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	<title>Commentaires sur : Concrètement, que peut-on faire?</title>
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		<title>Par : Mario Jodoin</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire/comment-page-1/#comment-714</link>
		<dc:creator>Mario Jodoin</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 16:00:06 +0000</pubDate>
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		<description>@ Richard Langelier 

«J’ai assisté, hier soir, au lancement du chantier sur le renouvellement de la démocratie.»

J&#039;en lu un entrefilet dans le Devoir à ce sujet. J&#039;ai tenté de voir sur le site de l&#039;Institut de recherche en économique contemporaine s&#039;il y avait plus de détails, mais ai plutôt constaté que leur site était un peu à l&#039;abandon (le communiqué le plus récent date de 2007 et le dernier document de 2005, voir http://www.irec.net/communiques.php3 ).

«Nous les membres l’avons appris sur l’Intranet. »
«malheureusement les engagements électoraux embrassent le populisme, à mon avis.»

C&#039;est pourquoi les prochaines étapes de la réalisation du programme de QS seront si importantes. Là, il y aura des débats ! Sur quoi cela débouchera ? Difficile, voire impossible à prévoir. Je préfère être là pour en débattre...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Richard Langelier </p>
<p>«J’ai assisté, hier soir, au lancement du chantier sur le renouvellement de la démocratie.»</p>
<p>J&#8217;en lu un entrefilet dans le Devoir à ce sujet. J&#8217;ai tenté de voir sur le site de l&#8217;Institut de recherche en économique contemporaine s&#8217;il y avait plus de détails, mais ai plutôt constaté que leur site était un peu à l&#8217;abandon (le communiqué le plus récent date de 2007 et le dernier document de 2005, voir <a href="http://www.irec.net/communiques.php3" rel="nofollow">http://www.irec.net/communiques.php3</a> ).</p>
<p>«Nous les membres l’avons appris sur l’Intranet. »<br />
«malheureusement les engagements électoraux embrassent le populisme, à mon avis.»</p>
<p>C&#8217;est pourquoi les prochaines étapes de la réalisation du programme de QS seront si importantes. Là, il y aura des débats ! Sur quoi cela débouchera ? Difficile, voire impossible à prévoir. Je préfère être là pour en débattre&#8230;</p>
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		<title>Par : Richard Langelier</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire/comment-page-1/#comment-713</link>
		<dc:creator>Richard Langelier</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 02:00:23 +0000</pubDate>
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		<description>@  Mario Jodoin
J&#039;ai assisté, hier soir, au lancement du chantier sur le renouvellement de la social-démocratie. Bien sûr, le terme est plurivoque, Lucien Bouchard a même parlé de néo-social-démocratie pour décrire le virage à droite du gouvernement péquiste, sous sa gouverne. Je persiste à croire que si Québec solidaire avait affirmé clairement que la social-démocratie a donné de meilleurs résultats que le socialisme, les membres qui croient à la Déclaration de principes, au rôle du secteur communautaire et de l&#039;entreprise privée n&#039;auraient pas eu à subir le discours de ceux qui sont encore à la recherche du vrai socialisme.

Comme l&#039;exprimait Gilles Gagné, la social-démocratie de l&#039;après-guerre en était une de marée montante. La croissance exponentielle a donné des profits et des augmentations de salaire qui ont permis de créer des programmes sociaux. Les limites écologiques de cette croissance sautent aux yeux maintenant.

Les conseillers de François Mitterand avaient misé sur la relance par la consommation. Il y a eu redistribution du pouvoir d&#039;achat. Les ménages français ont acheté des téléviseurs et des magnétoscopes japonais, des produits allemands, etc. Il y a eu relance en France, mais l&#039;effet multiplicateur a été moindre que celui prévu par les conseillers de Mitterand. Je crois qu&#039;il ne faut pas hésiter à affirmer que la redistribution du pouvoir d&#039;achat est aussi une question éthique. À l&#039;époque du socialisme scientifique et de l&#039;orthodoxie keynésienne, il fallait refouler cette dimension.

Pour réaliser une social-démocratie dans le cadre d&#039;un développement viable, il faudra changer les habitudes de consommation, certes, mais de qui? Demandera-t-on à la personne assistée sociale qui n&#039;a pas gagné la loterie médicale (le diagnostic a été « simple angoisse plutôt qu&#039;angoisse passagère ou mieux angoisse majeure ») d&#039;acheter du jambon sans nitrates avec son chèque de 550$ par mois? Blâmera-t-on le couple qui utilise deux autos parce qu&#039;aller reconduire un enfant à la garderie, l&#039;autre à l&#039;école, le conjoint au travail, se rendre au travail, puis défaire la chaîne le soir, avec une seule auto parce que le transport en commun urbain est inefficace? Demandera-t-on à la personne qui vit à l&#039;extérieur des grandes villes d&#039;utiliser le transport en commun?

Depuis Paul Sauvé, le gouvernement provincial du Québec a instauré de bons programmes sociaux, malgré une productivité moindre que celle de ses voisins, tant qu&#039;il a résisté au dada « le contribuable québécois est le plus imposé en Amérique du Nord ». Cet individu statistique a servi de leitmotiv aux gouvernements Bouchard-Landry puis Charest. Il faut revenir à l&#039;esprit de la Révolution tranquille. Plusieurs sondages indiquent qu&#039;une majorité de Québécois adhèrent toujours à ces programmes sociaux. La solution de rechange au discours de l&#039;individu statistique ne me semble surtout pas d&#039;adhérer au discours des lecteurs des Contes du prof Lauzon. 

