:14 +0000</pubDate>
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		<description>@ D : Epic fail. De toute façon, on peut avoir plusieurs objectifs avec un seul et même acte, ou tout simplement que celui-ci ait plusieurs répercussions différentes...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ D : Epic fail. De toute façon, on peut avoir plusieurs objectifs avec un seul et même acte, ou tout simplement que celui-ci ait plusieurs répercussions différentes&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Mario Jodoin</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/06/les-grandes-surfaces-etouffent-les-librairies-independantes/comment-page-1/#comment-413</link>
		<dc:creator>Mario Jodoin</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 23:38:02 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.francoisedavid.com/?p=97#comment-413</guid>
		<description>@ D

Pour ce dernier commentaire, je vais commencer par la fin...

«ne vous imaginez pas que c&#039;est parce que vous m&#039;avez convaincu»

N&#039;ayez crainte, l&#039;idée de vous convaincre ne m&#039;a jamais traversé l&#039;esprit et cela n&#039;a jamais été mon objectif ! J&#039;ai déjà écris ailleurs sur ce blogue : «je ne crois pas (...) que des arguments puissent faire changer d&#039;idée quelqu&#039;un de convaincu. Notre point de vue dépend beaucoup plus de nos valeurs, de nos perceptions et de nos aversions. Les arguments nous aident bien sûr à réfléchir sur la question et à mieux camper notre position (c&#039;est pourquoi je participe à ce débat), mais ne peuvent que rarement parvenir à nous faire changer d&#039;idée.»

Je suis même surpris (et un peu flatté...) que vous disiez que certains de mes commentaires vous font réfléchir (sans ironie, ni sarcasme). J&#039;écris aussi pour mieux organiser ma pensée, encourager les gens à se préoccuper d&#039;économie (en espérant ne pas au contraire les en décourager...) et montrer qu&#039;on peut avoir des connaissances assez solides en économie et être de gauche. Trop de gens se désintéressent de la question, car ils voient l&#039;économie comme une discipline hautement technique et souvent synonyme de politique de droite. Il y a des aspects tehniques, c&#039;est sûr, mais les mésententes entre les écoles de pensée économique sont rarement basées sur les aspects techniques, mais bien sur les valeurs. Et cela, tout le monde en a !

Voici quelques bons sites québécois à visiter pour lire des auteurs de gauche en économie et, bien sûr, l&#039;adresse du blogue de Paul Krugman :
http://www.economieautrement.org/ 
http://www.eve.coop/ 
http://www.oikosblogue.coop/ 
http://krugman.blogs.nytimes.com/ 

Revenons au début...

«Pour le coefficient de Gini vous effectuez un important raccourci intellectuel.»
«Certes, le fossé entre les riches et les pauvres s&#039;est accru, mais cette statistique n&#039;a aucune valeur, car elle ne reflète pas la progression du niveau de vie des plus pauvres»

C&#039;est vrai que le coefficient de Gini ne montre qu&#039;un agrandissement de l&#039;écart entre les pauvres et les riches (c&#039;est déjà beaucoup !). Mais, comme vous, le temps que j&#039;investis à écrire ces textes est limité. Pour affirmer que «les riches s&#039;enrichissent et les pauvres s&#039;appauvrissent», je me basais sur une autre donnée, qui ressemble à celle vous avez utilisée, mais pour le Québec et le Canada et pour la période que j&#039;ai mentionnée (depuis le début des années 1990).

Vous, vous prenez des données américaines et choisissez une année de départ au milieu des trente glorieuses, époque où le fossé entre les pauvres et les riches a rétréci (et je ne peux croire que vous ne le sachiez pas). L&#039;écart a commencé à se creuser sous Reagan et ses actions prises pour appliquer son slogan «Le gouvernement n&#039;est pas la solution, le gouvernement est le problème». Pour les riches, sûrement, mais pas pour la majorité de la population... Lisez le livre de Krugman que Mme David présente dans sa vidéo, il parle abondamment de l&#039;historique des inégalités de revenu aux États-Unis.

Revenons au Québec et au Canada. Le revenu moyen familial du premier quintile (après transferts et avant impôt, car c&#039;est de cela dont je parlais hier), est passé au Québec de 12 800 $ en 1989 (dernière année avant la récession) à 12 400 $ en 2006 (en $ de 2006), pendant que le revenu moyen du dernier quintile est passé de 86 300 $ à 99 100 $ (CANSIM 202-0701), une hausse de 15 %. Pour le Canada ? De 13 700 $ à 13 100 $ pour les uns, et de 98 700 $ à 119 300 $ pour les autres (+ 21 %).  Bon, l&#039;appauvrissement et l&#039;enrichissement des plus pauvres peu varier selon le choix des années de départ et d&#039;arrivée, mais dans tous les cas le dernier quintile est depuis plus de 25 ans le plus favorisé, et de très loin.

De toute façon, le fond de mon argument demeurerait valide. Comme l&#039;utilité marginale de la monnaie est plus élevée chez les pauvres, l&#039;utilité totale (ou moyenne) de la société augmente moins vite quand les riches s&#039;enrichissent à un rythme plus élevé que les pauvres, et augmente plus vite quand les pauvres s&#039;enrichissent à un rythme plus élevé que les riches. Et cela, c&#039;est sans parler de la compassion et des sentiments de justice et de solidarité envers nos concitoyens qui devraient toujours nous habiter.