Malheureusement, Québec solidaire promettait la gratuité scolaire et le remplacement complet des prêts par des bourses, avec un budget de gouvernement provincial. Alors avec un cadre financier improvisé, Québec solidaire proposait lors des élections de 2008, pour l&#039;impôt des particuliers:
- 16% pour la première tranche de 37500$
- 20% pour la tranche de 37500$ à 75000$
- 24% pour la tranche de 75000$ à 85000$
- 29% en haut de 85000$.

Nous les membres l&#039;avons appris sur l&#039;Intranet.

Oui, le programme de Québec solidaire m&#039;intéresse plus que l&#039;étiquette, malheureusement les engagements électoraux embrassent le populisme, à mon avis.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@  Mario Jodoin<br />
J&#8217;ai assisté, hier soir, au lancement du chantier sur le renouvellement de la social-démocratie. Bien sûr, le terme est plurivoque, Lucien Bouchard a même parlé de néo-social-démocratie pour décrire le virage à droite du gouvernement péquiste, sous sa gouverne. Je persiste à croire que si Québec solidaire avait affirmé clairement que la social-démocratie a donné de meilleurs résultats que le socialisme, les membres qui croient à la Déclaration de principes, au rôle du secteur communautaire et de l&#8217;entreprise privée n&#8217;auraient pas eu à subir le discours de ceux qui sont encore à la recherche du vrai socialisme.</p>
<p>Comme l&#8217;exprimait Gilles Gagné, la social-démocratie de l&#8217;après-guerre en était une de marée montante. La croissance exponentielle a donné des profits et des augmentations de salaire qui ont permis de créer des programmes sociaux. Les limites écologiques de cette croissance sautent aux yeux maintenant.</p>
<p>Les conseillers de François Mitterand avaient misé sur la relance par la consommation. Il y a eu redistribution du pouvoir d&#8217;achat. Les ménages français ont acheté des téléviseurs et des magnétoscopes japonais, des produits allemands, etc. Il y a eu relance en France, mais l&#8217;effet multiplicateur a été moindre que celui prévu par les conseillers de Mitterand. Je crois qu&#8217;il ne faut pas hésiter à affirmer que la redistribution du pouvoir d&#8217;achat est aussi une question éthique. À l&#8217;époque du socialisme scientifique et de l&#8217;orthodoxie keynésienne, il fallait refouler cette dimension.</p>
<p>Pour réaliser une social-démocratie dans le cadre d&#8217;un développement viable, il faudra changer les habitudes de consommation, certes, mais de qui? Demandera-t-on à la personne assistée sociale qui n&#8217;a pas gagné la loterie médicale (le diagnostic a été « simple angoisse plutôt qu&#8217;angoisse passagère ou mieux angoisse majeure ») d&#8217;acheter du jambon sans nitrates avec son chèque de 550$ par mois? Blâmera-t-on le couple qui utilise deux autos parce qu&#8217;aller reconduire un enfant à la garderie, l&#8217;autre à l&#8217;école, le conjoint au travail, se rendre au travail, puis défaire la chaîne le soir, avec une seule auto parce que le transport en commun urbain est inefficace? Demandera-t-on à la personne qui vit à l&#8217;extérieur des grandes villes d&#8217;utiliser le transport en commun?</p>
<p>Depuis Paul Sauvé, le gouvernement provincial du Québec a instauré de bons programmes sociaux, malgré une productivité moindre que celle de ses voisins, tant qu&#8217;il a résisté au dada « le contribuable québécois est le plus imposé en Amérique du Nord ». Cet individu statistique a servi de leitmotiv aux gouvernements Bouchard-Landry puis Charest. Il faut revenir à l&#8217;esprit de la Révolution tranquille. Plusieurs sondages indiquent qu&#8217;une majorité de Québécois adhèrent toujours à ces programmes sociaux. La solution de rechange au discours de l&#8217;individu statistique ne me semble surtout pas d&#8217;adhérer au discours des lecteurs des Contes du prof Lauzon. </p>
<p>Malheureusement, Québec solidaire promettait la gratuité scolaire et le remplacement complet des prêts par des bourses, avec un budget de gouvernement provincial. Alors avec un cadre financier improvisé, Québec solidaire proposait lors des élections de 2008, pour l&#8217;impôt des particuliers:<br />
- 16% pour la première tranche de 37500$<br />
- 20% pour la tranche de 37500$ à 75000$<br />
- 24% pour la tranche de 75000$ à 85000$<br />
- 29% en haut de 85000$.</p>
<p>Nous les membres l&#8217;avons appris sur l&#8217;Intranet.</p>
<p>Oui, le programme de Québec solidaire m&#8217;intéresse plus que l&#8217;étiquette, malheureusement les engagements électoraux embrassent le populisme, à mon avis.</p>
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		<title>Par : Mario Jodoin</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire/comment-page-1/#comment-529</link>
		<dc:creator>Mario Jodoin</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2009 03:24:46 +0000</pubDate>
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		<description>@ Richard Langelier

«Si la modératrice le permet, j’ajouterai mon grain de sel»

Si elle a laissé passer les commentaires de D et de Frederic, les vôtres devraient aussi passer le test !

Quant à la non-utilisation du terme «social-démocrate», cela ne me dérange pas vraiment. C&#039;est plus le contenu du programme qui m&#039;intéresse. Et vous aussi, j&#039;en suis convaincu !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Richard Langelier</p>
<p>«Si la modératrice le permet, j’ajouterai mon grain de sel»</p>
<p>Si elle a laissé passer les commentaires de D et de Frederic, les vôtres devraient aussi passer le test !</p>
<p>Quant à la non-utilisation du terme «social-démocrate», cela ne me dérange pas vraiment. C&#8217;est plus le contenu du programme qui m&#8217;intéresse. Et vous aussi, j&#8217;en suis convaincu !</p>
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		<title>Par : Richard Langelier</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire/comment-page-1/#comment-528</link>
		<dc:creator>Richard Langelier</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 22:26:07 +0000</pubDate>
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		<description>Dans « Le capitalisme utopique », Pierre Rosanvallon soutient que le concept de marché tel qu’il se forme au 18e siècle s’oppose aux théories du contrat social. Ce capitalisme qui nous conduirait à la vie rêvée des anges veut remplacer le débat politique par des lois présentées comme naturelles qui existeraient depuis toujours.

Les concepts sont des outils que nous utilisons pour interpréter la réalité, pour imaginer une société meilleure, etc. Je vais tenter d’utiliser le concept « capitalisme » à bon escient, en restant conscient des limites de cet outil. J’oppose le capitalisme sauvage dont la logique du profit maximum conduit à faire travailler les femmes enceintes et les enfants dans les mines au capitalisme régulé, comme cela se fait dans les pays scandinaves. Dans ce capitalisme régulé, la propriété des entreprises reste majoritairement privée, mais les programmes sociaux permettent un équilibre intéressant entre les droits des individus et ceux de la collectivité. Je déplore que Québec solidaire ne se soit pas défini clairement social-démocrate, au nom de l’unité de la gauche. Je sais maintenant que je devrai annuler mon vote jusqu’à la fin de mes jours. On me dira que c’est moins tragique que l’ablation de la prostate et je serai d’accord, sauf qu’il aurait été intéressant de présenter aux électeurs des solutions de rechange crédibles, chiffrées au besoin, à l’hyperlibéralisme économique.

Puisque ma position est connue, je fais la promesse d’ivrogne de ne plus utiliser ce blogue pour dénigrer Québec solidaire. Si la modératrice le permet, j’ajouterai mon grain de sel aux textes de Françoise et aux commentaires qu’ils suscitent, pour le plaisir de l’esprit.

Richard Langelier</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Dans « Le capitalisme utopique », Pierre Rosanvallon soutient que le concept de marché tel qu’il se forme au 18e siècle s’oppose aux théories du contrat social. Ce capitalisme qui nous conduirait à la vie rêvée des anges veut remplacer le débat politique par des lois présentées comme naturelles qui existeraient depuis toujours.</p>
<p>Les concepts sont des outils que nous utilisons pour interpréter la réalité, pour imaginer une société meilleure, etc. Je vais tenter d’utiliser le concept « capitalisme » à bon escient, en restant conscient des limites de cet outil. J’oppose le capitalisme sauvage dont la logique du profit maximum conduit à faire travailler les femmes enceintes et les enfants dans les mines au capitalisme régulé, comme cela se fait dans les pays scandinaves. Dans ce capitalisme régulé, la propriété des entreprises reste majoritairement privée, mais les programmes sociaux permettent un équilibre intéressant entre les droits des individus et ceux de la collectivité. Je déplore que Québec solidaire ne se soit pas défini clairement social-démocrate, au nom de l’unité de la gauche. Je sais maintenant que je devrai annuler mon vote jusqu’à la fin de mes jours. On me dira que c’est moins tragique que l’ablation de la prostate et je serai d’accord, sauf qu’il aurait été intéressant de présenter aux électeurs des solutions de rechange crédibles, chiffrées au besoin, à l’hyperlibéralisme économique.</p>
<p>Puisque ma position est connue, je fais la promesse d’ivrogne de ne plus utiliser ce blogue pour dénigrer Québec solidaire. Si la modératrice le permet, j’ajouterai mon grain de sel aux textes de Françoise et aux commentaires qu’ils suscitent, pour le plaisir de l’esprit.</p>
<p>Richard Langelier</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Mario Jodoin</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire/comment-page-1/#comment-526</link>
		<dc:creator>Mario Jodoin</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 00:04:27 +0000</pubDate>
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		<description>@ Frédéric (ou Frederic)

Je n&#039;ai jamais deviné à quelle confession libertarienne appartient D, mais, pour vous, j&#039;opterais pour le minarchisme (ou le régalianisme ?).

Je n&#039;ai pas l&#039;intention d&#039;argumenter sur le fond de votre commentaire, j&#039;ai déjà donné avec D (et d&#039;autres ailleurs). Nos désaccords reposent sur nos valeurs, manifestement irréconciliables. Étant tous les deux convaincus, nous n&#039;argumenterions que pour un éventuel lecteur, sans aucune possibilité de parler le même langage. Mais je ne peux résister à souligner le caractère religieux de votre texte, farci d&#039;affirmations énoncées comme une révélation et des nombreuses contradictions qu&#039;il contient.