Citation de Keynes

Keynes était un anglais et avait un humour...anglais. C&#039;est évident que la partie de sa citation la plus connue («À long terme, nous serons tous morts») est une boutade (un sophisme pour vous). Toutefois, la partie que j&#039;ai commentée est tout à fait pertinente et n&#039;a rien d&#039;un sophisme : attendre que l&#039;équilibre se rétablisse grâce à la main invisible sans rien faire, c&#039;est dire en pleine tempête de ne pas s&#039;en faire et de ne rien faire parce qu&#039;un jour il fera beau.

Quant aux dangers du «courtermisme», je ne les nie pas. C&#039;est pourquoi il faut bien choisir ses domaines d&#039;intervention. Le devancement de travaux d&#039;infrastructures est particulièrement pertinent, créant de la richesse à long terme et n&#039;étant pas un type de dépenses récurrent. L&#039;amélioration des prestations des stabilisateurs automatiques (assurance-emploi, aide sociale, etc.) permettent des interventions rapides et sont des dépenses qui diminuent d&#039;elles-mêmes dès la reprise de l&#039;emploi. Mais, je ne passerai pas en revue tous les investissements qui seraient pertinents. En plus, comme les taux d&#039;intérêt sont très bas (ce qui ne s&#039;est jamais vu lors des récessions précédentes), il sera facile et sans trop d&#039;effets négatifs de les rehausser un peu advenant l&#039;apparition d&#039;une bulle ou d&#039;une surchauffe. Disons que bien d&#039;autres phénomènes m&#039;inquiètent davantage que cela. En passant, Keynes n&#039;a jamais fait de liste d&#039;interventions à favoriser, considérant que chaque situation doit être analysée indépendamment et chaque mesure être adoptée en conséquence. Un sage, ce Keynes...

«Il est difficile d&#039;appauvrir quelqu&#039;un qui n&#039;a pas d&#039;argent.»

Bon. Je n&#039;insisterai pas. Ce n&#039;est pas votre meilleur argument. Comparer le Canada et le Québec à la Russie et à quelqu&#039;un qui n&#039;a pas d&#039;argent... Passons. Avoir le temps, je m&#039;amuserais bien à parler de notre supposée pauvreté par rapport au reste de l&#039;Amérique du Nord (et de l&#039;inadéquation du calcul de la parité du pouvoir d&#039;achat qu&#039;on utilise pour en arriver à cette conclusion), mais je ne l&#039;ai pas...

«Fannie May / Freddie Mac»

Comme vous le dites, il s&#039;agissait, avant la nationalisation, «d&#039;organismes pseudo-gouvernementaux», en fait privés, qui ont agi ... comme des organismes privés. Quant à votre prétention qu&#039;on les obligeait à prêter à des insolvables, je vous ai déjà répondu (commentaire 17 de la page http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire). On ne les oblige pas à prêter à des insolvables, on leur interdit de faire de la discrimination basée sur le statut social.

«nous allons assister à l&#039;effondrement du dollar américain ou à une augmentation drastique du taux d&#039;intérêt de la banque centrale américain...»

Il y a tellement de facteurs à considérer à ce sujet (dont l&#039;humeur des Chinois, l&#039;avenir de ce dollar comme monnaie internationale, leurs déficits internationaux chroniques, etc.), que tout est possible, et ne dépend pas que des politiques mises en oeuvre pour contrer la récession (ils n&#039;empruntent pas à l&#039;étranger pour financer ces politiques, en passant). Que vos craintes se réalisent ou non, cela ne prouverait donc rien et ne changerait pas vos convictions, ni les miennes ! Disons que, pour le Québec, je m&#039;inquiète davantage d&#039;autres facteurs de long terme (quoi que vous en pensiez, je ne suis pas un «courtermiste»), qui sont actuellement occultés par l&#039;urgence de la récession. J&#039;allais dire que je pourrais développer une autre fois, mais. bon, cela se termine ici, semble-t-il... 