L&#039;aspect religieux de votre texte se démarque en plus en donnant au terme capitaliste un sens différent de celui compris par tous et en affirmant qu&#039;il n&#039;a jamais existé. Là, vous êtes en bonne compagnie, rejoignant les marxistes purs qui disent la même chose, soit que le vrai communisme n&#039;a jamais existé. Et tout cela est vrai, tant pour le communisme pur que pour le capitalisme livresque. Avec ses conditions irréalistes, il est clair que le capitalisme tel que présenté dans les livres (qu&#039;ils soient d&#039;inspiration néoclassique ou d&#039;obédience autrichienne) n&#039;existe pas et n&#039;existera jamais. L&#039;inexistence de l&#039;expérience d&#039;un système permet bien sûr de l&#039;idéaliser et de lui attribuer des mérites impossibles à contredire sur des faits. Comme le religieux qui accuse l&#039;athée de ne pouvoir prouver l&#039;inexistence de Dieu...

Et vous ne craignez pas les contradictions ! Après avoir affirmé que «Nous n&#039;avons jamais connu le capitalisme», vous n&#039;hésitez pas à chanter ses louanges et ses bienfaits ! Par exemple :

«Par sa nature, le capitalisme, est le seul système fondamentalement oppose à la guerre.»
«On dit que le capitalisme est bas sur la cupidité alors que c&#039;est le seul système qui augmente le niveau de vie.» 
«On qualifie le capitalisme de cruel alors que c&#039;est le seul système qui a apporté le progrès et le bien général.»

Comment peut-il avoir fait tout cela si nous ne l&#039;avons jamais connu ? Pour éviter les attaques contre le capitalisme, il est en effet bien pratique de prétendre que les formes que nous avons expérimentées ne sont pas les «vraies», mais, de grâce (je vous en prie...), soyez cohérent et ne parlez pas de ses réalisations !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Frédéric (ou Frederic)</p>
<p>Je n&#8217;ai jamais deviné à quelle confession libertarienne appartient D, mais, pour vous, j&#8217;opterais pour le minarchisme (ou le régalianisme ?).</p>
<p>Je n&#8217;ai pas l&#8217;intention d&#8217;argumenter sur le fond de votre commentaire, j&#8217;ai déjà donné avec D (et d&#8217;autres ailleurs). Nos désaccords reposent sur nos valeurs, manifestement irréconciliables. Étant tous les deux convaincus, nous n&#8217;argumenterions que pour un éventuel lecteur, sans aucune possibilité de parler le même langage. Mais je ne peux résister à souligner le caractère religieux de votre texte, farci d&#8217;affirmations énoncées comme une révélation et des nombreuses contradictions qu&#8217;il contient.</p>
<p>L&#8217;aspect religieux de votre texte se démarque en plus en donnant au terme capitaliste un sens différent de celui compris par tous et en affirmant qu&#8217;il n&#8217;a jamais existé. Là, vous êtes en bonne compagnie, rejoignant les marxistes purs qui disent la même chose, soit que le vrai communisme n&#8217;a jamais existé. Et tout cela est vrai, tant pour le communisme pur que pour le capitalisme livresque. Avec ses conditions irréalistes, il est clair que le capitalisme tel que présenté dans les livres (qu&#8217;ils soient d&#8217;inspiration néoclassique ou d&#8217;obédience autrichienne) n&#8217;existe pas et n&#8217;existera jamais. L&#8217;inexistence de l&#8217;expérience d&#8217;un système permet bien sûr de l&#8217;idéaliser et de lui attribuer des mérites impossibles à contredire sur des faits. Comme le religieux qui accuse l&#8217;athée de ne pouvoir prouver l&#8217;inexistence de Dieu&#8230;</p>
<p>Et vous ne craignez pas les contradictions ! Après avoir affirmé que «Nous n&#8217;avons jamais connu le capitalisme», vous n&#8217;hésitez pas à chanter ses louanges et ses bienfaits ! Par exemple :</p>
<p>«Par sa nature, le capitalisme, est le seul système fondamentalement oppose à la guerre.»<br />
«On dit que le capitalisme est bas sur la cupidité alors que c&#8217;est le seul système qui augmente le niveau de vie.»<br />
«On qualifie le capitalisme de cruel alors que c&#8217;est le seul système qui a apporté le progrès et le bien général.»</p>
<p>Comment peut-il avoir fait tout cela si nous ne l&#8217;avons jamais connu ? Pour éviter les attaques contre le capitalisme, il est en effet bien pratique de prétendre que les formes que nous avons expérimentées ne sont pas les «vraies», mais, de grâce (je vous en prie&#8230;), soyez cohérent et ne parlez pas de ses réalisations !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Frederic</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire/comment-page-1/#comment-524</link>
		<dc:creator>Frederic</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 21:38:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.francoisedavid.com/?p=66#comment-524</guid>
		<description>Darwin ou Mario Jodoin  a ecrit plus haut « Monsieur D se pose des questions sur les connaissances des membres de Québec solidaire en économie. D’accord, parlons économie ! Comme il le dit, le capitalisme est basé sur ce qu’il appelle la «loi de l’offre et de la demande» ou, selon son humeur, la «loi du marché». Or sait-il que cette «loi» repose sur des postulats irréalistes ? En effet, pour fonctionner, cette «loi» exige que tous les agents (demandeurs et offreurs) agissent toujours comme des êtres rationnels économiquement, c’est-à-dire comme des «homo oeconomicus». Cela veut dire, par exemple, qu’avant d’acheter un bien, un consommateur doit avoir comparé l’utilité qu’il retirera de cet achat avec l’utilité qu’il retirerait de tout autre achat de même prix ! Dans le monde réel, qui fait cela, et le fait tout le temps ? »

-------

La loi de l’offre et la demande est une loi macro-économique et non une loi « capitaliste ». C’est une loi immuable qui date des premiers échanges commerciaux au temps des sumériens.   Le capitaliste de laissez faire  quant a lui est une société où les droits individuels sont pleinement respectés et où toute propriété est privée. Nous n’avons jamais connu le capitalisme. Ce que nous connaissons présentement est un mélange de capitalismes et d’intervention gouvernementale. Ce sont les sociétés qui ont le plus de capitalisme qui sont les plus prospères.