Maintenant que je sais que vous n&#039;êtes pas Amir Khadir, je me demande bien qui vous pouvez bien être... Comme le débat est terminé, votre nom ne pourra pas influencer notre appréciation de vos idées, alors vous n&#039;avez plus de raison de le cacher... Bravo à Anne-Marie pour son sens de la nétiquette, en cachant ce nom que j&#039;aimerais bien voir... Je ne sais pas si elle aurait retiré mes commentaires si je les avais signés Darwin=Martin Masse...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ D</p>
<p>Pour ce dernier commentaire, je vais commencer par la fin&#8230;</p>
<p>«ne vous imaginez pas que c&#8217;est parce que vous m&#8217;avez convaincu»</p>
<p>N&#8217;ayez crainte, l&#8217;idée de vous convaincre ne m&#8217;a jamais traversé l&#8217;esprit et cela n&#8217;a jamais été mon objectif ! J&#8217;ai déjà écris ailleurs sur ce blogue : «je ne crois pas (&#8230;) que des arguments puissent faire changer d&#8217;idée quelqu&#8217;un de convaincu. Notre point de vue dépend beaucoup plus de nos valeurs, de nos perceptions et de nos aversions. Les arguments nous aident bien sûr à réfléchir sur la question et à mieux camper notre position (c&#8217;est pourquoi je participe à ce débat), mais ne peuvent que rarement parvenir à nous faire changer d&#8217;idée.»</p>
<p>Je suis même surpris (et un peu flatté&#8230;) que vous disiez que certains de mes commentaires vous font réfléchir (sans ironie, ni sarcasme). J&#8217;écris aussi pour mieux organiser ma pensée, encourager les gens à se préoccuper d&#8217;économie (en espérant ne pas au contraire les en décourager&#8230;) et montrer qu&#8217;on peut avoir des connaissances assez solides en économie et être de gauche. Trop de gens se désintéressent de la question, car ils voient l&#8217;économie comme une discipline hautement technique et souvent synonyme de politique de droite. Il y a des aspects tehniques, c&#8217;est sûr, mais les mésententes entre les écoles de pensée économique sont rarement basées sur les aspects techniques, mais bien sur les valeurs. Et cela, tout le monde en a !</p>
<p>Voici quelques bons sites québécois à visiter pour lire des auteurs de gauche en économie et, bien sûr, l&#8217;adresse du blogue de Paul Krugman :<br />
<a href="http://www.economieautrement.org/" rel="nofollow">http://www.economieautrement.org/</a><br />
<a href="http://www.eve.coop/" rel="nofollow">http://www.eve.coop/</a><br />
<a href="http://www.oikosblogue.coop/" rel="nofollow">http://www.oikosblogue.coop/</a><br />
<a href="http://krugman.blogs.nytimes.com/" rel="nofollow">http://krugman.blogs.nytimes.com/</a> </p>
<p>Revenons au début&#8230;</p>
<p>«Pour le coefficient de Gini vous effectuez un important raccourci intellectuel.»<br />
«Certes, le fossé entre les riches et les pauvres s&#8217;est accru, mais cette statistique n&#8217;a aucune valeur, car elle ne reflète pas la progression du niveau de vie des plus pauvres»</p>
<p>C&#8217;est vrai que le coefficient de Gini ne montre qu&#8217;un agrandissement de l&#8217;écart entre les pauvres et les riches (c&#8217;est déjà beaucoup !). Mais, comme vous, le temps que j&#8217;investis à écrire ces textes est limité. Pour affirmer que «les riches s&#8217;enrichissent et les pauvres s&#8217;appauvrissent», je me basais sur une autre donnée, qui ressemble à celle vous avez utilisée, mais pour le Québec et le Canada et pour la période que j&#8217;ai mentionnée (depuis le début des années 1990).</p>
<p>Vous, vous prenez des données américaines et choisissez une année de départ au milieu des trente glorieuses, époque où le fossé entre les pauvres et les riches a rétréci (et je ne peux croire que vous ne le sachiez pas). L&#8217;écart a commencé à se creuser sous Reagan et ses actions prises pour appliquer son slogan «Le gouvernement n&#8217;est pas la solution, le gouvernement est le problème». Pour les riches, sûrement, mais pas pour la majorité de la population&#8230; Lisez le livre de Krugman que Mme David présente dans sa vidéo, il parle abondamment de l&#8217;historique des inégalités de revenu aux États-Unis.</p>
<p>Revenons au Québec et au Canada. Le revenu moyen familial du premier quintile (après transferts et avant impôt, car c&#8217;est de cela dont je parlais hier), est passé au Québec de 12 800 $ en 1989 (dernière année avant la récession) à 12 400 $ en 2006 (en $ de 2006), pendant que le revenu moyen du dernier quintile est passé de 86 300 $ à 99 100 $ (CANSIM 202-0701), une hausse de 15 %. Pour le Canada ? De 13 700 $ à 13 100 $ pour les uns, et de 98 700 $ à 119 300 $ pour les autres (+ 21 %).  Bon, l&#8217;appauvrissement et l&#8217;enrichissement des plus pauvres peu varier selon le choix des années de départ et d&#8217;arrivée, mais dans tous les cas le dernier quintile est depuis plus de 25 ans le plus favorisé, et de très loin.</p>
<p>De toute façon, le fond de mon argument demeurerait valide. Comme l&#8217;utilité marginale de la monnaie est plus élevée chez les pauvres, l&#8217;utilité totale (ou moyenne) de la société augmente moins vite quand les riches s&#8217;enrichissent à un rythme plus élevé que les pauvres, et augmente plus vite quand les pauvres s&#8217;enrichissent à un rythme plus élevé que les riches. Et cela, c&#8217;est sans parler de la compassion et des sentiments de justice et de solidarité envers nos concitoyens qui devraient toujours nous habiter.</p>
<p>Citation de Keynes</p>
<p>Keynes était un anglais et avait un humour&#8230;anglais. C&#8217;est évident que la partie de sa citation la plus connue («À long terme, nous serons tous morts») est une boutade (un sophisme pour vous). Toutefois, la partie que j&#8217;ai commentée est tout à fait pertinente et n&#8217;a rien d&#8217;un sophisme : attendre que l&#8217;équilibre se rétablisse grâce à la main invisible sans rien faire, c&#8217;est dire en pleine tempête de ne pas s&#8217;en faire et de ne rien faire parce qu&#8217;un jour il fera beau.</p>
<p>Quant aux dangers du «courtermisme», je ne les nie pas. C&#8217;est pourquoi il faut bien choisir ses domaines d&#8217;intervention. Le devancement de travaux d&#8217;infrastructures est particulièrement pertinent, créant de la richesse à long terme et n&#8217;étant pas un type de dépenses récurrent. L&#8217;amélioration des prestations des stabilisateurs automatiques (assurance-emploi, aide sociale, etc.) permettent des interventions rapides et sont des dépenses qui diminuent d&#8217;elles-mêmes dès la reprise de l&#8217;emploi. Mais, je ne passerai pas en revue tous les investissements qui seraient pertinents. En plus, comme les taux d&#8217;intérêt sont très bas (ce qui ne s&#8217;est jamais vu lors des récessions précédentes), il sera facile et sans trop d&#8217;effets négatifs de les rehausser un peu advenant l&#8217;apparition d&#8217;une bulle ou d&#8217;une surchauffe. Disons que bien d&#8217;autres phénomènes m&#8217;inquiètent davantage que cela. En passant, Keynes n&#8217;a jamais fait de liste d&#8217;interventions à favoriser, considérant que chaque situation doit être analysée indépendamment et chaque mesure être adoptée en conséquence. Un sage, ce Keynes&#8230;</p>
<p>«Il est difficile d&#8217;appauvrir quelqu&#8217;un qui n&#8217;a pas d&#8217;argent.»</p>
<p>Bon. Je n&#8217;insisterai pas. Ce n&#8217;est pas votre meilleur argument. Comparer le Canada et le Québec à la Russie et à quelqu&#8217;un qui n&#8217;a pas d&#8217;argent&#8230; Passons. Avoir le temps, je m&#8217;amuserais bien à parler de notre supposée pauvreté par rapport au reste de l&#8217;Amérique du Nord (et de l&#8217;inadéquation du calcul de la parité du pouvoir d&#8217;achat qu&#8217;on utilise pour en arriver à cette conclusion), mais je ne l&#8217;ai pas&#8230;</p>
<p>«Fannie May / Freddie Mac»</p>
<p>Comme vous le dites, il s&#8217;agissait, avant la nationalisation, «d&#8217;organismes pseudo-gouvernementaux», en fait privés, qui ont agi &#8230; comme des organismes privés. Quant à votre prétention qu&#8217;on les obligeait à prêter à des insolvables, je vous ai déjà répondu (commentaire 17 de la page <a href="http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire)" rel="nofollow">http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire)</a>. On ne les oblige pas à prêter à des insolvables, on leur interdit de faire de la discrimination basée sur le statut social.</p>
<p>«nous allons assister à l&#8217;effondrement du dollar américain ou à une augmentation drastique du taux d&#8217;intérêt de la banque centrale américain&#8230;»</p>
<p>Il y a tellement de facteurs à considérer à ce sujet (dont l&#8217;humeur des Chinois, l&#8217;avenir de ce dollar comme monnaie internationale, leurs déficits internationaux chroniques, etc.), que tout est possible, et ne dépend pas que des politiques mises en oeuvre pour contrer la récession (ils n&#8217;empruntent pas à l&#8217;étranger pour financer ces politiques, en passant). Que vos craintes se réalisent ou non, cela ne prouverait donc rien et ne changerait pas vos convictions, ni les miennes ! Disons que, pour le Québec, je m&#8217;inquiète davantage d&#8217;autres facteurs de long terme (quoi que vous en pensiez, je ne suis pas un «courtermiste»), qui sont actuellement occultés par l&#8217;urgence de la récession. J&#8217;allais dire que je pourrais développer une autre fois, mais. bon, cela se termine ici, semble-t-il&#8230; </p>
<p>Maintenant que je sais que vous n&#8217;êtes pas Amir Khadir, je me demande bien qui vous pouvez bien être&#8230; Comme le débat est terminé, votre nom ne pourra pas influencer notre appréciation de vos idées, alors vous n&#8217;avez plus de raison de le cacher&#8230; Bravo à Anne-Marie pour son sens de la nétiquette, en cachant ce nom que j&#8217;aimerais bien voir&#8230; Je ne sais pas si elle aurait retiré mes commentaires si je les avais signés Darwin=Martin Masse&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : D</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/06/les-grandes-surfaces-etouffent-les-librairies-independantes/comment-page-1/#comment-412</link>
		<dc:creator>D</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 16:33:55 +0000</pubDate>
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		<description>Correction à mon dernier post: ... qu&#039;ils devraient s&#039;attaquer...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Correction à mon dernier post: &#8230; qu&#8217;ils devraient s&#8217;attaquer&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : D</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/06/les-grandes-surfaces-etouffent-les-librairies-independantes/comment-page-1/#comment-411</link>
		<dc:creator>D</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 16:27:54 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.francoisedavid.com/?p=97#comment-411</guid>
		<description>@ Anne-Marie

Je faisais cela simplement pour faire réaliser aux gens que le nom n’a aucune importance et qu’il devrait s’attaquer aux idées plutôt qu’aux personnes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Anne-Marie</p>
<p>Je faisais cela simplement pour faire réaliser aux gens que le nom n’a aucune importance et qu’il devrait s’attaquer aux idées plutôt qu’aux personnes.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : D</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/06/les-grandes-surfaces-etouffent-les-librairies-independantes/comment-page-1/#comment-410</link>
		<dc:creator>D</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 16:17:55 +0000</pubDate>
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		<description>@ Mario Jodoin

`Ce paragraphe dénature ce que j’ai écrit. J’ai pourtant écrit que le marché, même imparfait, existe et fonctionne, mais seulement qu’il ne peut le faire de façon optimale et mécanique.`

-- Vous soutenez donc que puisque le marché n’est pas optimal et mécanique il faut le réglementer massivement. Cela me semble assez utopique, surtout lorsqu’on sait que les réglementations ne peuvent qu’imposer des distorsions et le rendre encore moins optimal. Ça me fait penser à ceux qui travaillent dans la prévention des feux de forêts. Ils voient des buissons vraiment secs et déterminent que si ses buissons prennent en feu, la forêt entière pourrait brûler alors ils les mettent en feu eux-mêmes dans l’espoir de le contrôler. Malheureusement, ils n’avaient pas prévue que le vent changerait de direction, ils perdent le contrôle et finalement la forêt brûle en entier. Ils ont provoqué exactement ce qu’ils essayaient de prévenir parce qu’ils avaient tenu compte du caractère imprévisible de la nature. De la même manière, les humains sont `imprévisibles` et toute réglementation ne peut qu’augmenter l’inefficacité du marché.