La reconnaissance des droits individuels, absente chez Québec Solidaire (qui fait plutôt la promotion des droits collectifs au mépris de l’individu), entraîne forcement la proscription de toute contraintes venant de l’état ainsi que son intrusion dans les relations entre individus. Essentiellement, dans le capitalisme, les droits de l’individu ne peuvent être viole par la force ou par la collectivité et aucune personne ne peut utiliser la contrainte ou la force ou la contrainte envers autre personne. La seule fonction de l’état, c’est de protéger les droits des individus tout en les protégeant aussi contre la fraude et la violence.

En somme, Le capitalisme idéal c’est la séparation totale de l’économie de l’état et ces, pour les mêmes raisons qu’existe la séparation de la religion et de l’état. C’est aussi le seul système social base sur la reconnaissance des droits individuels. C’est le seul système qui banni la force ou la contrainte de l’état dans les relations entre individus. Par sa nature, le capitalisme, est le seul système  fondamentalement oppose à la guerre.

On peut facilement observer la création de paradoxes au sujet du capitalisme. On dit que le capitalisme est un  système basé sur l’égoïsme (qui dans mon sens du terme, l’égoïsme est une vertu) alors que c’est le seul système qui amene les gens à vivre dans de grands pays a s’unir et coopérer paisiblement dans la prospérité alors que les collectivistes, les socialistes et les internationalistes de tous acabits séparent le monde en tribus balkanisées.

On dit que le capitalisme est bas sur la cupidité alors que c’est le seul système qui augmente le niveau de vie des citoyens les plus pauvres à un niveau qu’aucun système collectiviste n’a pu atteindre ou concevoir. (Rappelez-vous de l’URSS et du bloc de l ’est) Lorsque le mur de Berlin est tombe, il y a vingt ans les gens se ruaient et s’enfuyaient de Berlin-Est et s’effondraient d’émotion devant l’abondance des supermarchés et des magasins de Berlin ouest.

On qualifie le capitalisme de cruel alors que c’est le seul système qui a apporté le progrès et le bien général. Les jeunes aujourd’hui ne peuvent même pas concevoir ce que c’est que de vivre dans une société où c’est les employeurs qui cognent a votre porte pour vous proposer de l’emploi.
LA fierté la dignité, l’estime de soi sont des qualités dénigrées dans les systèmes de gauche, pas dans le capitalisme.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Darwin ou Mario Jodoin  a ecrit plus haut « Monsieur D se pose des questions sur les connaissances des membres de Québec solidaire en économie. D’accord, parlons économie ! Comme il le dit, le capitalisme est basé sur ce qu’il appelle la «loi de l’offre et de la demande» ou, selon son humeur, la «loi du marché». Or sait-il que cette «loi» repose sur des postulats irréalistes ? En effet, pour fonctionner, cette «loi» exige que tous les agents (demandeurs et offreurs) agissent toujours comme des êtres rationnels économiquement, c’est-à-dire comme des «homo oeconomicus». Cela veut dire, par exemple, qu’avant d’acheter un bien, un consommateur doit avoir comparé l’utilité qu’il retirera de cet achat avec l’utilité qu’il retirerait de tout autre achat de même prix ! Dans le monde réel, qui fait cela, et le fait tout le temps ? »</p>
<p>&#8212;&#8212;-</p>
<p>La loi de l’offre et la demande est une loi macro-économique et non une loi « capitaliste ». C’est une loi immuable qui date des premiers échanges commerciaux au temps des sumériens.   Le capitaliste de laissez faire  quant a lui est une société où les droits individuels sont pleinement respectés et où toute propriété est privée. Nous n’avons jamais connu le capitalisme. Ce que nous connaissons présentement est un mélange de capitalismes et d’intervention gouvernementale. Ce sont les sociétés qui ont le plus de capitalisme qui sont les plus prospères.</p>
<p>La reconnaissance des droits individuels, absente chez Québec Solidaire (qui fait plutôt la promotion des droits collectifs au mépris de l’individu), entraîne forcement la proscription de toute contraintes venant de l’état ainsi que son intrusion dans les relations entre individus. Essentiellement, dans le capitalisme, les droits de l’individu ne peuvent être viole par la force ou par la collectivité et aucune personne ne peut utiliser la contrainte ou la force ou la contrainte envers autre personne. La seule fonction de l’état, c’est de protéger les droits des individus tout en les protégeant aussi contre la fraude et la violence.</p>
<p>En somme, Le capitalisme idéal c’est la séparation totale de l’économie de l’état et ces, pour les mêmes raisons qu’existe la séparation de la religion et de l’état. C’est aussi le seul système social base sur la reconnaissance des droits individuels. C’est le seul système qui banni la force ou la contrainte de l’état dans les relations entre individus. Par sa nature, le capitalisme, est le seul système  fondamentalement oppose à la guerre.</p>
<p>On peut facilement observer la création de paradoxes au sujet du capitalisme. On dit que le capitalisme est un  système basé sur l’égoïsme (qui dans mon sens du terme, l’égoïsme est une vertu) alors que c’est le seul système qui amene les gens à vivre dans de grands pays a s’unir et coopérer paisiblement dans la prospérité alors que les collectivistes, les socialistes et les internationalistes de tous acabits séparent le monde en tribus balkanisées.</p>
<p>On dit que le capitalisme est bas sur la cupidité alors que c’est le seul système qui augmente le niveau de vie des citoyens les plus pauvres à un niveau qu’aucun système collectiviste n’a pu atteindre ou concevoir. (Rappelez-vous de l’URSS et du bloc de l ’est) Lorsque le mur de Berlin est tombe, il y a vingt ans les gens se ruaient et s’enfuyaient de Berlin-Est et s’effondraient d’émotion devant l’abondance des supermarchés et des magasins de Berlin ouest.</p>
<p>On qualifie le capitalisme de cruel alors que c’est le seul système qui a apporté le progrès et le bien général. Les jeunes aujourd’hui ne peuvent même pas concevoir ce que c’est que de vivre dans une société où c’est les employeurs qui cognent a votre porte pour vous proposer de l’emploi.<br />
LA fierté la dignité, l’estime de soi sont des qualités dénigrées dans les systèmes de gauche, pas dans le capitalisme.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Mario Jodoin</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire/comment-page-1/#comment-385</link>
		<dc:creator>Mario Jodoin</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2009 22:15:45 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.francoisedavid.com/?p=66#comment-385</guid>
		<description>Salaire minimum

Statistique Canada a publié de matin une étude qui apporte de l&#039;eau au moulin aux revendications et aux parties du programme de Québec solidaire portant sur la hausse du salaire minimum. Cette étude montre en effet que la prévalence des faibles salaires est deux fois moins élevée en Australie qu&#039;au Canada, deux pays ayant de nombreux points en commun : population de même ordre de grandeur (22 millions par rapport à 33 au Canada), taux d&#039;immigration semblable, structure industrielle similaire (avec une importance similaire des ressources naturelles), etc.

Après avoir examiné plusieurs caractéristiques qui pourraient expliquer la différence énorme dans la prévalence des faibles salaires (syndicalisation, structure industrielle, etc.), l&#039;étude conclut qu&#039;un seul facteur est déterminant : le salaire minimum en Australie équivaut 13 $ canadien de l&#039;heure ! Pourtant, les taux d&#039;activité et de chômage y sont semblables.

L&#039;Australie est toutefois une île et le salaire minimum y est le même partout, tandis que l&#039;économie du Québec est intégrée à un marché nord-américain bien différent. Cela dit, cette étude permet de contredire efficacement le discours des économistes orthodoxes pour qui le salaire minimum doit demeurer très faible pour protéger les bas salariés eux-mêmes...

Différences internationales dans le travail peu rémunéré
résumé à :
http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/090623/be090623a-fra.htm et 
Étude complète (10 pages), en html au
http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2009106/article/10894-fra.htm 
ou en pdf au
http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2009106/pdf/10894-fra.pdf</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Salaire minimum</p>
<p>Statistique Canada a publié de matin une étude qui apporte de l&#8217;eau au moulin aux revendications et aux parties du programme de Québec solidaire portant sur la hausse du salaire minimum. Cette étude montre en effet que la prévalence des faibles salaires est deux fois moins élevée en Australie qu&#8217;au Canada, deux pays ayant de nombreux points en commun : population de même ordre de grandeur (22 millions par rapport à 33 au Canada), taux d&#8217;immigration semblable, structure industrielle similaire (avec une importance similaire des ressources naturelles), etc.</p>
<p>Après avoir examiné plusieurs caractéristiques qui pourraient expliquer la différence énorme dans la prévalence des faibles salaires (syndicalisation, structure industrielle, etc.), l&#8217;étude conclut qu&#8217;un seul facteur est déterminant : le salaire minimum en Australie équivaut 13 $ canadien de l&#8217;heure ! Pourtant, les taux d&#8217;activité et de chômage y sont semblables.</p>
<p>L&#8217;Australie est toutefois une île et le salaire minimum y est le même partout, tandis que l&#8217;économie du Québec est intégrée à un marché nord-américain bien différent. Cela dit, cette étude permet de contredire efficacement le discours des économistes orthodoxes pour qui le salaire minimum doit demeurer très faible pour protéger les bas salariés eux-mêmes&#8230;</p>
<p>Différences internationales dans le travail peu rémunéré<br />
résumé à :<br />
<a href="http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/090623/be090623a-fra.htm" rel="nofollow">http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/090623/be090623a-fra.htm</a> et<br />
Étude complète (10 pages), en html au<br />
<a href="http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2009106/article/10894-fra.htm" rel="nofollow">http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2009106/article/10894-fra.htm</a><br />
ou en pdf au<br />
<a href="http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2009106/pdf/10894-fra.pdf" rel="nofollow">http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2009106/pdf/10894-fra.pdf</a></p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Mario Jodoin</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire/comment-page-1/#comment-299</link>
		<dc:creator>Mario Jodoin</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2009 02:25:39 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.francoisedavid.com/?p=66#comment-299</guid>
		<description>@Richard Langelier

Je meurs d&#039;envie de poursuivre cet échange, mais comme il tourne au dialogue et commence à s&#039;éloigner du thème, je m&#039;abstiendrai. Je vous laisse donc le dernier mot :-).

Nous nous reprendrons sûrement sur un autre sujet, ou sur le même s&#039;il devient un thème !