-- Je vous accorde qu’il y a un ensemble de problèmes avec la mesure du PIB, on s’entend là-dessus, mais je ne sais pas trop où vous voulez en venir. Pour le coefficient de Gini vous effectuez un important raccourci intellectuel. Vous affirmez que puisque le coefficient augmente, les pauvres sont plus pauvres. Ce qui n’est pas nécessairement vrai. Par exemple, si le revenu des riches diminue et que le revenu des pauvres diminue également mais moins rapidement, le coefficient de Gini sera plus petit, mais les pauvres seront plus pauvres. À l’opposé si le revenu des riches augmente plus rapidement que le revenu des pauvres, le coefficient sera plus grand sans nécessairement impliquer que les pauvres sont plus pauvres.

-- `Certes, le fossé entre les riches et les pauvres s&#039;est accru, mais cette statistique n&#039;a aucune valeur, car elle ne reflète pas la progression du niveau de vie des plus pauvres. En 1968, le revenu médian des Américains les plus riches était 4,33 fois supérieur au revenu médian des Américains les plus pauvres. En 2004, ce ratio est passé à 5,58 ce qui représente une augmentation de 28,9%. Par contre, en 1968, le revenu médian (ajusté à l&#039;inflation) des plus pauvres était de 23 100$.  En 2004, ce revenu (toujours ajusté à l&#039;inflation) se chiffrait à 27 200$, soit une progression de 17,7%. Dites-moi, si vous étiez un pauvre à quelle époque préféreriez-vous vivre ? En 1968, les écarts de richesse sont moins marqués, mais votre revenu n&#039;est que 23 100$. En 2004, les écarts de richesse se sont accrus, mais votre revenu est maintenant de 27 200$` (http://www.economicmobility.org/assets/pdfs/PEW_EMP_GETTING_AHEAD_FULL.pdf). On pourrait partir dans une guerre de statistique, mais à quoi bon. Chacun pourrait faire dire aux statistiques ce qu’ils tentent de prouver.

`On a vu les résultats de la déréglementation du secteur financier au États-Unis !`

-- On a vu les résultats de la réglementation massive du secteur financier aux États-Unis. Fannie May / Freddie Mac deux organismes pseudo-gouvernementaux forcé de prêter de l’argent aux insolvables.

`Le long terme est un horizon peu intéressant. À long terme, nous serons tous morts. Les économistes n’apportent rien si en pleine tempête, tout ce qu’ils trouvent à dire c’est qu’une fois l’orage passé la mer sera calme.`

-- Premièrement, il y a une différence entre une reprise économique saine et une reprise économique artificielle soutenue par l’injection massive d’argent imprimé à partir de rien puisque comme nous l’avons vu, la dernière ne peut mener qu’à des crises de plus en plus importante (reprise économique artificielle après l’éclatement de la bulle technologique qui mène à la crise actuelle.) Deuxièmement, la citation de Keynes est un sophisme puisqu’elle sous-entend qu’une reprise économique réelle prendrait plus de temps que la vie d’un être humain, ce qui est faux. Aussi, elle démontre la vision courtermiste de Keynes. Évidemment que d’un point de vu individuel, je devrais m’endetter et m’arranger pour mourir avant d’avoir à payer mes dettes et ainsi vivre au-dessus de mes moyens toute ma vie. Le problème c’est que maintenant nous payons les dettes des générations précédentes (qui effectivement ont fini par mourir à long terme.) J’aime bien cette vision courtermiste puisqu’elle est intrinsèquement liée à la pauvreté. Une vision courtermiste ou des fortes préférences temporelles sont fortement corrélés à la pauvreté individuelles, beaucoup plus que le statut social de la famille dans laquelle quelqu’un naît, mais c’est un autre sujet.

`Comme pour la crise actuelle, le Canada et le Québec, plus interventionnistes, s’en sont tirés sans récession, mais pas les États-Unis. Une autre évidence ?`

-- Il est difficile d’appauvrir quelqu’un qui n’a pas d`argent. L’URSS non plus n’a pas été affectée par la crise économique de 1930.
`(aux États-Unis, les règlements ne s’appliquant pas intégralement aux institutions financières qui ne reçoivent pas de dépôt, les banques ont créé des filiales qui ne reçoivent pas de dépôt et d’autres sociétés financières de ce type ont vu le jour).`

-- Fannie May / Freddie Mac… des filiales? Même Mme David avoue dans son  plus récent manifeste pour un Québec communiste : `Le gouvernement américain a même encouragé des institutions à se spécialiser dans ce genre de prêts (Freddie Mac et Fannie Mae).` p.11.

-- Je me suis peut-être mal exprimé concernant l’indulgence des gens envers le gouvernement. Les gens n’ont peut-être plus confiance en les politiciens actuels, mais ils continuent de croire qu’il suffit d’élire les `bons` politiciens. Ils continuent de croire que les solutions viennent de la politique et de l’État. Ils sont désillusionnés, mais continue constamment de quémander l’aide de leur gouvernemaman. Ils continuent d’évoquer la coercition de l’état pour règlementer ‘tout’ et imposer leur point de vue sur les autres. Je suis convaincu que l’ensemble des électeurs de Québec Solidaire croient que si Mme David devenait première ministre, il n’y aurait plus de scandales, alors que ce n’est pas les politiciens, mais la social-démocratie elle-même qui est le problème.

-- Bon, cette conversation ne mène pas à grand chose, ce sera donc mon dernier commentaire (sur ce sujet du moins.) Nous pourrions continuer de se répondre avec des commentaires de plus en plus longs, mais je commence à manquer de temps. Si je ne réponds pas à votre prochain commentaire, ne vous imaginez pas que c’est parce que vous m’avez convaincu et que je vous donne raison. Certain de vos commentaires forcent à réfléchir, mais selon ma compréhension de l’économie actuelle, nous allons assister l’effondrement du dollar américain ou a une augmentation drastique du taux d’intérêt de la banque centrale américain qui mènera à une multiplication des faillites. Si le futur ne me donne pas raison, peut-être que je réviserais mes connaissances. Sinon, il est peu probablement que j’adhère à toute autre pensée économique.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Mario Jodoin</p>
<p>`Ce paragraphe dénature ce que j’ai écrit. J’ai pourtant écrit que le marché, même imparfait, existe et fonctionne, mais seulement qu’il ne peut le faire de façon optimale et mécanique.`</p>
<p>&#8211; Vous soutenez donc que puisque le marché n’est pas optimal et mécanique il faut le réglementer massivement. Cela me semble assez utopique, surtout lorsqu’on sait que les réglementations ne peuvent qu’imposer des distorsions et le rendre encore moins optimal. Ça me fait penser à ceux qui travaillent dans la prévention des feux de forêts. Ils voient des buissons vraiment secs et déterminent que si ses buissons prennent en feu, la forêt entière pourrait brûler alors ils les mettent en feu eux-mêmes dans l’espoir de le contrôler. Malheureusement, ils n’avaient pas prévue que le vent changerait de direction, ils perdent le contrôle et finalement la forêt brûle en entier. Ils ont provoqué exactement ce qu’ils essayaient de prévenir parce qu’ils avaient tenu compte du caractère imprévisible de la nature. De la même manière, les humains sont `imprévisibles` et toute réglementation ne peut qu’augmenter l’inefficacité du marché.</p>
<p>&#8211; Je vous accorde qu’il y a un ensemble de problèmes avec la mesure du PIB, on s’entend là-dessus, mais je ne sais pas trop où vous voulez en venir. Pour le coefficient de Gini vous effectuez un important raccourci intellectuel. Vous affirmez que puisque le coefficient augmente, les pauvres sont plus pauvres. Ce qui n’est pas nécessairement vrai. Par exemple, si le revenu des riches diminue et que le revenu des pauvres diminue également mais moins rapidement, le coefficient de Gini sera plus petit, mais les pauvres seront plus pauvres. À l’opposé si le revenu des riches augmente plus rapidement que le revenu des pauvres, le coefficient sera plus grand sans nécessairement impliquer que les pauvres sont plus pauvres.</p>
<p>&#8211; `Certes, le fossé entre les riches et les pauvres s&#8217;est accru, mais cette statistique n&#8217;a aucune valeur, car elle ne reflète pas la progression du niveau de vie des plus pauvres. En 1968, le revenu médian des Américains les plus riches était 4,33 fois supérieur au revenu médian des Américains les plus pauvres. En 2004, ce ratio est passé à 5,58 ce qui représente une augmentation de 28,9%. Par contre, en 1968, le revenu médian (ajusté à l&#8217;inflation) des plus pauvres était de 23 100$.  En 2004, ce revenu (toujours ajusté à l&#8217;inflation) se chiffrait à 27 200$, soit une progression de 17,7%. Dites-moi, si vous étiez un pauvre à quelle époque préféreriez-vous vivre ? En 1968, les écarts de richesse sont moins marqués, mais votre revenu n&#8217;est que 23 100$. En 2004, les écarts de richesse se sont accrus, mais votre revenu est maintenant de 27 200$` (<a href="http://www.economicmobility.org/assets/pdfs/PEW_EMP_GETTING_AHEAD_FULL.pdf" rel="nofollow">http://www.economicmobility.org/assets/pdfs/PEW_EMP_GETTING_AHEAD_FULL.pdf</a>). On pourrait partir dans une guerre de statistique, mais à quoi bon. Chacun pourrait faire dire aux statistiques ce qu’ils tentent de prouver.</p>
<p>`On a vu les résultats de la déréglementation du secteur financier au États-Unis !`</p>
<p>&#8211; On a vu les résultats de la réglementation massive du secteur financier aux États-Unis. Fannie May / Freddie Mac deux organismes pseudo-gouvernementaux forcé de prêter de l’argent aux insolvables.</p>
<p>`Le long terme est un horizon peu intéressant. À long terme, nous serons tous morts. Les économistes n’apportent rien si en pleine tempête, tout ce qu’ils trouvent à dire c’est qu’une fois l’orage passé la mer sera calme.`</p>
<p>&#8211; Premièrement, il y a une différence entre une reprise économique saine et une reprise économique artificielle soutenue par l’injection massive d’argent imprimé à partir de rien puisque comme nous l’avons vu, la dernière ne peut mener qu’à des crises de plus en plus importante (reprise économique artificielle après l’éclatement de la bulle technologique qui mène à la crise actuelle.) Deuxièmement, la citation de Keynes est un sophisme puisqu’elle sous-entend qu’une reprise économique réelle prendrait plus de temps que la vie d’un être humain, ce qui est faux. Aussi, elle démontre la vision courtermiste de Keynes. Évidemment que d’un point de vu individuel, je devrais m’endetter et m’arranger pour mourir avant d’avoir à payer mes dettes et ainsi vivre au-dessus de mes moyens toute ma vie. Le problème c’est que maintenant nous payons les dettes des générations précédentes (qui effectivement ont fini par mourir à long terme.) J’aime bien cette vision courtermiste puisqu’elle est intrinsèquement liée à la pauvreté. Une vision courtermiste ou des fortes préférences temporelles sont fortement corrélés à la pauvreté individuelles, beaucoup plus que le statut social de la famille dans laquelle quelqu’un naît, mais c’est un autre sujet.</p>
<p>`Comme pour la crise actuelle, le Canada et le Québec, plus interventionnistes, s’en sont tirés sans récession, mais pas les États-Unis. Une autre évidence ?`</p>
<p>&#8211; Il est difficile d’appauvrir quelqu’un qui n’a pas d`argent. L’URSS non plus n’a pas été affectée par la crise économique de 1930.<br />
`(aux États-Unis, les règlements ne s’appliquant pas intégralement aux institutions financières qui ne reçoivent pas de dépôt, les banques ont créé des filiales qui ne reçoivent pas de dépôt et d’autres sociétés financières de ce type ont vu le jour).`</p>
<p>&#8211; Fannie May / Freddie Mac… des filiales? Même Mme David avoue dans son  plus récent manifeste pour un Québec communiste : `Le gouvernement américain a même encouragé des institutions à se spécialiser dans ce genre de prêts (Freddie Mac et Fannie Mae).` p.11.</p>
<p>&#8211; Je me suis peut-être mal exprimé concernant l’indulgence des gens envers le gouvernement. Les gens n’ont peut-être plus confiance en les politiciens actuels, mais ils continuent de croire qu’il suffit d’élire les `bons` politiciens. Ils continuent de croire que les solutions viennent de la politique et de l’État. Ils sont désillusionnés, mais continue constamment de quémander l’aide de leur gouvernemaman. Ils continuent d’évoquer la coercition de l’état pour règlementer ‘tout’ et imposer leur point de vue sur les autres. Je suis convaincu que l’ensemble des électeurs de Québec Solidaire croient que si Mme David devenait première ministre, il n’y aurait plus de scandales, alors que ce n’est pas les politiciens, mais la social-démocratie elle-même qui est le problème.</p>
<p>&#8211; Bon, cette conversation ne mène pas à grand chose, ce sera donc mon dernier commentaire (sur ce sujet du moins.) Nous pourrions continuer de se répondre avec des commentaires de plus en plus longs, mais je commence à manquer de temps. Si je ne réponds pas à votre prochain commentaire, ne vous imaginez pas que c’est parce que vous m’avez convaincu et que je vous donne raison. Certain de vos commentaires forcent à réfléchir, mais selon ma compréhension de l’économie actuelle, nous allons assister l’effondrement du dollar américain ou a une augmentation drastique du taux d’intérêt de la banque centrale américain qui mènera à une multiplication des faillites. Si le futur ne me donne pas raison, peut-être que je réviserais mes connaissances. Sinon, il est peu probablement que j’adhère à toute autre pensée économique.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Anne-Marie</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/06/les-grandes-surfaces-etouffent-les-librairies-independantes/comment-page-1/#comment-409</link>
		<dc:creator>Anne-Marie</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 14:46:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.francoisedavid.com/?p=97#comment-409</guid>
		<description>@ D 