Merci !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Richard Langelier</p>
<p>Je meurs d&#8217;envie de poursuivre cet échange, mais comme il tourne au dialogue et commence à s&#8217;éloigner du thème, je m&#8217;abstiendrai. Je vous laisse donc le dernier mot <img src='http://www.francoisedavid.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> .</p>
<p>Nous nous reprendrons sûrement sur un autre sujet, ou sur le même s&#8217;il devient un thème !</p>
<p>Merci !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Richard Langelier</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire/comment-page-1/#comment-298</link>
		<dc:creator>Richard Langelier</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2009 00:21:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.francoisedavid.com/?p=66#comment-298</guid>
		<description>@ Mario Jodoin
Depuis le 1er mai 2009, le salaire minimum est de 8$/l’heure pour les salariés au pourboire alors que le taux général est de 9$/l’heure http://www.cnt.gouv.qc.ca/salaire-paie-et-travail/salaire/ .Une progression graduelle (disons sur une période de 2 ou 3 ans) vers le salaire minimum égal à celui que nous proposons ne devrait pas causer de faillites. Nous pourrions débattre de la pertinence d’un pourcentage du salaire médian plutôt que moyen comme critère, mais je ne crois pas que ce soit le but de ce blogue.

Les économistes Joseph Stiglitz, Amartya Sen et Paul Krugman utilisent évidemment les mathématiques comme outils. Ils savent cependant en reconnaître les limites. 

Dans mon cours d’introduction à l’économétrie, le professeur Louis Phaneuf nous citait souvent l’étude Fortin-Phaneuf «Why is the unemployment rate so high in Canada?». L’une des variables explicatives était la générosité du programme d’assurance-chômage. Or le taux de chômage officiel décrit le chômage de très courte durée (à l’époque Stat-can considérait qu’après 4 mois, un chômeur n’était plus un chercheur d’emploi). Il va de soi que plus il faut de semaines de cotisations pour avoir droit à l’assurance-chômage, plus les personnes vont supporter les mauvaises conditions de travail, moins elles ont de semaines de prestations, plus elles vont accepter les emplois aux conditions de travail médiocres. Pour le professeur Phaneuf, trouver un paramètre pour une variable explicative comme la générosité du programme d’assurance-chômage, en utilisant les moindres carrés ordinaires, c’était ça faire de la science économique.

Richard Langelier</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Mario Jodoin<br />
Depuis le 1er mai 2009, le salaire minimum est de 8$/l’heure pour les salariés au pourboire alors que le taux général est de 9$/l’heure <a href="http://www.cnt.gouv.qc.ca/salaire-paie-et-travail/salaire/" rel="nofollow">http://www.cnt.gouv.qc.ca/salaire-paie-et-travail/salaire/</a> .Une progression graduelle (disons sur une période de 2 ou 3 ans) vers le salaire minimum égal à celui que nous proposons ne devrait pas causer de faillites. Nous pourrions débattre de la pertinence d’un pourcentage du salaire médian plutôt que moyen comme critère, mais je ne crois pas que ce soit le but de ce blogue.</p>
<p>Les économistes Joseph Stiglitz, Amartya Sen et Paul Krugman utilisent évidemment les mathématiques comme outils. Ils savent cependant en reconnaître les limites. </p>
<p>Dans mon cours d’introduction à l’économétrie, le professeur Louis Phaneuf nous citait souvent l’étude Fortin-Phaneuf «Why is the unemployment rate so high in Canada?». L’une des variables explicatives était la générosité du programme d’assurance-chômage. Or le taux de chômage officiel décrit le chômage de très courte durée (à l’époque Stat-can considérait qu’après 4 mois, un chômeur n’était plus un chercheur d’emploi). Il va de soi que plus il faut de semaines de cotisations pour avoir droit à l’assurance-chômage, plus les personnes vont supporter les mauvaises conditions de travail, moins elles ont de semaines de prestations, plus elles vont accepter les emplois aux conditions de travail médiocres. Pour le professeur Phaneuf, trouver un paramètre pour une variable explicative comme la générosité du programme d’assurance-chômage, en utilisant les moindres carrés ordinaires, c’était ça faire de la science économique.</p>
<p>Richard Langelier</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Mario Jodoin</title>
		<link>http://www.francoisedavid.com/2009/05/concretement-que-peut-on-faire/comment-page-1/#comment-294</link>
		<dc:creator>Mario Jodoin</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2009 12:51:44 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.francoisedavid.com/?p=66#comment-294</guid>
		<description>@Richard Langelier

Prix de la Banque de Suède en mémoire d&#039;Alfred Nobel

Ce prix, très contesté, récompense en effet trop souvent des économistes de droite, qui accordent plus d&#039;importance aux mathématiques qu&#039;à l&#039;aspect social de l&#039;économie. Par exemple, Friedrich Hayek, le père (ou un des pères) du néolibéralisme, et une dizaine d&#039;économistes de l&#039;école de Chicago, berceau du monétarisme associé lui-aussi au néolibéralisme, en sont des lauréats. Il a par contre récompensé quelques économistes pour moi plus intéressants, dont Joseph Stiglitz en 2001, l&#039;économiste humaniste Amartya Sen (connu entre autres pour la conception de l&#039;indice de développement humain de l&#039;ONU) et, l&#039;an dernier, le très libéral (dans le sens états-unien du terme) Paul Krugman (son livre «L&#039;Amérique que nous voulons», paru l&#039;an dernier en français, explique brillamment l&#039;évolution des inégalités de revenu aux États-Unis depuis le début du XXième siècle). Je suis un lecteur assidu de ses chroniques depuis une dizaine d&#039;années et de son blog depuis qu&#039;il existe.