“Concernant le commentaire 17, j’avais essayé à plusieurs reprises d’y répondre, mais le modérateur du blogue ne publiait pas mes commentaires.”

En effet, parce que vous aviez changé votre nom pour “D=Amir Khadir”, pour ensuite affirmer que 2 chats pareils peuvent exister sur terre. Hors, il apparaissait évident que l’idée que quelqu’un tomberait sur un type qui se nomme Amir Khadir et qui défend des idées de droites vous paraissait fort amusante. Et considérant que votre vrai nom est dans votre adresse courriel, c’est vraiment nous prendre pour des idiots…

Ceci dit, vous gardez un ton respecteux et constructif alors je ne modère pas vos commentaires en général. Une chance qu’il y a quelques personnes matures dans la salle.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ D </p>
<p>“Concernant le commentaire 17, j’avais essayé à plusieurs reprises d’y répondre, mais le modérateur du blogue ne publiait pas mes commentaires.”</p>
<p>En effet, parce que vous aviez changé votre nom pour “D=Amir Khadir”, pour ensuite affirmer que 2 chats pareils peuvent exister sur terre. Hors, il apparaissait évident que l’idée que quelqu’un tomberait sur un type qui se nomme Amir Khadir et qui défend des idées de droites vous paraissait fort amusante. Et considérant que votre vrai nom est dans votre adresse courriel, c’est vraiment nous prendre pour des idiots…</p>
<p>Ceci dit, vous gardez un ton respecteux et constructif alors je ne modère pas vos commentaires en général. Une chance qu’il y a quelques personnes matures dans la salle.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Karl</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/06/les-grandes-surfaces-etouffent-les-librairies-independantes/comment-page-1/#comment-407</link>
		<dc:creator>Karl</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 07:44:29 +0000</pubDate>
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		<description>Finalement, c’est M.Jodoin qui a raison. Pour bien comprendre ce débat sur l’encadrement du secteur privé et du libre marché versus le supposé rôle néfaste de l’interventionnisme étatique, il faut introduire la question de la prédation et du grand nombre de prédateurs dans le monde actuel de l’économie globalisée et libéralisée.

Voici mon texte : http://sauvage.monblogue.com/

Les prédateurs ont un rôle, une utilité et une fonction dans le règne animal. Mais ce n’est certainement pas le cas au niveau socio-économique. Pour Veblen, «les institutions de l&#039;économie sont traversées par deux instincts de base, l&#039;instinct artisan et l&#039;instinct prédateur.» Le premier est bénéfique puisqu’il crée de la richesse et des biens de consommation. Le second est néfaste parce qu’il jouit des richesses des autres sans véritablement travailler et construire. 

«La prédation est une relation où l’une des deux parties est en mesure d’imposer à l’autre une transaction sans contrepartie.» Et que fait le prédateur au juste? Il s’accapare un patrimoine non ou mal surveillé. Il réussit, en trompant et en contournant les règles légales, à s’approprier les biens, la fortune d’autrui. On peut considérer que la prédation est une très vieille activité. Chez les anciennes peuplades, le chef, le roi, les guerriers et les sorciers sont le prototype même du prédateur. Ils vivent en soutirant le fruit du travail des autres classes de la société. On doit dire aussi qu’avec les nouveaux systèmes informatisés et la globalisation, la prédation s’est considérablement développée. Ce qu’on appelle l’économie casino, où il est possible de s’enrichir considérablement en une seule journée, permet aussi que des parasites viennent occuper des postes clé, comme celui de président d’une firme multinationale. Ceux-ci imposent des économies en délocalisant et, par le fait même, s’allouent des primes au rendement, des stocks options qui se chiffrent en plusieurs millions de dollars. Ce qui s’apparente à du vol.  



«La prédation, où l’une des deux parties peut imposer une transaction à l’autre, était la relation économique typique de la féodalité qui la compensait par la charité. L’échange équilibré, où les deux parties ont le même pouvoir d’accepter ou refuser une transaction, s’est imposé à partir du xviiie siècle avec l’indus-trialisation. La prédation n’a pas disparu alors – l’économie in-dustrielle a engendré l’impérialisme et la guerre – mais l’échange équilibré fondait cette économie sur un principe pacifique.

La prédation revient en force dans l’économie contemporaine, fondée sur le système technique informatisé qui s’est déployé à partir de 1975 et où le risque et la violence, également extrêmes, vont de pair. Cette économie s’est divisée en deux mondes fonc-tionnant l’un sous le régime de l’échange équilibré, l’autre sous celui de la prédation.

La charnière entre ces deux mondes, c’est le blanchiment. Il permet aux prédateurs d’introduire le fruit de la prédation dans le monde de l’échange équilibré pour s’y procurer richesse, influence et honorabilité. Il permet aussi aux financiers, journa-listes, politiques et magistrats que les prédateurs ont achetés de jouir du fruit de la corruption».</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Finalement, c’est M.Jodoin qui a raison. Pour bien comprendre ce débat sur l’encadrement du secteur privé et du libre marché versus le supposé rôle néfaste de l’interventionnisme étatique, il faut introduire la question de la prédation et du grand nombre de prédateurs dans le monde actuel de l’économie globalisée et libéralisée.</p>
<p>Voici mon texte : <a href="http://sauvage.monblogue.com/" rel="nofollow">http://sauvage.monblogue.com/</a></p>
<p>Les prédateurs ont un rôle, une utilité et une fonction dans le règne animal. Mais ce n’est certainement pas le cas au niveau socio-économique. Pour Veblen, «les institutions de l&#8217;économie sont traversées par deux instincts de base, l&#8217;instinct artisan et l&#8217;instinct prédateur.» Le premier est bénéfique puisqu’il crée de la richesse et des biens de consommation. Le second est néfaste parce qu’il jouit des richesses des autres sans véritablement travailler et construire. </p>
<p>«La prédation est une relation où l’une des deux parties est en mesure d’imposer à l’autre une transaction sans contrepartie.» Et que fait le prédateur au juste? Il s’accapare un patrimoine non ou mal surveillé. Il réussit, en trompant et en contournant les règles légales, à s’approprier les biens, la fortune d’autrui. On peut considérer que la prédation est une très vieille activité. Chez les anciennes peuplades, le chef, le roi, les guerriers et les sorciers sont le prototype même du prédateur. Ils vivent en soutirant le fruit du travail des autres classes de la société. On doit dire aussi qu’avec les nouveaux systèmes informatisés et la globalisation, la prédation s’est considérablement développée. Ce qu’on appelle l’économie casino, où il est possible de s’enrichir considérablement en une seule journée, permet aussi que des parasites viennent occuper des postes clé, comme celui de président d’une firme multinationale. Ceux-ci imposent des économies en délocalisant et, par le fait même, s’allouent des primes au rendement, des stocks options qui se chiffrent en plusieurs millions de dollars. Ce qui s’apparente à du vol.  </p>
<p>«La prédation, où l’une des deux parties peut imposer une transaction à l’autre, était la relation économique typique de la féodalité qui la compensait par la charité. L’échange équilibré, où les deux parties ont le même pouvoir d’accepter ou refuser une transaction, s’est imposé à partir du xviiie siècle avec l’indus-trialisation. La prédation n’a pas disparu alors – l’économie in-dustrielle a engendré l’impérialisme et la guerre – mais l’échange équilibré fondait cette économie sur un principe pacifique.</p>
<p>La prédation revient en force dans l’économie contemporaine, fondée sur le système technique informatisé qui s’est déployé à partir de 1975 et où le risque et la violence, également extrêmes, vont de pair. Cette économie s’est divisée en deux mondes fonc-tionnant l’un sous le régime de l’échange équilibré, l’autre sous celui de la prédation.</p>
<p>La charnière entre ces deux mondes, c’est le blanchiment. Il permet aux prédateurs d’introduire le fruit de la prédation dans le monde de l’échange équilibré pour s’y procurer richesse, influence et honorabilité. Il permet aussi aux financiers, journa-listes, politiques et magistrats que les prédateurs ont achetés de jouir du fruit de la corruption».</p>
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