Salaire minimum et petits restaurants

Comme le salaire minimum s&#039;appliquerait à tous les restaurants, il n&#039;avantagerait ni les petits, ni les grands restaurants (en fait, il désavantagerait plus les grands, voir plus loin). Il entraînerait bien sûr une hausse des prix de tous les restaurants. De combien ? Pour cela, il faudrait connaître la proportion des dépenses des restaurants qui est consacrée au employés au salaire minimum ou à des taux de salaires avoisinant. En effet, la hausse du salaire minimum n&#039;aurait aucun impact direct sur le coût du loyer, de l&#039;énergie, du matériel, des aliments et des autres dépenses des reataurants. Par exemple, si ces salaires représentent 20 % des coûts totaux, la hausse de 22 % du salaire minimum (de 9,00 $ à 11,00 $, qui pourrait être étalée sur deux ou trois ans) entraînerait une hausse de 4,4 % des coûts totaux, et en conséquence (pour conserver la même marge de profit) une hausse de même ampleur des prix. Une hausse de 4 ou 5 % des prix des repas ferait-elle baisser la clientèle ? Je ne le crois pas. Cette toucherait en outre davantage les consommateurs aux revenus plus élevés qui vont plus souvent au restaurant que les consommateurs aux revenus plus faibles. Historiquement, les petites hausses de prix ont eu peu d&#039;impact sur la fréquentation des restaurants, beaucoup moins que le climat économique et que l&#039;évolution sociale (présence accrue des deux conjoints sur le marché du travail, par exemple).

Par ailleurs, beaucoup de petits restaurants sont des entreprises familiales ou sont gérés par des associés (travailleurs autonomes) qui ont proportionnellement moins d&#039;employés au salaire minimum que les chaines qui n&#039;ont que des employés salariés (au salaire minimum ou à un salaire avoisinant). La hausse du salaire minimum toucherait donc davantage McDo et St-Hubert que les petits restaurants indépendants.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Richard Langelier</p>
<p>Prix de la Banque de Suède en mémoire d&#8217;Alfred Nobel</p>
<p>Ce prix, très contesté, récompense en effet trop souvent des économistes de droite, qui accordent plus d&#8217;importance aux mathématiques qu&#8217;à l&#8217;aspect social de l&#8217;économie. Par exemple, Friedrich Hayek, le père (ou un des pères) du néolibéralisme, et une dizaine d&#8217;économistes de l&#8217;école de Chicago, berceau du monétarisme associé lui-aussi au néolibéralisme, en sont des lauréats. Il a par contre récompensé quelques économistes pour moi plus intéressants, dont Joseph Stiglitz en 2001, l&#8217;économiste humaniste Amartya Sen (connu entre autres pour la conception de l&#8217;indice de développement humain de l&#8217;ONU) et, l&#8217;an dernier, le très libéral (dans le sens états-unien du terme) Paul Krugman (son livre «L&#8217;Amérique que nous voulons», paru l&#8217;an dernier en français, explique brillamment l&#8217;évolution des inégalités de revenu aux États-Unis depuis le début du XXième siècle). Je suis un lecteur assidu de ses chroniques depuis une dizaine d&#8217;années et de son blog depuis qu&#8217;il existe.</p>
<p>Salaire minimum et petits restaurants</p>
<p>Comme le salaire minimum s&#8217;appliquerait à tous les restaurants, il n&#8217;avantagerait ni les petits, ni les grands restaurants (en fait, il désavantagerait plus les grands, voir plus loin). Il entraînerait bien sûr une hausse des prix de tous les restaurants. De combien ? Pour cela, il faudrait connaître la proportion des dépenses des restaurants qui est consacrée au employés au salaire minimum ou à des taux de salaires avoisinant. En effet, la hausse du salaire minimum n&#8217;aurait aucun impact direct sur le coût du loyer, de l&#8217;énergie, du matériel, des aliments et des autres dépenses des reataurants. Par exemple, si ces salaires représentent 20 % des coûts totaux, la hausse de 22 % du salaire minimum (de 9,00 $ à 11,00 $, qui pourrait être étalée sur deux ou trois ans) entraînerait une hausse de 4,4 % des coûts totaux, et en conséquence (pour conserver la même marge de profit) une hausse de même ampleur des prix. Une hausse de 4 ou 5 % des prix des repas ferait-elle baisser la clientèle ? Je ne le crois pas. Cette toucherait en outre davantage les consommateurs aux revenus plus élevés qui vont plus souvent au restaurant que les consommateurs aux revenus plus faibles. Historiquement, les petites hausses de prix ont eu peu d&#8217;impact sur la fréquentation des restaurants, beaucoup moins que le climat économique et que l&#8217;évolution sociale (présence accrue des deux conjoints sur le marché du travail, par exemple).</p>
<p>Par ailleurs, beaucoup de petits restaurants sont des entreprises familiales ou sont gérés par des associés (travailleurs autonomes) qui ont proportionnellement moins d&#8217;employés au salaire minimum que les chaines qui n&#8217;ont que des employés salariés (au salaire minimum ou à un salaire avoisinant). La hausse du salaire minimum toucherait donc davantage McDo et St-Hubert que les petits restaurants indépendants.</p>
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